Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 25 juin 2008 00:17

Diasporas

Ibrahim Maalouf, que l’on a pu voir dernièrement aux Nuits Botanique aux côtés de Yaël Naim, distille un savant mélange de jazz et de musique orientale nappé d’une légère couche de musique électronique. Ode aux pérégrinations multiculturelles, « Diasporas » est le résultat de quatre longues années de labeur durant lesquelles le trompettiste a virevolté de Paris à Beyrouth, en passant par Montréal. De ces voyages sont nées onze compositions bien produites mais par trop souvent inégales. En effet, bien que la fusion des genres musicaux de ce « Diasporas » soit quasiment impeccable, Maalouf a parfois tendance à se perdre dans des complaintes interminables (« Last Wishes », « Shadows »). Et lorsqu’il joue la carte de l’audace, le résultat n’est malheureusement pas plus convaincant. En atteste « Missin’ Ya (Night In Tunisia) », reprise du « Night In Tunisia » de Dizzie Gillespie, dont on ne comprend ni les tenants ni les aboutissants. De cette œuvre, on retiendra essentiellement les quelques plages improvisées qui démontrent de la manière la plus adéquate l’étendue du talent du jeune trompettiste. Pas mal, ni plus ni moins. 

 

mercredi, 25 juin 2008 00:14

Colin Meloy Sings Live !

Tête pensante des Decemberists, Colin Meloy s’est offert en 2006 une petite escapade en solitaire sur les routes américaines, emportant dans ses bagages une guitare acoustique pour seul matériel. De New York à Los Angeles en passant par Chicago, l’interprète a tranquillement parcouru le pays afin de s’offrir deux petites semaines d’entretiens privés entre lui et son public. Deux ans plus tard paraît « Colin Meloy Sings Live ! », le fruit d’une virée qui risque de rendre vert de jalousie la majorité des fans internationaux du bonhomme. Et pour cause, il n’a pas consenti à emporter sa gratte sèche en dehors des frontières états-uniennes.

Quelques privilégiés ont donc pu se régaler de versions dépouillées de plusieurs compositions des Decemberists, interprétés en solo par leur géniteur. Celui-ci parcourt ainsi le meilleur de la discographie de sa formation (« Here I Dreamt I Was An Architect », « On The Bus Mall », « The Gymnast, High Above The Ground », « A Cautionary Song ») mais ne se gêne pas pour présenter également le plus mauvais de ses écrits tel qu’un « Dracula’s Daughter », fredonné avec dérision.

Excellente transposition live contenant quelques clins d’œil aux idoles de l’interprète (Pink Floyd, Shirley Collins, R.E.M.), « Colin Meloy Sings Live ! » aurait néanmoins pu inclure l’un ou l’autre extrait de « The Crane’s Wife », dernier essai des Decemberists, publié quelques mois après cette tournée. Mais au terme de l’œuvre, on reprochera principalement à l’homme d’avoir snobé le reste d’un monde qu’il lui reste pourtant encore à conquérir.

mardi, 15 avril 2008 18:31

Helmets On!!! It’s Raining Scalpels

Que les fans de Motorpsycho ne s’y trompent pas. Bien que leur nom soit emprunté à une chanson des Norvégiens, Taïfun distille une power pop lorgnant vers l’emocore des premiers jours au moment où l’on s’y attendait le moins. Le titre « Snow Turns To Sleet » ouvre le bal sur une touche de douceur assez bienvenue avant de laisser place à des « Cop Cars » ou « Silence The Facts » plutôt énergisants. Quelques bémols cependant. Bien que les mélodies soient en majorité ‘nickel’, l’ensemble manque cruellement de travail au niveau des vocalises. Même des « Torpedo » et « Collective Mind » aux riffs assez accrocheurs finissent par lasser. Car maltraités par des chants peu harmonieux et un mixage assez moyen. Des éléments que Taïfun peut manifestement rectifier, comme en témoigne « Snow Turns To Sleet » et son bel arrangement. Allez les mecs, encore un peu de travail et on repassera vous voir…

 

mercredi, 25 juin 2008 00:09

We Started Nothing

L’honnêteté paie. La preuve par cette première œuvre des Ting Tings dont l’intitulé résume à merveille la démarche du duo. « We Started Nothing », déclarent-ils avec fierté. Jules De Martino et Katie White surfent donc sur la vague pop aux accents électroniques la plus hype possible, composant des ritournelles aux refrains obsédants et aux mélodies entraînantes. Usant de formules mille fois usitées, The Ting Tings n’en ont rien à foutre et le démontrent en dix petites leçons. S’approprier un genre musical ne leur semble pas constituer une priorité. Pas vraiment un tort, au vu des innombrables ‘next-big-things’ qui s’y attèlent chaque semaine en échouant lamentablement. Le duo, lui, accepte la situation et crée de la zique dans l’unique but de secouer le derrière de son auditoire et lui esquisser un sourire aux lèvres. Les mélodies de « Be The One », « Fruit Machine » ou des inévitables « Great DJ », « Shut And Let Me Go » et « That’s Not My Name » sont de celles qui vous obsèdent jusqu’à la nausée. Symptôme dévoilant une formule manifestement gagnante. Et si la nouvelle définition de l’originalité en était justement son absence ?

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D279720524%26id%3D279720477%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Dropin´It !

Les pistes de danse belges sont bien tristounettes. Le peuple de la nuit qui était venu s’éclater n’a pas d’autre option que de se la jouer lounge. Du coup, il s’emmerde ferme, les fesses gluées au canapé du club. C’est qu’on en attendait bien plus du premier album de notre petite Didjette nationale, Stephanie D’Olieslager alias D’Stephanie. Après avoir sévi dans tous les clubs branchouilles d’Europe et même d’Afrique, et sorti quelques EPs et singles, D’Stephanie sort un premier album très inégal. Grande déception, « Droppin’ It ! » semble se perdre entre des rythmes electro acrimonieux (« Shake It Down », « Rum N Bass ») et une lounge trop facile (« Funk Up My Day », « Won’t Fall »). L’ensemble manque de compositions réellement accrocheuses, à l’image de l’instrumental « If We… », seul titre à sortir du lot. Trop stérile, « Droppin’It ! » n’a pas grand-chose à offrir. Un beau gâchis.

mardi, 29 août 2006 03:00

The Dead 60s

Minuit. Les ruelles sombres et désertes de Londres s’illuminent. La ville est en état d’alerte. D’un coup, d’un seul, les habitants envahissent les trottoirs. L’annonce de la résurrection des défuntes sixties a provoqué l’effet escompté. Le peuple danse frénétiquement à chaque coin de rue. Reprenant le flambeau du rock ska là où Madness ou The Specials l’avaient abandonné, The Dead 60s ravive le souvenir d’un genre trop longtemps laissé pour compte. Sorti fin mai 2005, l’éponyme de la formation britannique a malheureusement souffert de la surexposition de certains confrères apparus en même temps sur la scène british. Hard-Fi pour ne pas les citer. Relégués au second plan, le combo publiera à deux reprises « Riot Radio » qui n’atteindra que la 30e position du chart anglais… à deux reprises ! Le single « Ghostfaced Killer » ayant quelque peu amélioré sa situation, le quatuor décide, à l'heure où il enregistre son second essai, de rééditer le premier. Exit les titres « New Town Disaster » et « Just Another Love Song ». Ils sont remplacés sans révérence par « Ghostfaced Killer » (absent de la première version) ainsi que la plage instrumentale « Soul Surivor ». Etrange remaniement qui n’enlèvera cependant rien au charme de la plaque. Bien que The Dead 60s ait un peu de mal à convaincre sur scène, le groupe démontre toute l’étendue de sa puissance sur ces 13 morceaux gravés. En témoignent les engageants « Riot Radio », « Red Light », « Train To Nowhere » ou « Loaded Gun ». La formation aura sacrément ramé mais le résultat en vaut la chandelle. D’ailleurs, dans les rues de Londres, on danse encore…

mardi, 29 août 2006 03:00

Gang of Losers

Deux ans auparavant, Martin Pelland, le bassiste de The Dears, confiait à Musiczine qu’il souhaitait de tout cœur que, pour le prochain album des Dears, ‘les journalistes laissent les références de côté’. Raté ! Encore une fois, t’y échapperas pas mon vieux... Malheureusement pour Murray Lightburn et ses potes, « Gang Of Losers » confirme l’étiquette ‘The Smiths version 2000’ collée au dos de la formation canadienne depuis la sortie de « No Cities Left ». Dans la droite lignée du disque précédent, le nouvel essai n’a, par conséquent, rien d’étonnant. Faisant la part belle à des morceaux pop et radiophoniques à l’instar de « Ticket To Immortality », « There Goes My Outfit » ou « I Fell Deep », le nouveau recueil du combo recèle quelques titres moins étudiés et, paradoxalement, plus recherchés tels que « You And I Are A Gang Of Losers », « Death Or Life We Want You » ou « Whites Only Party ». On regrettera l’absence de plages plus épiques à l’image de « Expect The Worst / ‘Cos She’s A Tourist », qui venaient pimenter « No Cities Left ». Hormis "I Fell Deep", même les vocalises féminines passent ici en sourdine. Aucune grande surprise donc, mais un disque qui plaira à tous ceux qui ont apprécié l’essai précédent.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Saturday Night Wrist

Après le résultat mitigé de l’éponyme, trois ans auparavant, fans et critiques attendaient Deftones au tournant. Au vu d’une sortie sans cesse repoussée et d’un single porte-drapeau pas vraiment exceptionnel, additionné à l’un des plus mauvais clip vidéo jamais réalisé (« Hole in the Earth »), on aurait pu légitimement penser que le pire était à venir. Cette bonne blague ! Entre deux ou trois repas concoctés par sa jolie et tendre moitié, Chino Moreno a trouvé le courage de passer la porte du studio pour rejoindre ses quatre confrères californiens et créer l’une des plus belles œuvres du groupe. « Saturday Night Wrist » est ce qu’on pourrait qualifier de chaînon manquant entre « Around The Fur » et « White Poney ». Entre hymnes brut de décoffrage (« Rapture », « Rats!Rats!Rats! », « Combat ») et odes prodigieusement salvatrices (« Beware », « Cherry Waves », « Rivière »), les Deftones se renouvellent et surprennent sans cesse, là où d’autres stagnent lamentablement sur les mêmes notes et les mêmes thèmes (Korn, pour ne pas les citer). Vocalement, Moreno déploie plus que jamais un arsenal d’émotions toujours bien placées. Une simple écoute de l’époustouflante tirade d’adieu « Xerxes », belle à en pleurer, suffit à en témoigner. Ce cinquième ouvrage, agrémenté d’un magistral morceaux instrumental (« U,U,D,D,L,R,L,R,A,B,Select,Start »), compte la discrète mais dispensable présence de Serj Tankian (System Of A Down) sur un « Mein » efficace. Moins timide, Annie Hardy (Giant Drag) partage le micro de Chino sur le politiquement incorrect « Pink Cellphone », titre tièdement accueilli par les fans. En cause, un son trop Team Sleep-esque et le monologue final d’Annie Hardy, très cru mais pourtant hilarant (à condition d’être amplement second degré). Ayant pour sujet la sodomie à l’anglaise, ce dernier a tout simplement été amputé de la version finale du disque. Il n’est d’ailleurs inclus que dans la version ‘Parental Advisory’, disponible uniquement aux States et, roulement de tambours… en Grande-Bretagne. Si « White Poney » reste inégalable, « Saturday Night Wrist » devrait réconcilier les fans déçus de l’éponyme. Un joli 4 sur 5 pour la discographie d’un combo dont la virtuosité s’amplifie à la même allure que le tour de taille de son leader...

 

 

mardi, 25 avril 2006 03:00

You See Colours

Chez les Delays, on ne se casse pas trop la tête. A tous les coups, « You See Colours » a du être bouclé en moins de temps qu’il n’en faut pour accorder une guitare. Beaucoup moins étudié que la pop inextricable de Mew, mais néanmoins proche de celle-ci, le second album des anglais de Delays et ses mélodies faciles régaleront les éternels impatients en recherche de fast-food auditif. Seule exception, un acceptable « Too Much In Your Life » sur lequel le groupe a certainement dû bosser 2 ou 3 minutes de plus que sur le reste du disque. Le point noir principal de « You See Colours » reste cependant la voix androgyne de Greg Gilbert qui peut rapidement se faire agaçante voire exaspérante, d’autant plus lorsqu’elle se conjugue aux titres les plus superficiels (« Hideaway », « Out Of Nowhere »). Au suivant...

lundi, 30 janvier 2006 02:00

Waves

La comparaison a beau être facile, elle n’en est pas moins inévitable. Les frères Devlins sont incontestablement les enfants spirituels de leurs compatriotes irlandais : « Waves », c’est tout simplement du U2. Mais on serait presque tentés d’ajouter ‘en mieux’. Débutant sur un captivant « Everything Comes Around », le disque des Devlins transporte instantanément l’auditeur vers d’autres lieux, là où l’herbe est plus verte, où le soleil brille toute la journée, où les « vagues » viennent achever leur course sur le sable brûlant… En période morose, les excellents « Someday », aux arrangements à la Turin Brakes, « Coming Alive », transporté par son délicieux choeur féminin, et surtout l’entêtant single « Don’t let It Break Your Heart » ont bien des chances d’être plus effectif qu’un Xanax. Toutefois, les quelques petites zones ombrageuses que constituent « Feel It When You’re Gone » ou encore « Headstrong » ternissent légèrement le bleu du ciel Devlinien. Sans grandes conséquences, dira-t-on, la magie réopérant dès les plages suivantes. Même s’il est impossible de se faire sortir la bande à Bono de la tête pendant toute la durée du disque, quelques écoutes suffiront à convaincre les plus réticents. Avec tout ça, je prendrais bien des vacances, moi…