Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Vex Ruffin

Vex Ruffin

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L'histoire de Vex Ruffin encouragera sans doute tous ceux qui veulent faire carrière dans la musique. Adolescent, il écoute surtout du hardcore punk de L.A et la cold wave de Cure et Joy Division. Puis, il va succomber aux univers tourmentés de Throbbing Gristle et Cabaret Voltaire. Deux influences qu'il revendique régulièrement, tout comme le kraut-rock et le jazz expérimental. C'est dire si le monsieur est éclectique. Mais pour vraiment saisir l'essence de sa musique, il faut aller chercher dans son panthéon deux autres noms : Suicide et Madlib. Son univers electro-punk minimaliste évoque en effet régulièrement les pionniers new-yorkais ; et le génial producteur de hip hop lui a insufflé l'envie de devenir Beatmaker et de composer principalement à l'aide d'un sampler (le fameux SP 303).

C'est en 2011 qu'il se décide, sans grand espoir, à envoyer une démo par mail au label Stones Throw. Et là, miracle, le boss qui n'écoute quasiment jamais ce qu'on lui envoie par Internet est intrigué par la pochette et se décide à jeter une oreille. Convaincu par ce qu'il entend, il contacte Vex Ruffin qui croit d'abord à une blague d'un de ses potes. Mais l'intérêt de Stones Throw est bien réel et les morceaux sortiront sous format cassette, quelques mois plus tard, sous le titre "Same Thing Tomorrow".

Le présent opus constitue donc la suite des aventures electro-punk lo-fi de Vex Ruffin, même si le son est tout de même un peu moins crasseux que précédemment. Le principe est toujours le même : un beat de boîte à rythmes répétitif peuplé de sonorités sombres sur lequel se pose un voix monocorde. Des boucles de synthés vintage, un accord voire deux de guitare ou de basse répété à l'infini (de son propre aveu, Vex n'a pas la technique pour proposer plus), c'est le royaume du minimalisme. Du kraut-rock de chambre mâtiné de No-Wave qui touchera sans doute les amateurs des expérimentations new-yorkaises de la fin des seventies, début des eighties.

Bref, si vous aimez les superproductions, la musique de stade et les sons léchés, passez votre chemin. Mais si vous êtes friands d'imperfections lo-fi, d'atmosphères post-punk répétitives, d'émotions et de sonorités brutes, alors il se pourrait que vous vous perdiez avec plaisir dans les paysages minimalistes de ce laborantin.

 

Vex’d

Cloud Seed

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En 2005, Vex’d publiait « Degenerate », un premier album qui allait très vite placer le Dubstep sur la carte des tendances à suivre de près. Cinq ans plus tard, le moins que l’on puisse dire est que le genre s’est définitivement ancré dans le paysage audio-sensitif comme une valeur sûre. Normal, vu les porte-drapeaux tels que Burial, Flying Lotus, Hudson Mohawke, Samyiam ou plus récemment Gonjasufi et The Gaslamp Killer. Le duo british profite donc de cet engouement pour présenter une série de morceaux écrits entre 2006 et 2007, juste avant la mise à mort de la formation. « Cloud Seed » n’est donc pas un véritable album, mais une compilation de compositions oubliées.

Ces morceaux devaient, à l’époque, constituer le point de départ du second ouvrage de Jamie Teasdale et Roly Porter, alias Vex’d. Mais les deux hommes ont préféré prendre des chemins opposés, laissant en plan toutes leurs expérimentations. Sous l’impulsion du label Planet Mu, Teasdale et Porter lèvent aujourd’hui le voile sur un travail qui, dans d’autres circonstances, aurait probablement été injustement délaissé. « Cloud Seed » réunit donc dix plages oscillant entre IDM et un Dubstep obscur à la Burial, mettant davantage l’accent sur la technique que sur l’accessibilité. L’atmosphère, généralement pesante, donne toute sa profondeur et sa cohérence à une compile qui aurait pu aboutir sur une suite de morceaux disparates. Car « Cloud Seeds » compte également quatre travaux de rénovation effectué par le duo pour le compte de Plaid, Gabriel Prokofiev, Distance et John Richards. Mais même ces remixes s’intègrent parfaitement à l’ensemble. Vex’d a beau être mort, il laisse derrière lui un héritage incroyablement pertinent. Aujourd’hui plus que jamais.

 

Vex

Frontiers and new technologies

Pour enregistrer son premier album, ce quatuor de Portsmouth a reçu le concours de Terry Bikers. Si, si, souvenez-vous ! Ex-Cradle, ex-Levitation. Et surtout membre fondateur de House of Love, en compagnie de Guy Chadwick. Il avait d’ailleurs quitté la maison de l’amour au beau milieu de l’enregistrement de leur deuxième album (NDR : et alors Guy, c’est quand la sortie du nouvel opus ?) Bref, revenons à ce " Frontiers and new technologies ". Caractérisé par de longues compositions élaborées, structurées, davantage dans l’esprit psychédélique de Spiritualized que du Floyd ou encore des deux premiers albums de The Verve. Et ce même si la voix de Dean Clark est aussi nonchalante que celle de Bobby Gillepsie (Primal Scream). Enfin, si deux titres de ce disque devaient sortir du lot, nous choisirions l’échevelé " Heidelberg speedmaster ", et puis l’hypnotique " Flies in amber ", où les éclaboussures torturées, gémissantes de Bickers à la six cordes, font absolument merveille…