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Ufomammut

Oro : Opus Alter

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Lorsqu’on jette un coup d’œil à la pochette de cet album, on se doute instantanément qu’on va se farcir du lourd, voire du très lourd. Et les références gothiques de l’artwork ainsi que ses tonalités sombres, sont accentuées les textes morbides qui figurent à l’intérieur du livret. Une impression que le patronyme du groupe, Ufomammut, ne va certainement pas alléger. A priori, je ne suis pas friand de tout ce qui touche à cette mouvance ténébreuse. C’est sans doute la raison, plusieurs mois m’ont été nécessaires avant de me décider à écouter cet opus. 

En signant chez le label notoire Neurot (Neurosis, Amenra, Akimbo, …), ce trio italien jouit évidemment d’une plus grande visibilité ; et en particulier depuis la sortie de leur précédent elpee, « Oro-Opus Premium », un disque qui avait fait l’unanimité auprès des amateurs du genre. « Oro-Opus Alter » constitue la suite logique. Et d’après la presse spécialisée, il était très attendu…

L’elpee démarre littéralement sur les chapeaux de roues. Les Transalpins dressent rapidement un mur de son. La guitare sature. La basse vrombit. Les riffs sont puissants, lents et hypnotiques. Dès le deuxième morceau, les cris font leur apparition. A cet instant, on pense clairement à leurs compagnons de label, Akimbo. On l’avait suspecté, Ufommamut ne fait pas dans la dentelle.

Et si en bout de course, on ressort complètement lessivé de cette épreuve et les oreilles bourdonnantes, reste l’impression d’avoir découvert un groupe qui en vaut la peine. On n’écoutera pas « Oro : Opus Alter » et son petit frère tous les jours mais, lorsque le temps deviendra maussade, on s’imagine bien se déchaîner en sa compagnie…

 

Ufomammut

Snailking

Écrit par
Les paléontologues ne s’en remettent toujours pas... A peine découvert, l’Ufomammut s’en est allé barrir sous d’autres galaxies, au centre des trous noirs qui parsèment notre univers. C’est que l’Ufomammut n’a pas froid aux oreilles. Il ne craint pas l’obscurité l’Ufomammut. Il ne fume pas l’Ufomammut. Ce qui lui permet d’emmener dans son sillage les plus téméraires d’entre nous, pour un de ces voyage que David Bowman (2001) n’aurait même pas osé imaginer... Les adeptes attendaient ce moment comme d’autres le messie; les premiers sur le coup se sont manifestés timidement il y a déjà une trentaine d’années : les flamands roses (Pink Floyd en anglais). Déjà l’animalier ! Dans leur sillage, ces crotales du désert répondant au doux nom de Kyuss ont été embarqués. De plein gré ! Nous voilà déjà au dessus de la Californie et les mystiques de Neurosis lèvent les yeux au ciel. Mais attention, on vient de découvrir une pathologie supplémentaire à bord, chef. Dans le soute, tapi dans l’ombre, Al Jourgensen de Ministry ‘affonne’ le Jack Daniel’s en compagnie de Michael Meyers d’Halloween. Et ils se fendent bien la gueule. Mais que fait Ripley ?