La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Vitalic

Work Hard, Play Hard

Écrit par

La tournée VTLZR de Pascal Arbez, alias Vitalic, bat son plein. En novembre, le DJ électrisait déjà le festival I Love Techno. Pour sa tournée en salle, c’est à l’Ancienne Belgique qu’il donnait rendez-vous à ses guérilléros du Dancefloor. Et un vendredi soir, de surcroît. Que demandez de plus ?

Malgré un troisième LP (« Rave Age ») en demi-teinte qui pousse certains à comparer le bonhomme à David Guetta (!), Vitalic est resté fidèle à lui-même en ‘live’. D’abord, la déco est assez sobre, puisque seul un ‘V’ lumineux surplombe la scène. Ensuite, il est soutenu par un line-up discret. Cette fois, Albez est accompagné de deux musiciens, à la batterie et aux synthés, chacun casé aux extrémités de l’énorme plan de travail du DJ. Visuellement, rien d’exceptionnel. Musicalement, l’homme frappe fort niveau décibels. A un tel point que parfois on demande à quoi doivent bien servir les deux rigolos, à ses côtés.

La setlist, quant à elle, est construite un peu à la mords-moi-le-nœud. Les vocalises qui étayent « Rave Age » ne sont pas des plus excitantes, ce qui fait souvent retomber la pression, le set se focalisant évidemment sur sa dernière œuvre. Les surpuissants « Stamina » et « No More Sleep » permettent d’équilibrer l’ensemble. Tout comme les classiques, qui  s’intercalent difficilement entre les nouvelles compos, mais réussissent à produire l’effet escompté. « LA Rock 01 », « Your Disco Song », « My Friend Dario », « Poison Lips » et « No Guitars » font littéralement vibrer l’auditoire.

En près d’une heure et demie de prestation, ponctuée de deux rappels, Vitalic a offert à Bruxelles une excellente mise en bouche pour le weekend. Il remettra le couvert à Rock Werchter cet été.

(Organisation : Live Nation)

 

Vitalic

Flashmob

Écrit par

Depuis la sortie de son dernier opus, « Ok Cowboy », en 2005, Vitalic est un personnage respecté dans l’univers du digital. Faut dire que ses envolées électro aussi singulières qu’énergiques y avaient fait merveille. Les spécialistes les avaient même décrites comme ‘classiques’. Quatre longues années ont cependant été nécessaires avant que le boss du label Citizen Records ne revienne planter ses ondes discoïdes au creux de nos tuyaux acoustiques. Faut dire que tout au long de cette période, Pascal Arbez-Nicolas a beaucoup tourné ; et puis en 2007, il avait immortalisé un elpee live intitulé « V Live », un disque enregistré lors d’une de ses dates accordée en Belgique. « Flashmob » est donc le résultat de ses nouvelles élucubrations. Le Dijonnais poursuit donc son petit bonhomme de chemin. San pression. Sans se presser. Comme si son parcours était déjà tracé. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer à la hauteur de son sujet.

« Flashmob » regorge ainsi de morceaux aussi périlleux que géniaux. Du couillu et du pointu ; car tout (ou presque) est tiptop. Et la compo d’ouverture « See The Sea (Red) » donne le ton ; une superbe plage qui accroche instantanément ! Le son est balèze. On est bien dans la techno, mais les kicks percutants sont immédiatement talonnés de sonorités métalliques. Manifestement, l’électronicien est en pleine forme. Ce track fait également l’objet d’une autre version. Intitulée « See The Sea (Blue) », elle diffère de la première… à cause de la présence d’une voix : celle du Français. Tout au long du second opus de Vitalic, on rencontre des sonorités racées et parfois même agressives. A l’instar de « Poison Lips », véritable tuerie susceptible de nous propulser sous la boule à facettes. Particulièrement virulent, « Terminateur Benelux » adresse un clin d’œil à notre trio de monarchies. Pascal rend un curieux hommage à « Alain Delon ». Monsieur troisième personne ferait-il fantasmer Vitalic ? En fait, on est ici en pleine nostalgie ; car le titre –d’après l’auteur– se réfère tout simplement aux B.O. de ses films tournés au cours des années 70. Un seul moment de tendresse et de répit dans cet univers sonore chargé de vitalité : « Still ». Après Laurent Garnier et The Hackers, Vitalic vient de démontrer qu’on pouvait encore compter sur lui. Et à cet égard, il mérite le respect.

Vitalic

OK Cowboy (Collector´s Edition)

Écrit par

On y a droit chaque été. Quelques disques arrivés en bout de course de rentabilité commerciale se voient gratifiés d’un CD ou DVD bonus conçus pour allécher les fans et assécher leurs portefeuilles. Et, souvent, le contenu fait pitié : un maximum de 4 ou 5 titres supplémentaires et sans grand intérêt. Vitalic, lui, a le mérite de ne pas se foutre de la gueule de sa clientèle. Bien que « Ok Cowboy » soit sorti voilà plus d’un an et qu’au moins le tiers de la population mondiale se soit déjà secoué les fesses sur « My Friend Dario », « LA Rock 1 » ou « Poney Part 1 », le premier essai du DJ s’offre un lifting digne de ce nom. La section bonus de ce « Collector’s Edition » n’offre pas moins de 8 trésors inédits dont « Bells », le splendide et très attendu titre d’ouverture de tous les derniers sets du français et interprété par Linda Lamb. On y retrouve également le fameux ‘Dima Prefers Newbeat mix’ de « My Friend Dario » ainsi qu’un remix de « Repair Machines ». La seule véritable arnaque se situe au niveau du titre « Fanfares », présenté comme un inédit bien qu’il ne s’agisse que d’une version solidement retravaillée de « Valletta Fanfares ». Une broutille dont on ne lui tiendra pas rigueur. D’excellente facture, ce « Collector’s Edition » risque donc de faire râler les fans ayant déjà acquis le disque lors de sa sortie initiale.