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Year Long Disaster

Black Magic

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Les membres de Year Long Disaster ont déjà tous flirté, d’une manière ou d’une autre, avec la célébrité. Vous pourriez probablement lire leurs aventures, dans la rubrique ‘Potins Rock/People’ de ce webzine, si ses concepteurs avaient eu la mauvaise idée d’en créer une. Daniel Davies, le guitariste/chanteur du combo n’est autre que le rejeton de Dave Davies, gratteur chez les mythiques Kinks. A la fin des sixties, ce groupe rock anglais a décroché toute une série de hits, dont les fameux « Lola » et « You Really Got Me ». Et puis surtout publié un chef-d’œuvre et album culte intitulé « Are the village green preservation society ». Rich Mullins a forgé sa notoriété de quatre-cordiste chez Karma To Burn. Quant à Brad Hargreaves, il a connu la gloire et la fortune en cognant les fûts chez la formation américaine très vendeuse Third Eye Blind.

Le rock, ce n’est pas la téléréalité. La célébrité ne suffit pas pour s’y faire un trou. C’est pourquoi, depuis sa formation en 2004, Year Long Disaster n’a cessé de multiplier les tournées. Ce travail scénique intensif l’a incité à partager la scène en compagnie de pointures comme The Cult, Velvet Revolver ou les Foo Fighters. Le premier album, éponyme, sorti en 2007, va leur attirer les faveurs d’un certain Lemmy Kilmister (Motörhead). Ce dernier, non content de les emmener en tournée, va dispenser à leur égard des compliments plus qu’élogieux au fameux magazine rock anglais Kerrang.

« Black Magic; All Mysteries Revealed », le second opus sorti en mars, est une véritable relecture modernisée de la mouvance classic hard rock anglaise des seventies. Produit par Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Alice In Chains, Rush), l’album devrait squatter les platines lasers de tous les amateurs de rock costaud inspiré des glorieuses années septante. Pas question ici de ‘revival seventies’. YLD ne se contente pas –comme beaucoup de combos se prétendant ‘vintage’– de rejouer les riffs lourds de Black Sabbath en essayant de retrouver le son minimaliste de l’âge d’or du rock. Le son, ici, est tout ce qu’il y a de plus moderne. Boosté à la sauce Raskulinecz. Les compositions, par contre, ont ce côté heavy rock ronflant et chaleureux, saturé de groove et bourré de feeling que seules les formations rock classiques britanniques comme Led Zeppelin, Whitesnake ou Deep Purple étaient capables de créer.

Les amateurs des trois dinosaures susvisés et de plus jeunes loups comme Wolfmother, par exemple, seraient donc bien inspirés en jetant une oreille velue sur cet excellent « Black Magic; All Mysteries Revealed ». Le rock, comme il doit être joué. C’est Lemmy qui l’a dit.