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Alpha Whale

Et Paon dans ta gueule !

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Le ciel bleu avale le vent au-dessus de la coupe des sapins.
L’air est agréable, l’humeur est à la détente.
De parfaites conditions pour apprécier pleinement les prestations quelque peu insolites, mais fichtrement sympathiques de deux groupes observés dans notre rétroviseur depuis quelque temps. Ils doivent s’installer, en cette fin de journée, dans le jardin.
Un jardin vaste qui se prête au jeu avec bienveillance.
Tout heureux d’accueillir dans le plus grand secret deux belles bêtes de notre catalogue national.
Sauf que l’une d’elle manque lâchement à l’appel.
Sans pour autant tirer de Paon sur la comète, on estimait que cette double affiche avait de la gueule.
Le concept original offert par le label 62 TV, fêtant ses vingt ans de bien jolie manière, proposait donc aujourd’hui les concerts de deux de ses petits protégés dans le parc des oliviers
(un seul en vérité, mais le meilleur).

Suite au désistement du premier combo (NDR : nous ne le citerons pas, mais votre attention subtile ne manquera certainement pas de le repérer à travers les lignes précédentes), il revenait donc à Alpha Whale l’honneur d’ouvrir et fermer le bal.

Après avoir traversé tout le pays pour se prêter au jeu –le plus naturellement possible et avec conviction– nos Ostendais entament leur show sous une tonnelle dressée tout spécialement pour l’occasion ; et elle va très vite démontrer son utilité, alors que soudainement le ciel s’assombrit.

Émanant du lointain d’une reverb poussée à l’extrême, les voix nous parviennent, surfant sur les motifs ensoleillés de guitares diluées dans un écho spatial reproduisant ce son caractéristique d’une Pop Psyché teintée d’Allah Las, alors que le phrasé débonnaire et nonchalant rappelle The Growlers dans toute sa superbe.

L’eau commence cependant à s’immiscer de toutes parts en dessous de ce chapiteau improvisé tandis que des trombes s’abattent tout autour, sans perturber outre mesure le groupe, qui relève pourtant la tête à intervalles réguliers pour s’assurer que l’orage ne va pas nous submerger.

Au contraire, puisque c’est bien leur set qui aura le dernier mot et emportera l’enthousiasme d’un public majoritairement étranger à ce type de musique.

Pour clôturer ce petit spectacle, une dernière petite surprise attend les invités, puisque sous l’insistance d’applaudissements nourris, le band se reforme petit à petit autour de The Glücks qui l’accompagnait ce soir.

Une petite ‘Jam’ diablement efficace qui donne envie de suivre à la trace ce duo dans les toutes prochaines semaines, sans perdre de vue bien sûr, Alpha Whale, qui ce soir, nous a prouvé qu’on pouvait compter sur lui (NDR : et nous ne pourrons Paon en dire autant de l’autre formation dont je tairai décidément le nom jusqu’au bout).

(Organisation : 62TV / Givroulle boulettes)

 

Noah & The Whale

Noah & Sons ?

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Votre serviteur avait quitté Noah and the Whale –dont le nom est issu d’une combinaison entre le film préféré d’un membre du groupe, « The Squid and the Whale », et celui du réalisateur américain Noah Baumbach– en 2008, lors de la sortie de leur premier et magnifique album « Peaceful, the World Lays Me Down », opus qui avait squatté mon IPod pour de nombreux mois, tant il me rappelait le folk tout en fragilité des Américains de Neutral Milk Hotel voire de Micah P. Hinson. Curieusement, une série de malencontreuses coïncidences ne m’a jamais permis de découvrir les deux albums suivants, publiés par les insulaires…

Qu’importe, leur musique chargée d’émotion m’avait suffisamment bouleversée à l’époque pour que je décide de me procurer un ticket, à l’annonce de leur passage à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En outre, leur répertoire d’alors ne me permettait pas d’imaginer que la formation allait récolter un tel succès, aujourd’hui. Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant une salle comble, pour accueillir le band, et surtout pour applaudir les nouvelles chansons d’« A Night on Earth », le dernier né de Noah et ses sbires. Un disque qui doit probablement cartonner sur les radios au Nord du pays ; car la popularité du combo demeure relativement confidentielle en Wallonie !

Dès les premiers accords, je me rends compte que l’ensemble qui se produit ce soir n’est plus (ou n’a jamais été) celui que je pensais connaitre ! Les délicats « Give a Little Love » et « Shape of my Heart », interprétés en début de set, sont artificiellement gonflés à l’électricité. Et les sonorités dispensées par la basse sont trop puissantes ; elles asphyxient carrément une expression, à l’origine, raffinée. Charlie Fink et ses acolytes enchaînent des hymnes rock à tendance celtique, à la manière de Mumford & Sons. La prestation n’est cependant pas dérangeante ni désagréable ; bien torchée, elle libère même énormément d’énergie. Mais je n’y retrouve plus ce supplément d’âme que j’avais cru déceler à travers la magnifique voix du chanteur, finalement aussi décevante, ce soir. Une bonne heure de concert plus tard, le public est conquis. Manifestement, Noah and the Whale est taillé pour les stades. Mais il vient de perdre un de ses fans de la première heure…

(Organisation AB + Live Nation)

 

Noah & The Whale

Last Night On Earth

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Il ne faut pas toujours chercher bien loin pour se choisir un patronyme. Prenez le titre d’un film (‘The Squid and the Whale’) et combinez-le au nom de son réalisateur (Noah Baumbach). Vous obtiendrez ainsi une dénomination facile à retenir : Noah and The Whale. La bande est composée de cinq membres : Charlie et Doug Fink, Tom Hobden, Fred Abbott et Matt Urby.

« Last Night On Earth » constitue leur troisième opus. Et pour une dernière nuit sur la Terre, les mélodies sont plutôt joyeuses et entraînantes. Cet album laisse d’ailleurs perplexe à plus d’un titre car, après cinq écoutes complètes, il est quasiment impossible de se prononcer : y a-t-il juste ce qu’il faut ou est-ce un peu trop léger ? En effet, quand on met autant de force dans un titre étalé sur une pochette de Cd, il faut être capable d’assumer derrière ! Car on s’attend d’office à quelque chose de grand et de mémorable. Mais on en n’est pas là sur ces dix pistes. L’ensemble des chansons est fort sympathique… Or quand on utilise ce terme, c’est qu’on cherche encore l’étincelle susceptible de mettre le feu à ce monde, pour qu’il vive réellement sa dernière nuit. Cependant, « LIFEGOESON » nous donne très vite envie de fredonner son air à tout va. Et même s’il s’agit de notre « Last Night On Earth », ne voyons pas tout en noir, car Noah and the Whale nous offre tout de même un pur bijou incarné par « Old Joy ». Si toutes les plages avaient été d’une telle qualité, on aurait peut-être pu même souhaiter que notre dernière nuit sur Terre arrive plus vite que prévu.

 

Freelance Whales

Cool pendant, speed après…

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Trois concerts étaient prévus ce jeudi 13 octobre, à la Rotonde du Botanique. Soit celui de Belleclose, alias Catherine Thieron, de la formation écossaise Broken Records et du quintet new-yorkais Freelance Whales. Et paradoxalement, malgré le peu de notoriété de ces artistes, la salle était à la limite du sold out.

Catherine Thieron a donc choisi Belleclose pour patronyme de son projet solo. Et elle ouvre le bal. Elle est de nationalité belge et chante en s’accompagnant à la guitare acoustique. Au cours de son set, elle enchaîne ses compos minimalistes, mais sur un ton bien trop monocorde à mon goût. D’ailleurs elle ne parvient guère à susciter l’intérêt des spectateurs. Pourtant, elle quitte l’estrade sous les applaudissements du public ; mais on ne peut pas dire qu’elle ait convaincu votre serviteur. Banal !

A peine 20 minutes plus tard, Broken Records monte sur les planches. Les Edimbourgeois  opèrent leur retour à la Rotonde, un an après leur premier passage, accordé face à 14 personnes, comme ils le signaleront durant le concert. Le début de set des Ecossais est intense et électrique. Le tracklisting épingle une majorité de titres issus de leur dernier album, « Let me Come Home ». Et leur adaptation en ‘live’ est irréprochable. Leur lyrisme me rappelle parfois Arcade Fire. Au cours du show, les musiciens s’échangent leurs instruments : le clavier pour une trompette ou la guitare pour une mandoline, par exemple. Ce qui ne nuit jamais à la qualité de l’ensemble. Faut dire que le combo connaît parfaitement son sujet. Au bout d’une petite heure, les musicos abandonnent la scène à Jamie Sutherland, qui se réserve alors quelques morceaux en solo. Parfois uniquement soutenu par le violoniste. Ce qui lui permet de bien mettre en évidence sa voix haut perchée. En fin de parcours, le band revient sur l’estrade afin d’interpréter quatre derniers titres… 

Pratiquement inconnu en Europe, Freelance Whales a publié son premier elpee, « Weathervanes », fin de l’année dernière. Le quintet monte sur les planches, en toute décontraction. Le climat entretenu tout au long de leur set est totalement différent du précédent. Il est nettement plus coloré et enjoué. Les harmonies vocales se conjuguent à la perfection. Malgré le format pop de leurs chansons, les Américains prennent un malin plaisir à brouiller les pistes, en s’autorisant, de temps à autre, l’une ou l’autre incursion dans le psychédélisme. Ce qui n’empêche pas la prestation de couler de source. Point d’orgue ? Leur single « Generator 2nd Floor ». Dès que les premières notes retentissent, l’ambiance est alors à son comble. D’ailleurs, lorsque le groupe vide les lieux, on sent que le public est ravi. Les musicos n’ont pourtant pas le temps de reprendre leur souffle. Car dès qu’ils quittent la scène, c’est pour foncer sur leur merchandising qui est alors assailli par l’auditoire sortant directement de la salle…

(Organisation Botanique)

 

Whale

All disco dance must end in broken bones

Whale ne se reconnaît pas en tant que groupe, mais comme un projet. Un projet partagé entre des anciens animateurs de TV, Cia Soro et Henrik Schyffert, secondé, à l’origine par un producteur de groupe hip hop, Gordon Cyrus. Depuis son départ, le combo a recruté trois nouveaux musiciens : un drummer, Jörgen Wa, un guitariste, Jon Jefferson Kingberg et un bassiste, Heikki Kiviaho. Maintenant, n’imaginez-pas que l’ensemble s’est converti à la pop/rock traditionnelle. Ceux qui ont apprécié leur premier album, " We care ", ne doivent donc pas trop s’inquiéter. Car, cet " All disco dance must end in broken bones " est tout aussi hybride, tout en affichant l’inventivité technologique des Beastie Boys. Sorte de trip hop qui mêle rock, rap, funk, métal et hip hop, tout en restant susceptible de vous plonger dans une ambiance sombre, feutrée (Portishead ?), de vous donner envie de bouger, de danser (Jesus Jones, Garbage), ou même carrément de vous éclater (Chemical Brothers). Caractéristique, très personnelle (NDR : ou presque), les textes sont aussi licencieux que ceux de Björk. Pour concocter ce disque, Whale a reçu le concours conjugué de Brad Wood (Veruca Salt) et de Chris Potter (The Verve). En outre, ce dernier a également assuré le mixing…

 

Whale

We Care

Probablement un des groupes qui colle le plus à l'air du temps! Difficile d'ailleurs de faire plus contemporain que le premier album de Whale. "We Care" embrasse une pop blanche infectée de rap, de funk, de metal et de hip hop avec un esprit pervers. Vous avez probablement déjà pu le constater en visionnant l'un ou l'autre clip vidéo du groupe. Un érotisme ou si vous préférez une sensualité, qui imprègne chacune des compositions. Le timbre vocal lascif, puéril de Cia y est sans doute pour quelque chose. Mais également cette basse dub insidieusement viscérale. Et puis ces claviers fluides régulièrement court-circuités par les brefs mais efficaces jaillissements d’électricité. Bref un opus excitant dans tous les sens du terme pour ce trio suédois qui a reçu le concours de Tricky sur "Tryzasnice". Au chant, mais également aux lyrics. Et pas la peine de rire comme une baleine (!) si on vous annonce que Whale nage dans les mêmes eaux où pêch(ai)ent AR Kane, Sugarcubes, Red Hot et Beastie Boys. Pas de déchets sur les treize chansons. Un must! Dans ce cas, inutile de s'étendre sur le sujet, cétacé (!)...