Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Slide On Venus

Topless

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Il y a deux ans, Slide on Venus publiait son troisième Ep (« Put Music to »). A l’époque, votre serviteur avait chroniqué ce disque ; et malgré l’enthousiasme manifesté par la presse spécialisée française, je ne l’avais guère apprécié. A vrai dire, face à ce pseudo-phénomène bisontin (autrement dit ‘de Besançon’), j’étais resté de marbre. Indifférent, si vous préférez. Alors devoir analyser le premier opus de ce groupe hexagonal n’était pas davantage de nature à m’emballer… 

Mauvais signe, la pochette ne m’inspire pas du tout. Pressentiment confirmé par la musique proposée par la formation sur cet elpee. Toujours aussi fade. Et pourtant, les médias, outre-Quiévrain, ont remis le couvert, en encensant ce « Topless ».

Finalement, le qualificatif utilisé par le groupe résume parfaitement leur musique : ‘power-pop high energy’. Autrement dit, un punk-rock aux mélodies prévisibles. Car finalement, hormis la voix qui devient rapidement insupportable, le reste n’est pas de mauvaise facture. Simplement, l’expression sonore manque cruellement d’originalité. Alors si Slide on Venus est la nouvelle révélation du rock français, c’est que nos voisins ont perdu tout sens critique…

 

Slide On Venus

Put Music To Your Troubles (Ep)

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L’aventure commence pour Slide On venus en 2008, lors de la sortie d’un premier Ep intitulé « Pixel ». Depuis lors, le quatuor défraie la chronique : articles élogieux, travail accompli en compagnie d’un producteur notoire (NDR : en l’occurrence Kim Rosen –Franz Ferdinand, Fall Out Boys, The Chemical Brothers–), distribution au pays de l’oncle Sam ; le tout couronné par un prix décroché lors du Festival Inter Ecoles du Gibus comme meilleur groupe de rock. En 2010, il était donc temps pour le groupe de Besançon de sortir un troisième Ep. Ce sera « Put Music to Your Troubles ».

Malgré tout ce contexte favorable, j’ai beau écouter et le réécouter, je ne parviens pas à accrocher. Les réminiscences ‘emocore’ américaines de leur solution sonore pop/rock ont pris un coup de vieux. La voix du chanteur me rappelle celle des punks californiens du début du millénaire. Je cherche vainement un quelconque sens mélodique. Il ne correspond, en tout cas, pas du tout aux attentes suscitées par la prose déversée lors de la sortie de leurs deux premiers Eps. Bref, j’ai beau retourner ce « Put Music to Your Troubles » sous toutes ses coutures, il me laisse indifférent…

 

Venus

Venus Live + Venus Studio

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Vêtu d’un long manteau d’hiver, Venus nous invite à partager un ultime voyage hypnotique à travers un double album exceptionnel. Sobrement intitulé « Venus », il est sorti le 6 décembre 2007. Une œuvre d’adieu composée de deux volets : « Venus Studio » et « Venus Live ». Elle retrace dix ans de carrière et d’aventures de l’un des groupes les plus singuliers de la scène indie belge.

« Venus Live », enregistré le 23 mars 2007 lors d’un concert mémorable à l’Ancienne Belgique, nous livre les derniers souffles de la formation bruxelloise. Accompagné de nombreux invités et amis (Françoise Breut, Lio et Antoine des Girls in Hawaii, John et Mika de Ghinzu, Sacha Toorop…), Marc Huygens revisite l’ensemble de son répertoire et nous convie à partager ses émotions teintées de nostalgie.

A travers ce live, Marc Huygens quitte la planète Venus sous les lumières rouges de la scène et transforme ce dernier concert en une grande fête d’adieu. Tel un narrateur, un maître de cérémonie, il raconte Venus : ‘J’ai quelque chose à vous dire : après 10 années de voyage interstellaire, d’aventures exotiques, de concerts hypnotiques, d’épisodes chaotiques et de fous-rires éthyliques, j’ai choisi de m’éclipser vers d’autres aventures intergalactiques. Mais avant que Venus ne sorte définitivement de son orbite, et pour fêter ces 10 années magiques, nous avons décidé de partager avec vous une dernière nuit très, très électrique…’.

Ce premier volet présente un visage kaléidoscopique composé de 17 fragments. Les multiples facettes du groupe y sont explorées. Passant de compositions calmes et introspectives (« Wanda Wulz », « Mother’s voice, Kallenovsky »...) à des morceaux plus fiévreux et électriques (« Here & Now », « Love & Loss », « Perfect Lover »...), l’émotion traduite en son et vêtue de cette habituelle théâtralité, touche par sa sincérité. Sans oublier des morceaux qui frissonnent encore (« Amsterdam ») ou d’autres qui interrogent sans cesse les diversités musicales (« She’s So Dico », « Bass Shivering Bass »…). Venus nous livre en puissance un large éventail de sa pop-rock baroque et sulfureuse.

« Venus Studio », ultime elpee, se présente sous forme de ‘best of’ et propose dix ans de studio résumé en dix-sept fragments soigneusement choisis par le leader du groupe. De ces fragments, deux prismes : le « Sud » de Nino Ferrer et « Bachelorette » de Björk.

 La révolution Venus se termine alors pour s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Après un an de silence, Marc Huygens, accompagné de Françoise Vidick (batterie, chant) et d’Anja Naucler (violoncelle), nous invite à découvrir son nouveau projet minimaliste Joy. Le trio se produira en première partie d’Elysian Fields le 7 mars prochain sur les planches de l’Orangerie du Botanique.     

Venus Live…Venus Studio : le rideau rouge tombe !

Venus

Savoure le rouge

Trois ans après l'ampoulé « Vertigone », les Bruxellois de Venus ont rendossé leurs beaux costumes de scène, cette fois en rouge et noir. Deux couleurs qui leur vont à merveille, puisqu'elles soulignent avec force ces treize nouveaux titres aux ambiances souffreteuses. Le sang, la colère, la passion : si l'atmosphère de « The Red Room » risque bien de plomber vos dimanches, elle vaut bien n'importe quel bovarysme? Et de fesser vigoureusement la chair, et d'y voir palpiter nos désirs les plus fous, pour qu'enfin 'décadence' rime avec 'élégance', et que Venus se détache pour de bon de l'emphase à la « Beautiful Day » ! Welcome in the red room, et n'oubliez pas d'enlever vos chaussures? La visite peut commencer !

Depuis « Vertigone » et votre tournée, il s'est passé plus de deux ans. Qu'est-ce que vous avez fait durant tout ce temps ?

Pierre Jacqmin (basse, contrebasse) : De janvier à août 2004 on a pris des vacances, on a travaillé chacun sur d'autres projets, et puis on a commencé à bosser régulièrement sur cet album... On n'a donc pas chômé, même s'il est vrai qu'on ne donnait plus trop de nouvelles de nous !

Christian Schreurs (violon, guitare) : On a commencé, en fait, à enregistrer en septembre 2005, après un an d'écriture.

Il est exact que la dernière fois qu'on vous avait vus sur scène, c'était à l'Octopus, fin juillet 2005 ?

C. S. : C'était un concert test, puisqu'on avait quasiment fini l'album, et il nous a permis de voir ce qui fonctionnait ou pas. Il faut admettre qu'il était risqué de ne jouer pratiquement que des nouveaux morceaux, surtout lors d'un festival d'été?

P. J. : ?D'autant plus qu'on ne les maîtrisait pas encore bien. On les interprétait pour la première fois en concert !

C. S. : Mais tout y était ! Il ne nous restait plus qu'à entrer en studio avec Head, qui est un excellent ingénieur du son, pour peaufiner le tout de manière optimale. C'était un boulot considérable.

Et au final le résultat sonne plus rock qu'auparavant. Il est plus âpre, plus sombre aussi.

C. S. : Oui, absolument, c'est un peu un tournant. Mais c'était déjà le cas pour « Vertigone », qui ne sonne pas de la même manière que « Welcome to the Modern Dance Hall »? On aime bien essayer des choses différentes, selon nos envies. Après la tournée « Vertigone » on s'est tous mis d'accord sur le fait qu'on avait envie de travailler le son, d'aller plus loin dans ce sens. Sur « Vertigone » on avait déjà tenté de se départir un peu de l'acoustique, mais ici on a mis les bouchées doubles.

« Vertigone » est très pop, tandis que celui-ci est plus incantatoire, plus brut de décoffrage.

C. S. : Il est clair qu'on a moins insisté cette fois sur les arrangements : on n'a pas eu peur d'élaguer?

P. J. : On a voulu garder que l'essentiel. Et puis on s'est rendu compte qu'on avait du mal à jouer les morceaux de « Vertigone » à quatre. Parce qu'il y avait tellement d'arrangements qu'il devenait impossible de les reproduire tels quels en live. Pour « The Red Room » on a essayé de ne pas refaire les mêmes erreurs, et la solution était de tout simplifier au lieu d'en rajouter.

Pourquoi avez-vous fait appel à Head pour produire « The Red Room » ?

P. J. : Parce que ce n'est pas un producteur, mais un ingénieur du son ! En fait au départ on avait pensé travailler sous la houlette de John Parish, mais il n'était pas disponible. C'est lui qui nous a conseillé Head. Il aimait bien ce qu'on faisait, donc ça tombait bien ! Et puis faut dire que c'est pas la 'dernière des caisses' (NDR : expression brusseleer ?) : il suffit d'écouter le boulot qu'il a accompli pour PJ Harvey et Marianne Faithfull !

Il est vrai qu'à l'écoute de « The Red Room » on sent la patte du producteur de PJ Harvey !

C. S. : Ce type aime les sons secs et rugueux. Il préfère travailler sur la matière du son plutôt que de l'embellir?

Il n'est pas le seul responsable de ce son sec et tortueux, je suppose ? Vous avez connu des coups de blues ?

C. S. : On a toujours privilégié les atmosphères sombres à celles plus 'poppy'? « She's So Disco » par exemple est juste une 'private joke', et on ne le renie pas ! Mais c'est à mille lieues de ce qu'on fait aujourd'hui? Faut bien se laisser aller de temps en temps, non ?

Comment travaillez-vous à l'écriture ?

P. J. : Marc (NDR : A. Huyghens - voix, guitare) vient avec la plupart des idées. Il nous apporte des ébauches de chansons, guitare-voix, et on retravaille tout ensemble. La structure, l'harmonie, les arrangements,? Mais sur cet album-ci en l'occurrence, il y a deux morceaux qui viennent de Christian?

Lesquels ?

C. S. : « Underwater » et « Unknown »

« Underwater » est sans doute le titre le plus léger du disque, tiens?

C. S. : Effectivement. Et c'est marrant, car le résultat est totalement différent de la matière que j'avais apportée au départ? Mais rien n'a été calculé : on l'a juste senti comme ça ! Et c'est d'ailleurs aussi valable pour le reste de l'album : rien n'était prémédité, tout est venu assez naturellement. En fait ce n'est pas compliqué : je ne me suis jamais senti aussi bien dans le groupe depuis nos débuts !

On le ressent sur le disque !

P. J. : Oui, tout s'est très bien passé, c'était très confortable. Et même si on a ramé sur certains titres, on a toujours eu l'impression d'être dans le bon, que ça sonnait juste. Cela n'a jamais été aussi évident et naturel, même en retravaillant les vieux morceaux !

Parlons-en justement? Vous allez les électrifier, si je puis dire ?

P. J. : Pas forcément? Il est vrai qu'au début on avait ce concept du tout acoustique, mais il ne doit pas nous freiner dans nos envies ! Pourquoi ne pourrait-on pas utiliser une guitare ou une basse électrique si on en éprouve le désir ?

Et ce titre, « The Red Room », il renvoie à quoi ?

P. J. : C'est la chambre de Marc, qui est peinte en rouge.

Ca me fait penser aux parois utérines du ventre maternel, bref à nos origines.

P. J. : Tiens oui ! C'est bien la preuve que chacun définit comme il l'entend sa propre pièce rouge, en fait?

(NDR : à cet instant Marc A. Huyghens déboule d'une autre interview, la mine fatiguée par ce petit jeu de chaises promotionnelles) M. A. H. : C'est juste un lieu confiné, d'introspection, mais qui pourrait très bien être aussi un bordel ou un dancing?

P. J. : (NDR : lui parlant) Sa propre interprétation serait un retour à l'état f?tal !

M. A. H. : Pourquoi pas, oui?

Ok? Vous pouvez me parler de votre grand retour chez Bang! ? Ca s'est mal passé avec Virgin ?

C. S. : On a été virés après la sortie de « Vertigone » parce qu'on n'en avait pas vendus assez à leur goût? Quand tu n'atteins pas un certain chiffre de vente, t'es tout simplement rayé de leur carte?

M. A. H. : Ce processus faisait partie des grosses restructurations chez EMI : il n'y avait même pas moyen de discuter, c'était purement économique.

P. J. : Ce ne sont pas les gens avec lesquels on travaillait directement qui sont responsables de cette décision, mais les financiers d'EMI, à la maison mère. Ils avaient une liste avec du rouge et du vert, et si t'étais dans le rouge tu te faisais virer? Ils n'ont même jamais écouté ce qu'on faisait, c'était pas leur problème ! »

Aaaah, les majors? Et que pensez-vous justement de cette guéguerre entre Bang ! et Gang (www.wearegang.be), des « Sacrés Belges » et de tout le bazar ? Vous êtes un peu les parrains de la scène rock bruxelloise et wallonne?

M. A. H. : Il y a toujours des gens qui pensent 'noir', d'autres 'blanc', pouvoir/contre-pouvoir,? Si c'est par opposition à Bang ! c'est rigolo et il y a sans doute un fond de vérité. Mais il ne faut pas renier le travail accompli par les types de Bang ! depuis des années, comme défenseurs du rock bruxellois, wallon. Et ça on ne peut pas le leur retirer ! C'est quand même eux qui ont signé dEUS en premier, même si l'exemple est gros comme un camion? Après, c'est vrai qu'il doit y avoir de la place pour tout le monde ! Il faut persévérer.

Ce sera le mot de la fin !

Venus Del Rocco

A single room

Écrit par

Cette formation française pratique une pop acidulée filtrée par la bossa-nova, l’électro de salon, les années 60 et un peu d’indie rock. Claviers vintage, lignes de basse à la Gainsbourg et atmosphères désuètes se conjuguent pour soutenir la voix de Valérie A., rappelant quelque peu celle de Lio. Une belle production, plusieurs chouettes compositions (« Mine too », « Maggy », « Watch the Boys Go By ») et des arrangements très classe constituent les éléments de base de cet opus. Et nonobstant sa brièveté, il vaut largement le détour, surtout pour celles et ceux qui aiment la pop music chantée dans la langue de Shakespeare avec un accent frenchie.

Venus

Vertigone

Après quelques vagues (le départ de Thomas Van Cottom et de Patrick Carpentier, la faillite de leur label Sonica Factory), Venus est de retour avec un nouvel album en tous points remarquable. Plus abouti et cohérent que " Welcome to the modern dance hall ", " Vertigone " surprend par son homogénéité et la qualité de ses compositions. De fait, Marc Huyghens et ses trois compères semblent avoir retenu les leçons de leurs errances passées, et nous épargnent ces fautes de goût qui pouvaient jadis les discréditer. Finies les tubes faciles (" She's so disco ") et les relectures bedonnantes (l'expérience live avec orchestre, souvent indigeste, malgré quelques moments de grande beauté), " Vertigone " joue la carte de l'album apaisé, quasi pastoral. Peu de hits (si ce n'est l'évident " Beautiful Days "), peu de sursauts à la " Pop Song ", " Vertigone " se dessine davantage comme un univers merveilleux et rêveur, qu'il faut arpenter d'un coup, sans a priori, l'oreille (essayons) vierge, sous peine d'y perdre le nord. L'écouter pour de vrai, c'est l'étreindre de la première à la dernière note, s'y lover, s'y reposer, sans se soucier du quand dira-t-on. Parce qu'il y aura toujours des gens pour dire que cet album est d'un ennui profond, à des lieues de la spontanéité parfois crasse de " Welcome to the modern dance hall ". Seulement voilà, Venus n'est pas de ceux qui aiment le surplace, la redite. Creuser, toujours, jusqu'à déterrer un trésor. Et de trésors, cet album en regorge (" Wanda Wultz " et son rythme enivrant, " " Daystar " et ses arrangements dépouillés mais touchants, " " Running at full speed " et ses chœurs étonnants, " Vertigone " et son acoustique luxuriante). Reste aux indécis à vaincre leur peur du neuf, du changement (même si l'on reconnaît la touche Venus dès les premières secondes), et à se replonger vite fait dans cet album d'une beauté irradiante. Parce que comme on dit - et cela Venus l'a bien compris : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas (d'avis).

Venus

Welcome to the modern dance hall

Écrit par

Premier album pour ce quatuor issu de Bruxelles. Et quel album ! Encensé en 2000 par la presse nationale, mais aussi celle d'outre-Quiévrain, " Welcome to the modern dance hall " constitue, sans nul doute, l'une des meilleures réalisations musicales noir jaune rouge de ces dix dernières années ! Prenez une guitare sèche, une contrebasse, un violoncelle et une batterie. Soit un line up 100% folk dont est extrait une structure musicale qui flirte tantôt avec les mélodies tendres de la pop anglaise (James, Radiohead), tantôt avec la fièvre enivrante du rock atmosphérique (dEUS), sombre (Pere Ubu, Nick Cave) ou minimaliste (Velvet Underground), tantôt avec les ballades celtiques (Waterboys). A ce magnifique ensemble de références deux traits particuliers ne peuvent être omis. Le premier concerne l'ambiance globale de l'opus. Une ambiance captivante, mystérieuse, déchirante, comparable à une pièce de théâtre qui joue au fil du temps avec nos sentiments. Et ce n'est pas un hasard si sur scène, Venus fait appel à un véritable scénariste afin de rendre les prestations plus expressives encore. Un deuxième aspect touche à la puissance des vocaux. Marc Huygens, interprète inspiré d'une histoire fantastique qui d'une voix anxieuse, rassurée, violente ou timide, parvient à transpercer le derme de tous ses auditeurs. Pourvu que ce conte de fées ait une suite…

 

Plastic Venus

Helven Park

Depuis 1993, ce quatuor israélien (Tel Aviv) travaille sur le nouveau label de Colin Newman et de Malka Spiegel, Swim. Et inévitablement, le deuxième album de Plastic Venus baigne dans un climat propice au psychédélisme glacial et atmosphérique. Pensez à la trilogie de Wire, à Main, Spectrum, Spiritualized, Flying Saucer Attack et bien sûr à Minimal Compact. Côté vocal surtout. A cause des miaulements vocaux crispants, grinçants. Un album à la texture à la fois riche et minimaliste, aussi bien capable de s'élever dans l'éther stratosphérique, pour y goûter les délices des sonorités technologiques, que d'imprimer un groove fulgurant, agressif et irrésistiblement électrique. Etonnant!