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Vagabon

Bref mais convaincant !

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Mardi soir, veille de la Toussaint, une petite centaine de personnes se sont déplacées pour assister au concert de Vagabon, qui va se dérouler au sein du Witloof, plutôt que de fêter Halloween. Il faut dire que, malgré un premier album (« Infinite Worlds » paru sur le label indépendant Father/Daughter) passé inaperçu dans nos contrées, la jeune New-yorkaise est encensée par la critique de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui explique, partiellement, sa présence dans la programmation (bien fournie) de l’édition 2017 du festival Autumn Falls.

Accusant un léger retard, la chanteuse d’origine camerounaise monte sur les planches. Elle est épaulée par une bassiste et une drummeuse. Exit donc la mode claviers à sonorité eighties, pour laisser la place à un trio basique, guitare/basse/batterie. Dès « Cold Appartement », le premier titre, Vagabon nous replonge quelques décennies en arrière, à l’époque d’un rock/garage binaire, imprimé par le drumming et souligné par une ligne de basse appuyée. L’énergie est présente, la finesse pas forcément, mais peu importe. Derrière son micro, la jeune femme chante avec son cœur et étale toutes ses capacités vocales. Cependant, il faut attendre deux morceaux et quelques réglages techniques avant que le trio ne puisse afficher toute la mesure de son talent. Le groupe parcourt l’intégralité de son répertoire (NDR : c’est-à-dire son seul album). Vu l’enthousiasme manifesté par le public, « The Embers » semble être le morceau le plus ‘populaire’ ; pas étonnant, puisque la mélodie est particulièrement accrocheuse. Vers 20h30, la section rythmique s’éclipse pour laisser l’Américaine seule face à son auditoire. Elle attaque alors une nouvelle compo en s’accompagnant au clavier. Ce sera sa seule incursion au sein des eighties. Et on ne s’en plaindra pas, car il faut avouer que sa musique est bien plus passionnante, en formule garage/rock. Elle achève son set en solitaire. Armée de sa gratte, elle interprète alors « Alive and a well », un titre dont l’intensité émotionnelle va atteindre son paroxysme. A vous flanquer des frissons partout !

Ce soir au Botanique, un véritable talent à l’état brut s’est révélé. Un potentiel qui ne demande qu’à être exploité et une discographie à s’étendre. Ce qui devrait lui permettre, notamment, d’accorder des shows de plus de 40 minutes. D’ailleurs le public était quand même très surpris de quitter le Botanique… à 20h45…

(Organisation : Botanique)