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Windmill

Epcot Starfields

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En observant l’image reproduite sur la pochette (NDR : d’un très mauvais goût, il faut le reconnaître), j’ai redouté le pire pour mes tympans. Alors, allais-je devoir me farcir un disque trempé dans de l’électro futuriste ou du revivalisme disco ? Ben, pas du tout. Pas de claviers. Pas de basse à faire trembler les murs, non plus. Simplement des chansons pop aux mélodies contagieuses, très agréables à l’oreille…

Windmill est une formation londonienne dont le leader (NDR : c’est aussi le chanteur et le compositeur principal) répond au nom de Matthew Thomas Dillon. Lors d’un voyage accompli en Floride, il a été choqué par un parc à thèmes sis à Disneyworld : l’Epcot. Ce qui explique le titre du deuxième long playing du combo (« Epcot Starfields ») et puis l’artwork futuriste au goût douteux. D’autant plus que cette attraction a inspiré la majorité des textes de l’opus signés par Matthew.

La pop dépouillée de Windmill est balisée essentiellement par le piano. Des ivoires qui soutiennent à merveille la voix nasillarde de Dillon ainsi que les chœurs. Quelques interventions au violon aussi. Sur quelques morceaux. Mais particulièrement judicieuses. Sur les 10 plages de l’elpee, quelques unes sont cependant encore trop embryonnaires. Le sens mélodique est intact, mais il y manque le petit quelque chose pour faire la différence. Aussi, on se délectera surtout de purs petits bijoux pop réminiscents de Mercury Rev voire des Flaming Lips (NDR : en moins grandiloquent) comme l’excellent « Sony Metropolis Stars », caractérisé par son magnifique crescendo vocal magnifique ou encore « Ellen Save Our Energy ».

Les apparences sont souvent trompeuses. Faites donc abstraction de la pochette de cet « Epcot Starfields » avant de vous lancer dans son audition. Un œuvre à laquelle on reprochera un manque d’homogénéité et parfois un goût d’inachevé. Mais qui témoigne du talent de mélodiste de Dillon. En se concentrant davantage sur son sujet, Windmill pourrait nous réserver, à l’avenir, d’excellentes surprises. C’est tout le mal qu’on leur souhaite !