L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Washed Out

Purple Noon

Écrit par

Lancé par Toro Y Moi en 2011, Ernest Green, aka Washed Out, en est depuis déjà à son 4ème album qu’il a intitulé « Purple Noon ». Sa pop de chambre, très rêveuse, irrésistible à ses débuts, avait tendance à quelque peu s’endormir depuis son précédent elpee ; et ce n’est pas cette nouvelle livraison qui inversera la tendance…

« Purple Moon » est agréable et interprété avec talent, mais il souffre d’un manque d’âme, de surprises ou de mélodies fortes. Sa chillwave teintée de pop baléarique vous permettra d’égayer de bien belle manière vos apéros lounge mais ne vous remuera pas les tripes pour autant…

Washed Out

Touch The Sky

Écrit par

Entre l’Ep « Life Of Leisure » (2009) et « Paracosm » (2013), Ernest Greene a parfait son art de la mélopée aérienne, transformant Washed Out en projet incontournable de la scène Chillwave. Une scène qui te transporte haut dans le ciel avant de te laisser retomber délicatement sur un champ de nuages cotonneux. Bref, un style qui fait appel à l’imaginaire et laisse rêveur. Après un passage éclair accompli en 2010, au Charlatan de Gand, puis, un an plus tard, au Sonic City de Courtrai, Washed Out prenait rendez-vous pour la 3ème fois avec ses fans belges à l’Orangerie du Botanique afin d’y présenter « Paracosm ». 

Et ils n’étaient pas nombreux à répondre à l’appel… Washed Out est de ceux qui ne déplacent manifestement pas encore les foules, malgré deux LP solides (« Within & Without », publié en 2011, et le petit dernier, « Paracosm »). C’est donc dans une Orangerie à peine un peu plus pleine qu’une Rotonde sold-out qu’Ernest et ses quatre musiciens (dont sa femme aux claviers) ont pris possession de la scène de l’Orangerie. Podium sur lequel se produisait le sympathique Amateur Best en guise de mise en bouche, quelques minutes auparavant.

Le défi principal de Washed Out consiste donc essentiellement à reproduire cette atmosphère éthérée propre à ses productions. Greene a le mérite de ne pas choisir la voie de la facilité, en laissant le laptop au placard. Armé de son synthé et aidé de ses quatre musicos, il dégoupille un pur live et s’en sort plutôt bien. La retranscription scénique de ses tubes leur concède une autre dimension, tout en sobriété. La troupe explore largement la discographie du producteur et les meilleurs compos y passent, même les excellents « Belong », « New Theory » et « Feel It All Around », brillamment réimaginés pour le live. Les fans de la première heure ont même eu droit en bonus à la version perso de Washed Out du titre « Despicable Dogs », originellement interprété par ses grands potes de Small Black. Bémol de la soirée, le son, qui parfois a enterré les mélodies et quelques subtilités susceptibles de magnifier l’ensemble. Le clou du spectacle est enfoncé au rappel lorsque Greene se lance sur « Eyes Be Closed » sous forme d’un grand final qui va mettre tout le monde d’accord. 

En une heure, Washed Out a offert à son public un moment hors du temps, humble, sobre et parfois même intense, qui aurait gagné à être partagé par un public bien plus nombreux.

(Organisation : Botanique)