Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Weezer

Weezer (The Black album)

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Après le départ de Matt Sharp, en 1998, parti fonder The Rentals, Weezer a mis sa carrière entre parenthèses, laissant même planer une séparation jusqu’en 2000. Mais depuis, le ressort semble cassé. Episodiquement, le band, et surtout Cuomo retrouve l’inspiration. Mais ces bonnes dispositions sont souvent passagères, se traduisant le plus souvent par la confection d’excellents singles : mais le soufflé retombe rapidement. Ce qui n’a jamais empêché le combo de vendre des millions d’albums.

Cet elpee constitue déjà le treizième de Weezer. Encore un éponyme sous-titré. Le sixième ! Il y a eu ‘The Teal’, un bleu, un vert, un rouge un blanc et aujourd’hui, place au noir. Et c’est à nouveau un four. Hormis le single « High as a kite », un morceau de power pop très 90’s, caractérisé par une superbe mélodie, et un « Byzantine » imprimé sur le rythme d’un mambo, l’elpee est aussi insipide que médiocre, malgré ses refrains addictifs. Festif, le morceau d’entrée « Can’t knock the hustle » aurait pu sortir la tête de l’eau si les cuivres mariachi avaient été davantage mis en évidence. Mais en optant pour un easy listening dominé par les synthés, faut-il le souligner, Weezer risque à nouveau de broyer du noir…

Weezer

Hurley

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Qu’on arrête de nous seriner la triste perte d’inspiration de Weezer depuis la sortie de « Pinkerton » ! C’est acquis, on le sait, et c’est même une certitude : les maîtres de la power-pop 90’s n’atteindront plus jamais l’intensité mélodique des compos proposées sur l’album bleu ni l’aspect sublimement obscur de son successeur. Lucide, et très second degré, le très prolifique Rivers Cuomo (3 albums en 3 ans !) a décidé de laisser son inspiration couler et il serait malvenu de s’en plaindre ; car si quelques morceaux sont dispensables, la plupart sont toujours aussi jouissifs ! La récente signature sur Epitath reflète de plus à merveille cette éthique stakhanoviste aux relents punks du groupe californien. « Hurley », leur 8ème long playing paru album à ce jour, n’est sûrement pas le meilleur de Weezer ; mais des morceaux comme « Rulling Me » ou « Run Away » ne pourront que réjouir les fans de « Buddy Holly » ou encore de « Half-Pipe ». Pourvu qu’ils négligent l’indigeste (recherché et parodié ?) « Where’s My Sex ? ». Mais honnêtement, on ne vous demande pas de décrocher la lune…

La pochette est très évocatrice : le sourire de José Garcia, aka ‘Hurley’, le héros bien portant de la série ‘Lost’, nous invite à profiter sans retenue de la musique fun et sans prétention d’un groupe culte continuant de diviser la blogosphère… Et ce n’est pas la participation aux chœurs du casting de ‘Jackass 3D’, sur le single « Memories », qui risque d’arranger la situation !

 

Weezer

Weezer (The Red Album)

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Weezer est de retour, tout de rouge vêtu ! Après avoir souffert de longs mois d’attente dans l’incertitude la plus totale, les fans peuvent enfin souffler. Rivers Cuomo a enfin recouvré ses esprits et rejoint ses trois acolytes, mettant ainsi fin à son autisme et son escapade solo (« Alone : The Home Recordings Of Rivers Cuomo », publié en décembre dernier). Mené par l’excellent single « Porks and Beans » et son amusant clip vidéo en hommage aux incontournables stars de Youtube, « The Red Album » réunit tous les ingrédients d’un bon Weezer. Un peu comme si la formation n’avait jamais disparue de la circulation, elle revient aux sonorités qui ont fait sa particularité (« Dreamin’ », « Troublemaker »…) L’ironie de l’écriture est cependant ici décuplée. Si bien que le quatuor se rapproche dangereusement de l’auto-parodie (« The Greatest Man That Ever Lived (Variations On A Shaker Hymn) »).

Véritable travail de collaboration, ce nouvel essai se distingue principalement par les quelques morceaux interprétés par d’autres membres du groupe. Ainsi, Scott Shriner (basse) s’égosille sur le très moyen « Cold Dark World », Patrick Wilson (batterie) pousse la chansonnette sur un « Automatic » relativement sympathique et Brian Bell (guitare) y propose « Thought I Knew », morceau initialement destiné à son projet parallèle, The Relationship. Ces contributions tombent pourtant à plat, Cuomo ayant déjà volé la vedette à ses collègues sur les incontournables « Pork And Beans », « Troublemaker », « Everybody Get Dangerous », « The Weight » (reprise de The Band) ou le très joli « Heart Songs ». Weezer effectue donc un joli retour (aux sources), quoique loin d’atteindre la perfection. Mais la consistance et l’efficacité de ce sixième recueil permettront aux fans de patienter les sept années requises avant la sortie du prochain éponyme (jaune ?) !

 

Weezer

Make Believe

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Weezer fait de la new-wave comme on disait juste après la première vague punk au début des années 80, c'est-à-dire une musique faite à la guitare et au synthé, pop, assez simple mais rentre-dedans. Leur précédent album ("Maladroit") avait caracolé en tête des charts US. Leur 5e est parti pour la même trajectoire. D'autant que les chansons semblent plus profondes. Bien sûr à la première écoute, elles paraissent joyeuses et insouciantes, comme d'habitude, mais à y regarder de plus près, le propos est quasi dépressif. Explication: Rivers Cuomo, le leader de Weezer est en pleine crise. Il a rejeté sa vie de rockstar pour désormais vivre seul, sans copine, sans voiture, ni télé, ni même une chaîne stéréo! Cuomo a repris des études abandonnées en 1995 et il avoue à présent être devenu adepte de la méditation silencieuse, ce qui, on s'en doute, n'a pas manqué de perturber les trois autres membres de son groupe! Il paraît que c'est presque un miracle si le nouvel album a vu le jour... Un sophrologue a même été appelé au chevet du band pour l'empêcher de partir en sucette. Cuomo aujourd'hui, évoque même un abandon pur et simple de la musique. Est-ce lui le nouveau Brian Wilson?

Weezer

Maladroit

Écrit par

Mikey Welsh n'aura donc pas longtemps remplacé Matt Sharp, puisqu'il vient de céder sa basse à un certain Scott Shiner. Ce qui ne change pas grand chose à l'orientation musicale du groupe, puisque Rivers Cuomo en assure toujours le leadership. Sur ce quatrième elpee, il s'est d'ailleurs réservé l'écriture de toutes les chansons ainsi que la production. Ce qui a changé chez " Maladroit ", ce sont les sonorités des guitares. Enfin, sur la plupart des compositions. Elles sont plus musclées, plus décapantes, plus métalliques. Mais un métal âpre capable de dispenser une énergie contagieuse, viscérale et stimulante, comme chez le mythe sudiste Lynyrd Skynyrd. Et c'est tout à fait évident chez le menaçant " American gigolo ", l'hymnique " Dope nose ", l'opulent " Take control " ou encore le sonique " Fall together ". L'opus laisse cependant la place à quelques titres d'emocore tantôt délicats, tantôt intenses, à deux fragments récréatifs réminiscents de " The Green album " (" Keep fishin' " et " Love explosion ") et à une plage de punkcore ( " Possibilities " ), avant de revenir en final sur son hit contagieux " Island in the sun ", qui figurait déjà sur le précédent opus, mais dont le succès est apparu sur le plus tard. Une chanson idéale pour fredonner sous la douche (NDR : à moins que ce ne soit dans son bain…)

 

Weezer

The green album

Écrit par

Le bassiste Matt Sharp s'est donc barré en 1998, pour se consacrer entièrement à son projet The Rentals. Il a bien été remplacé, mais il faut croire que ce départ conjugué au flop de l'album " Pinkerton ", paru en 1996, a été gravement préjudiciable au groupe. 5 ans plus tard, la bande à Rivers Cuomo sort enfin la tête de l'eau. Avec un album qui dépasse à peine les 28 minutes. Mais les dix titres qui le composent ont le mérite d'accrocher l'oreille. Pas de quoi crier au génie ni espérer des titres fondamentalement originaux, mais les chansons contagieuses, spontanées et rafraîchissantes allient parfaitement pop et rock sur fond de mélodies californiennes. Le seul problème, c'est qu'en une demi-décennie, la musique a évolué. Pas Weezer…

 

Weezer

Pinkerton

En 1994 sortait le brillant et premier elpee de Weezer. Un elpee qui allait révéler un quartet talentueux mais à l'image plutôt discrète. Souvenez-vous du fameux clip " Buddy Holly ", où par trucage, la formation se retrouvait plantée au beau milieu du décor de la série culte américaine " Happy days "! Puis, plus rien. On a même tout un temps songé au split. Surtout lorsque le bassiste et fougueux Matt Sharp s'est lancé dans un nouveau projet musical intitulé Rentals. Aujourd'hui, nous n'avons plus de crainte à avoir. Weezer est toujours vivant et il nous revient avec un nouvel opus. Musicalement, rien n'a changé. Enfin si, la production. Qui n'a plus été confiée à Ric Ocasek. Ce qui donne un aspect plus aride, plus agressif à l'expression sonore, beaucoup plus proche cette fois du punk que de la pop. Certaines compositions nous font même parfois penser aux Pixies. Mais le groupe n'a pas pour autant délaissé sa bonne humeur et sa simplicité si naturelle. Et c'est bien cela le plus important.

 

Weezer

Weezer

Weezer est un quatuor californien (Los Angeles) qui avoue une grande admiration pour les Cars. Il n'a d'ailleurs pas hésité à solliciter Rick Ocasek pour produire son premier album. Pourtant, hormis l'aspect très soigné des arrangements, cet opus ne concède, à première vue, que très peu d'affinités avec le groupe de Boston. A première vue. Car en approfondissant, on se rend compte que les mélodies sont aussi cycliques, récurrentes et s'enroulent comme des serpents autour des axes rythmiques. Et puis elles exhalent instinctivement un parfum très proche d'un autre groupe bostonien: les Pixies. Enfoui sous une foule de spécificités. Tant insulaires (Blur, Shed Seven, Orange Juice, Smiths) que yankees (Dig, Carnival Art, Pavement). Un disque aussi difficile à décortiquer que facile à apprécier. A cause des mélodies contagieuses, de la conjugaison des harmonies vocales bien balancées, et puis des émotions positives qu'il colporte ; comme par exemple sur "No one else" et le single "Under- the Sweather song". Superbe!