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The Willowz

Unveil

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Nous vivons à une époque au cours de laquelle pas mal de groupes rentrent en studio et aseptisent leurs compositions pour en faciliter l’écoute. Poussés derrière, par des maisons de disques qui leur balancent des ‘Coco ce que tu fais c’est bon, mais faudra faire des compromis pour que ça se vende’, The Willowz n’en a rien à cirer des concessions. Les adoucisseurs sont uniquement réservés à la lessive. Il provoque donc son public à travers un rock/garage/post punk énergique et brut de décoffrage. Porté aux nues par la bande son de « Eternal Sunshine Of The Spotless Mind », le combo Californien ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. C’est en véritables pyromanes de la scène, qu’ils déversent des jerricans d’essence. Armés d’allumettes, c’est le sourire carnassier aux lèvres qu’ils nous observent paniquer, et poussent le son de leur ampli à fond. A la moindre étincelle tout pète ; et cette peur de l’embrasement ultime procure un frisson charnel, addictif dès la première dose. « Unveil », quatrième galette du groupe, ne faillit pas à la règle. Puissants et corrosifs, les 20 plages (très courtes comme à leur habitude) de cet elpee sont fixées à l’aide de vieux clous rouillés, intouchables sans vaccin en ordre du tétanos. Ces vieux clous ont certainement été arrachés aux perfectos purulents d’ancêtres punk, et retapés à grand coups de marteau sans aucun état d’âme. Toujours aussi ambitieux et productifs, The Willowz démontre une fois de plus qu’ils n’ont peur de rien, et que tout ne fait que commencer pour eux. Bang ! (Chrome Hoof, Melvins, Deerhunter,…) peut se frotter les mains, il y a de l’énergie à revendre derrière ces p’tits gars, et ne pas s’en rendre compte serait nier le bon sens.

 

White Willow

Storm Season

Écrit par

Encore un superbe objet venu du Nord. Le groupe finlandais White Willow n'en est pas à son coup d'essai et son précédent album, 'Sacrament' reste hautement recommandable. Malgré les changements de personnel, l'auditeur n'est pas dépaysé par cette nouvelle production. Et l'option beaucoup plus électrique n'éclipse pas totalement les instruments plus familiers de la musique folklorique (NDR : la flûte, voire classique (NDR : le violoncelle). L'atmosphère générale est typiquement scandinave, sombre et plutôt nauséeuse, voire menaçante. Les compositions tablent souvent sur le contraste entre une base rythmique pesante à souhait, et les lignes mélodiques plus légères tracées par la flûte, la guitare sèche ou un clavier. Le chant de Sylvia Erichsen est tour à tour sensuel et très haut perché. Le principal compositeur est le guitariste Jacob Holm-Lupo, mais la contribution de chacun est déterminante dans la splendide réussite que constitue cet album très riche tant sur le plan musical que sur celui des sonorités. Certains pourront regretter que White Willow ait concédé un peu de sa différence pour se rapprocher de ses voisins en vogue, Paatos en tête. Par ailleurs, cette démarche les conduit parfois aussi vers un univers que ne renierait pas un Hooverphonic neurasthénique. Si ces repères éveillent votre curiosité, vous ne risquez pas d'être déçus. Ces sentiers sont trop rarement arpentés pour ne pas être originaux.