Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Willy Willy

Hellzapoppin

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Le Voodoo Band est né en 1999. Une formation fondée par un certain Willy Lambregts. Un Ostendais, mieux connu pour avoir été le guitariste de Vaya Con Dios et des Scabs. Responsable d’un premier album en 2003 ("Willy Willy and the Voodoo Band"), ce band belge taillé pour le white trash rock'n'roll nous propose son deuxième opus. Pour la circonstance, le grand Willy a privilégié ses propres compositions. Et le résultat est, bien entendu, plus original et surtout personnel.
 
L’ouverture est idéale. Un superbe rock'n'roll digne d’Eddie Cochran, Gene Vincent et consorts. Pourtant l’ombre du Velvet Underground est également présente. Elle nous replonge dans cet univers très singulier au cœur duquel Lou Reed (NDR : ce timbre et ces inflexions !) menait ses troupes à coup de rock'n'roll. La comparaison est troublante. Le Bo Diddley beat imprime "Ro day". Eclaboussée derechef par des jets de rock'n'roll, la trame rythmique est nerveuse. La section rythmique est efficace ; et en particulier les martèlements de Marty De Wagter aux drums. La sonorité des guitares produit son effet. Opérée par Patrick Riguelle, la mise en forme est impeccable. Signé Leiber et Stoller, "Bazoom!" est une ballade amusante, une sorte de blues/pop/rock, qui met en exergue le travail des voix. Particulièrement amplifiée et incisive la guitare est bien mise en évidence. "Birdlime boogie" est un boogie bien saignant. Les vocaux de Willy sont ici paresseux et nasillards, mais surtout soignés. "2nd hand love" est taillé dans le funky R&B par le Voodoo Band. Une compo rehaussée par la présence de la voix spécifique et tellement musicale de Miss Beverley Jo Scott. Une démarche musicale plutôt originale, accentuée par une certaine recherche dans la tonalité des cordes. Franchement blues rock, "Lonesome to be true" évolue sur un tempo lent. Les cordes de guitare se multiplient. Elles occupent une place prépondérante ; d’autant plus que Patrick Riguelle en rajoute une couche. Le white trash rock'n'roll (NDR : on y est !) de "No place 4 U here" est percutant. La version acoustique du traditionnel "Nobody's fault" de Blind Willie Johnson est enrichie par les voix de Beverly Joe, de Willy, Patrick, Wigbert (NDR : qui double à la mandoline), Daringmen, et de Hans Quaghebeur (NDR : préposé au hurdy gurdy!) Un moment très agréable. "Hammerin' blues" est sculpté dans le blues rock. Tout comme le titre maître. Le rock'n'roll y est souverain. Les guitares toujours à l'avant et la voix bien nonchalante. Trop court, cet elpee s’achève par "Gravel road", une ballade country légère, balayée par la lap steel de Riguelle. Ce nouvel opus est à peine sorti que le Voodoo Band a changé de line up. Aux dernières nouvelles Willy est soutenu par Pip Vreede (ex Wolfbanes) à la guitare rythmique, Paul Brusseel (ex Mudgang et Revelaires) à la batterie et Marnix Catsyn (ex Soapstone, Revelaires) à la basse. A suivre! Le Voodoo Band occupe une place bien à lui sur la scène rock nationale. En outre Willy sévit également chez Stoned, en compagnie de Wigbert Van Lierde et de Jan Hautekiet, une formation qui se consacre aux covers des Rolling Stones!

Willy Willy

Willy Willy & The Voodoo Band

Écrit par

Willy Lambregt n'est autre que l'ancien guitariste des Scabs. Et de Vaya Con Dios aussi. Une formation qu'il avait montée en 1986 avec Dani Klein et Dirk Schoufs. Il vient de créer sa propre formation qui répond au nom de Willy Willy & The Voodoo Band. Martijn De Wagter aux drums et l'excellent René Stock (ex-Electric Kings et ex Last Call) à la basse constituent la section rythmique. Si Willy a un petit faible pour le rock'n'roll et le rockabilly, il privilégie le blues sur ce premier album. D'excellente facture, il faut le souligner. Signé Bobby Bland, "Mr Hot shot" met la machine en route. La basse de René impressionne par sa puissance. Les cuivres font une timide apparition. Mais la voix bien présente rappelle le bon temps des Carl Perkins et de Gene Vincent. L'adaptation du "Let's have a party" de Jessie Mae Robinson élève les débats sonores d'un cran. Indestructible, la rythmique d'acier imprime un tempo hallucinant. Le piano frénétique de Filip Ketels (NDR : du Joey's Boogie Band) libère une guitare insatiable. Il faut reconnaître que dans ce style, le Voodoo Band est vraiment à son affaire. Et il en fait une nouvelle démonstration tout au long de "Shake rattle & Roll" (NDR : une compo issue du répertoire de Joe Turner) ; ainsi que de "Miss Lucy" et de "Sincity". Classique R&B, le "Walking the dog de Rufus Thomas a bénéficié d'un arrangement sur mesure. "Why don't you love me" ouvre une parenthèse country. Patrick Riguelle ne figure pas dans la liste officielle des invités. Mais je suis convaincu qu'il y joue de la lap steel. Une chose est sûre, Beverly Joe Scott y partage bien les vocaux avec Willy. L'atmosphère devient lourde, oppressante. Elle semble émaner des swamps. Les silhouettes des alligators semblent se dessiner sur "Voodoo woman blues". Les cordes résonnent devant la chambre d'écho. Le son évolue dans un univers assez trash. L'harmonica hurle de douleur face à l'attaque lancinante de cette guitare. Le "Daddy Rolling Stone" d'Otis Blackwell reconduit cette rencontre entre le blues et le rock'n'roll. Le piano et l'harmonica se fondent bien dans l'ensemble. Pour sa reprise du "300 lbs of joy" de Willie Dixon, le Voodoo Band vire au R&B. Les cuivres y soulignent le rythme exotique des percussions. Le fameux "Shaking all over" est au programme. Ce n'est pas étonnant. Mais ici, on croirait entendre le fantôme de Johnny Kidd flanqué de ses Pirates. "Shot of R&B" s'ébroue sur un tempo modéré. La voix fausset de Willy se conjugue avec celle de son ancienne partenaire, Dani Klein. Blues lent, "Last call for alcohol" est une composition maison. Elle démontre que le cœur de rocker peut succomber à ce blues qu'on apprécie tant. Willy Willy est très conscient que le rock'n'roll ne peut renier ses origines. Muddy Waters, le dieu de Chicago l'avait compris bien avant lui. "The blues had a baby" est issu de sa plume. Et Willy l'a tout naturellement assimilé. Excellent et surprenant, cet opus est ponctué par "Sincity", un rock'n'roll d'enfer qui s'achève sur les chapeaux de roues. La Belgique vient d'hériter d'un nouveau grand groupe qui se démarque par son approche rock'n'roll et son côté percutant. Et à mon humble avis, sur les planches, le groupe doit déménager…