CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Van Hunt

On The Jungle Floor

On découvrait Van Hunt il y a deux ans lors de la sortie d’un premier disque pétulant, mix élégiaque de soul, de funk, de pop et de r’n’b dans la lignée des grands crus de Prince et de D’Angelo. Produit par Bill Bottrell (Michael Jackson, Madonna, Sheryl Crow,…), le deuxième album de Van Hunt grossit le trait pour plaire au plus grand nombre. Tel un bonbon qui fond lentement dans la bouche, « On The Jungle Floor » réunit donc 16 titres qui font la part belle aux mélodies sucrées, à consommer fissa. « If I Take You Home » ouvre le bal, et déjà toutes les filles se pressent sur la piste de danse. Ne reste plus qu’à les cueillir, ouvertes, sur le groovy « Hot Stage Lights », en feignant de miauler comme un chat en chaleur (la voix, falsetto). Un « Girl, I wanna be your superman » dans l’oreille (« Daredevil, Baby »), et le tour est joué : elles se pâment, glissent sur les cordes, lovent leur bassin dans le creux de notre ventre offert. ‘Ride, Ride, Ride !!!’, crie-t-on en tirant une grosse langue comme Lenny Kravitz (le riff), avant de calmer nos ardeurs sur « Suspicion », « No Sense of Crime » (une cover des Stooges !) et le très « smooth » « Priest or Police ». « On The Jungle Floor » réveille en nous, mâles ou femelles, les démons de minuit : entre chien et loup, mieux vaut ne pas choisir et rugir de plaisir. C’est la jungle, baby, alors assure ton derrière : la nuit ne fait que commencer.

Van Hunt

Van Hunt

A l’instar de Cody ChesnuTT, Van Hunt flatte nos plus bas instincts en miaulant tel un Curtis Mayfield en rut. Ses baisers volés qui sentent bon la cannelle se dévorent à pleine bouche : douze mignardises nu-soul qui se dégustent jusqu’au dégoût, mais sans sucre ajouté. C’est qu’il faut l’entendre susurrer ses histoires d’amour et de sexe, dans un style moelleux qui rappelle le meilleur de la soul des années 70 (Marvin Gaye, Shuggie Otis, Sly Stone). Van Hunt, en plus, joue presque tous les instruments, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et ce qu’il nous réserve, au fil de ses ballades langoureuses et chaloupées, c’est du tout cuit, de l’or black en barre, du stupre en format de poche. « Dust », « Down Here In Hell (With You) », « Out Of The Sky » : devant tant de maîtrise vocale et musicale, on reste bouche bée. Et même lorsque Van Hunt s’essaie à la pop de cabaret (« What Can I Say », à la Ed Harcourt, Rufus Wainwright), il tape dans le mille (au cœur, au point G). Surtout ne pas se fier à la pochette et à son design de lupanar r’n’b : « Van Hunt » est sans aucun doute un des albums soul de l’année, et son auteur un petit génie. Du travail d’orfèvre, appelé à la postérité.