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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Stereolab
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

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jeudi, 14 avril 2011 14:01

Bridge over troubled water (cd + dvd)

Pour célébrer le 40ème anniversaire de la sortie de l’album “Bridge over troubled water”, Columbia a décidé de le rééditer en coffret Deluxe. Un box qui réunit l’album original remasterisé, un ‘live’ immortalisé en 1969 et un Dvd consacré à des interviews ainsi qu’à documentaire intitulé ‘Songs for America’ et réalisé à l’époque par CBS.

Publié en 1970, « Bridge over troubled water » constitue le cinquième (NDR : si on ne tient pas compte de la B.O. de ‘The graduate’) elpee studio du duo new-yorkais. Ce sera aussi leur dernier sous ce format, malgré l’une ou l’autre reformations épisodique (NDR : elles donneront lieu à des prestations en public et à la gravure de certaines d’entre elles). Décrochant cinq ‘Grammy Awards’, en 1971, ce disque a été certifié à huit reprises disque de platine et est demeuré pendant 10 semaines au sommet des charts. C’est aussi celui qui recèle les incontournables « El condor pasa (If I could) », « Cecilia », « The Boxer », outre le titre maître. Un classique plus qu’un album culte ; mais que tout mélomane branché par l’histoire du rock se doit de posséder dans sa discothèque ou compactothèque selon.

Le second cd est découpé en 17 plages enregistrées lors d’un périple effectué à travers les States, en 1969. Il recèle les inévitables tubes « Homeward bound », « The 59th street bridge song (Feelin’ goovy)”, « Scaborough Fair » (couplé à “Canticle”), “Mrs. Robinson”, “The Boxer”, “Bridge over troubled water”, “The Sounds of silence” ainsi que la cover du “That silver-haired daddy of mine” des Everly Brothers.

Dvd, ‘Songs for America’ est un documentaire fort bien ficelé, réunissant des interviews accordées par les deux artistes, des séances de répétition, des scènes de la vie quotidienne, le tout sur fond d’images d’archives filmées à l’époque (NDR : le clan Kennedy, Martin Luther King, les manifestations contre la guerre du Vietnam, les paysages somptueux des Rocheuses, etc.) et sonorisées par les chansons de Paul et Art.

Le tout est enrichi d’un booklet de 24 pages consacré à la réalisation de l’opus, illustré de photographies rares et dont le texte a été rédigé par Michael Hill.

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mercredi, 13 avril 2011 02:00

A can of bees

Avant d’opter pour le patronyme des Soft Boys, cette formation répondait à celui de Dennis & The Experts. Le changement définitif s’est produit en 1977, soit un an après leur naissance. Mais le plus intéressant procède du line up de ce band qui impliquait le guitariste soliste Kimberley Rew, futur Katrina and the Waves et surtout Robyn Hitchcock, grand excentrique britannique, dont la carrière individuelle, souvent marginale, sera entrecoupée de deux reformations éphémère de son groupe phare (NDR : en 1994 et en 2001) et puis d’une aventure chez les Egyptians, vécue en compagnie de la plupart de ses anciens collaborateurs, au cours de la seconde moitié des eighties et le début des nineties ; sans oublier le projet The Venus 3 qu’il a monté en compagnie de Peter Buck de R.E.M, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows ainsi que de Bill Rieflin de Ministry, qui lui ont permis de publier trois elpees entre 2006 et 2010.

Mais revenons au tout premier elpee de Soft Boys, « The can of bees », un disque qui était paru à compte d’auteur sous le label Two Crabs, et qui vient d’être réédité en cd par Yep Roc, neuf années après Matador. Sur les onze titres de ce long playing figure une cover cinglante et virulente du célèbre « Cold Turkey » du Plastic Ono Band. Un des trois titres immortalisés ‘live’ qui figurent en fin de parcours. Syd Barrett est une influence majeure pour Robyn. Ils étaient d’ailleurs tous les deux originaires de Cambridge. Un spectre qui hante régulièrement Hitchcock. Et en particulier sur « Human music », le seul titre délicat de ce cd, caractérisé par sa mélodie sinusoïdale. Le reste de la plaque oscille entre blues aride (« Give it to the soft boys »), dissonance mélodique (NDR : « Do the chisel » aurait pu figurer sur un album de Sonic Youth), funk blanc déstructuré (« The progworkers »), énergique (« School dinner blues »), punk primaire et virulent (« Wading through a ventilator »), spasmodique (« The ratsprayer »), hypnotique et dansant (Blur se serait-il inspiré de la rythmique de « Leppo and the jooves » pour composer « Girls & Boys » ?) ou encore extravagant voire complètement décalé (NDR : si Dylan s’était converti au mouvement en question, il aurait bien pu signer ce « Return of the sacred crab »). Le tout, bien sûr, revu et corrigé par la vision psychédélique de Robyn Hitchcock et souligné par des lyrics sarcastiques et trempés dans l’amertume. Pas un disque accessible, à cause d’un sens mélodique constamment perturbé ou carrément mutilé, mais expérimental qui prélude la sortie d’un futur album culte : « Underwater moonlight »…

 

Avant d’opter pour le patronyme des Soft Boys, cette formation répondait à celui de Dennis & The Experts. Le changement définitif s’est produit en 1977, soit un an après leur naissance. Mais le plus intéressant procède du line up de ce band qui impliquait le guitariste soliste Kimberley Rew, futur Katrina and the Waves et surtout Robyn Hitchcock, grand excentrique britannique, dont la carrière individuelle, souvent marginale, sera entrecoupée de deux reformations éphémère de son groupe phare (NDR : en 1994 et en 2001) et puis d’une aventure chez les Egyptians, vécue en compagnie de la plupart de ses anciens collaborateurs, au cours de la seconde moitié des eighties et le début des nineties ; sans oublier le projet The Venus 3 qu’il a monté en compagnie de Peter Buck de R.E.M, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows ainsi que de Bill Rieflin de Ministry, qui lui ont permis de publier trois elpees entre 2006 et 2010.

Publié en 1980, « Underwater Moonlight » (NDR : ce disque avait déjà fait l’objet de deux rééditions, dont l’une, en 2001, sous le format double cd, était enrichie de quelques bonus) fait donc suite au très expérimental « The can of bees ». Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans des conditions extrêmement difficiles. Tant techniques que de situation (NDR : une cabane pourrie !) Provoquant un stress, une anxiété et un désenchantement chez les musiciens qui se ressent dans les compos. Mais paradoxalement, cette situation les a poussés à se surpasser. Par rapport au premier elpee, hormis le tribal et aride « Old pervert », sculpté dans un funk blanc déstructuré, les mélodies sont particulièrement soignées voire contagieuses et les harmonies vocales parfois carrément ‘byrdsiennes’ (« The queen of eye », caractérisé par ses cordes de guitares bringuebalantes, l’enlevé « Positive vibration » qui adresse un clin d’œil aux Beach Boys). Le spectre de Syd Barrett est omniprésent et pas seulement pour les lyrics complètement à la masse. Très musicale, la ligne de basse apporte une grande richesse aux compos. On a même droit à un zeste de violon et d’harmonica. Ainsi qu’à des claviers. Notamment sur l’instrumental « You’ll have to go sideways ». Fluides, atmosphériques, ils enveloppent la trame hypnotique, obsessionnelle, tissée par les guitares, un peu à la manière de Kevin Ayers (NDR : encore un grand excentrique !) Et de cette œuvre intemporelle, j’épinglerai encore le remarquable « Kingdom of love », réminiscent du Floyd circa “The Piper at the Gates of Dawn” (NDR : mais sans les claviers), le palpitant « I got he hots », qui alterne couplets blues/rock (NDR : ces breaks !) et refrains pop, la voix de Robyn passant alors du timbre rauque, déclamatoire (Captain Beffheart ?) au plus clair et nasillard, sans oublier le morceau maître, en final, plus élaboré mais complètement halluciné, dans sa vision du psychédélisme.

mardi, 02 novembre 2021 19:20

Boomslang

Depuis le split des Smiths en 1987, Johnny Marr a participé à de multiples projets musicaux. Et le qualificatif est faible, puisqu'il a collaboré, à des degrés divers, pour les Banderas, Beck, Andrew Berry, Black Grape, Billy Bragg, Bernard Butler, A Certain Ratio, Charlatans, The Cult, Electrafixion, Electronic, Everything But The Girl, Bryan Ferry, Neil Finn, Haven, Impossible Dreamers, Bert Jansh, Denise Johnson, K-Class, M People, Kirsty Mc Coll, Marion, Moodswings, Oasis, Beth Orton, Pet Shop Boys, Pretenders, Quando Quango, Stex, Talking Heads et The The (NDR : ouf !). Excusez du peu ! Pour la toute première fois, il se pose donc en leader d'un groupe : Les Healers. Rien à voir avec ceux de Fred Lani, puisqu'on y retrouve le fils de Ringo Starr, Zak Starkey, aux drums, et l'ex bassiste de Kula Shaker, Alonsa Bevan. Johnny ne se contente plus de jouer de la guitare. Il chante également. D'une chouette voix, dont le timbre campe un hybride entre Crispian Mills et Tim Burgess. En y ajoutant parfois un peu de reverb. Premier opus du trio, " Boomslang ", fait la part belle à la britpop. Tantôt psychédélique, tantôt semi acoustique, tantôt house, elle navigue à la croisée des chemins des Stone Roses, de Kula Shaker, et des débuts d'Oasis. Infecté épisodiquement d'une petite touche de blues. Mais c'est dans sa phase la plus électrique que la formation se révèle la plus excitante, et surtout la plus efficace. A l'instar de l'atmosphérique " The last ride ", réminiscent de Ride, de l'effervescent " Caught up ", du très enlevé " Need it ", écorché par un harmonica grinçant, de l'hypnotique " Long gone " et du dynamique " Bangin' out ". Le reste se dilue un peu trop souvent dans la pop ordinaire. M'enfin, pour un coup d'essai, Johnny Marr vient de commettre une œuvre plus qu'encourageante. Devrait aussi soigner ses lyrics. Enfin, pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

de-loused in the comatorium

A l’issue du split d’At The Drive In, la moitié du groupe s’en est allé fonder Sparta, et l’autre, c’est à dire Omar Rodriguez Lopez et Cédric Bixler Zavala, The Mars Volta. « de-loused in the commatorium » constitue son premier elpee. Produit par Omar et Rick Rubin, il a bénéficié du concours de Flea des Red Hot, venu donner quelques bons coups de guitare et de percus. Autant vous dire de suite, la surprise est de taille ! Bonne pour les uns, mauvaise pour les autres, elle ne laissera pas indifférent. D’abord, une certitude : les musiciens sont des virtuoses et Cédric, le chanteur, possède une sacrée voix. Ses vocalises sont ainsi capables d’osciller entre les timbres de Robert Plant (Led Zeppelin), Jon Anderson (Yes), Matt Bellamy (Muse) et de Perry Farrell (Porno For Pyros, Jane’s Addiction). Les compositions sont très longues. Entre 7 et 12 minutes. En outre, les lyrics s’inscrivent dans le cadre d’un même concept : la tentative de suicide d’un de leurs proches. Et la musique très complexe, baroque, n’accorde que peu d’espace aux mélodies. Vous me voyez donc arriver avec mes gros sabots. Oui, on en ici en présence de musique progressive. Néo progressive, si vous préférez, brassant à la fois du métal, du jazz, du funk, du psychédélisme (NDR : ou plus exactement du space rock), du hardcore, de l’électro, un peu de dub et autant de world, ainsi que de l’ambiant. On est ici à des années-lumière du punk d’ATDI ! Et je dois avouer que je n’écoute plus guère ce genre d’élucubrations sonores depuis presque un quart de siècle. Mais, il faut le reconnaître, Mars Volta a le mérite de remettre au goût du jour une musique qui, à premier abord, n’intéressait plus que les babas-cools. Et peut-être, à travers leurs références, de susciter l’envie, au sein de la génération actuelle, d’aller à la découverte des albums incontournables (NDR : souvent les premiers) de Pink Floyd, King Crimson, Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, hein !) et pourquoi pas de toute l’œuvre de Peter Hammill (avec ou sans le Van Der Graaf Generator). Il y en a d’autres, mais ce sont ceux qui risquent de vous familiariser le plus avec la prog. Sans oublier les quatre premiers elpees du Led Zeppelin. Mais là, on navigue plutôt dans le nec le plus ultra du métal. Parce qu’au plus vous allez avancer dans la décennie des seventies, au plus vous allez comprendre pourquoi ce mouvement a accouché de « dinosaures » et provoqué la réaction du mouvement punk. Et comme l’histoire n’est qu’un éternel recommencement…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Bring it back

Il y a 7 ans que Mc Almont et Bernard Butler n'avaient plus collaboré ensemble. C'était à l'occasion de l'enregistrement de l'elpee " The sound of Mc Almont & Butler ", un disque qui avait quelque peu déçu. A cause du manque d'équilibre entre les exercices vocaux de Mc Almont et l'emphase des orchestrations 'philspectoriennes'. Et puis de la relative discrétion de Butler à la guitare. Au cours de cette longue période, les deux artistes ont eu le temps de faire mûrir leurs idées et surtout de penser à ne plus reproduire les mêmes erreurs. Et cette remise en question a porté ses fruits, puisque " Bring it back " est enfin à la hauteur des espérances. La soul de type 'motown' est toujours au goût du jour. Celle de Curtis Mayfield, de Marvin Gaye, des Temptations, de Smokey Robinson, des Supremes ( ?!?!?) et même des Isley Brothers. Les arrangements toujours aussi 'philspectoriens', parfois même flamboyants. Mais le groove est d'une nature beaucoup plus viscérale, profondément ancrée dans les sixties et les seventies. Le soprano cristallin, falsetto, angélique de Mc Almont se fond davantage dans l'expression sonore, plutôt que de l'étouffer. Et puis la guitare de Bernard se paie quelques bonnes tranches d'électricité sonique, stimulante, gémissante. Les mélodies sont le plus souvent contagieuses et tellement hymniques qu'on se plairait même à les siffloter sous la douche. A l'instar de l'excellent " The theme from Mc Almont & Butler ". " Beat ", le dernier fragment, aurait même pu figurer sur " Dog man star " de Suede. A cause de cette sensibilité tellement glamour. Une bonne surprise.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

I trawl the megahertz

L'ex-chanteur/compositeur de Prefab Sprout est mal en point. Victime d'un décollement des rétines, il est aujourd'hui atteint de cécité. A l'âge de 46 ans, c'est assez dur à encaisser. Une opération est cependant envisagée. Ce qui lui laisse un espoir de guérison. Ce coup du sort ne l'a pourtant pas empêché de concocter cet opus. Un disque d'easy-listening symphonique, mais aux accents circonstanciellement baroques ou jazzyfiants. A des années-lumière de ce qu'il avait commis à la tête de son germe préfabriqué. Enfin, pas tout au fait, car Paddy a toujours été hanté par des musiciens tels que Burt Bacharach, Gershwin, Dvorak ou même Satie. En outre, il n'y chante pratiquement pas. L'opus n'est cependant pas exclusivement instrumental, puisqu'il nous invite à voyager au cœur même de son existence, tout au long des 22 minutes du titre maître. A travers un poème récité par Yvonne Connors. Ensuite, lors d'un exercice de style (" I'm 49 ") truffé de collages en tous genres. Enfin, son timbre vocal fait une brève apparition sur " Sleeping rough ". Si dans ses meilleurs moments, " I trawl the megahertz " peut rappeler les passages orchestraux réservés à la B.O du film d'animation " Yellow submarine ", au fil de l'écoute, on se demande si cette musique n'est pas davantage adaptée à la sonorisation des supermarchés. La question reste posée…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Back in the world

La plupart des compositions qui figurent sur ce double album relèvent d'une des plus grosses tournées opérées aux Etats-Unis en 2002. Un périple qui avait déjà été immortalisé fin 2002 sur " Back in the USA " ; mais cet autre double opus n'est sorti qu'aux States. Si une majorité de titres de cette nouvelle mouture figuraient déjà sur la précédente, on y remarque quand même quelques différences dont des morceaux enregistrés au Japon et au Mexique. En fait, ce " Back in the world " précède la nouvelle tournée, européenne cette fois, de McCartney. Et de son groupe, of course. Au sein duquel on retrouve la plupart de ceux qui ont participé à la confection de son dernier elpee studio (" Driving rain "), paru début de l'an dernier. Mais le plus important à retenir ce sont les 22 titres des Beatles qui figurent sur cette œuvre. Sur trente-six fragments. Les meilleurs, c'est incontestable. Parce que son " best of " des Wings fait un peu pâle figure. Faut dire que cette aventure fut certainement la plus creuse de sa carrière. D'un point de vue créatif, bien sûr, pas commercial. Mais revenons aux interprétations des chansons du répertoire des Fab Four, qui malgré le temps, continuent toujours à me faire flasher. D'autant que Paul n'a oublié ni Lennon, ni Harrison. Je ne vais pas vous faire l'injure de citer tous les classiques qu'il a voulu célébrer. Simplement, il leur a donné une nouvelle dimension sans trahir la sensibilité qu'ils véhiculent…

 

Ceci n'est pas un nouvel album de Mclusky, mais une réédition de leur premier elpee paru chez 'Fuzzbox', en novembre 2000. Faut dire que le deuxième elpee, " Mclusky goes to Dallas ", avait récolté un joli succès. Des conditions qui ont donc décidé 'Too Pure' à le rééditer. Un disque sur lequel on retrouve les singles " Joy " et " River is mine ", mais surtout des compositions sauvages, furieuses et incendiaires. Rien n'est sacré chez ce trio Gallois, de Cardiff très exactement, sauf le rock expérimental américain, et en particulier sa scène hardcore (NDR : pensez à Hüsker Dü, Shellac et aux Pixies), ainsi que le post punk de Fall ou le funk blanc de Gang Of Four. Une formation dont la principale ambition est de devenir le groupe le plus bruyant du monde. Ce qui vous donne une petite idée de l'intensité qui hante les 15 fragments de ce morceau de plastique. Une intensité accentuée par les textes composés par Andy Faulkner. Des textes contestataires, provocateurs, qui démontrent tout son art à manier l'ironie comme une arme sauvage et anticonformiste. A cet égard, des titres tels que " Whiteliberalonwhiteliberalaction " ou " Rock vs. single parents " sont suffisamment évocateurs.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Qui de nous deux

Le fils de Louis Chédid vient de frapper fort, très fort même. En commettant un opus brillant, très billant même. Pas à cause du strass, même si M a toujours reconnu pour influence majeure le Bowie circa " Ziggy Stardust ". Qu'il répercute toujours à travers une image excentrique ! Pour la circonstance teintée principalement de rose. Enfin sur la pochette. Un costume rose, une guitare rose, des cœurs roses, etc. Mais le plus important, c'est qu'il y décline enfin sa propre identité. Celle d'un artiste qui a choisi d'être plutôt que de paraître. De créer plutôt que d'imiter. Et je dois avouer être tombé sous le charme de cet elpee qui oscille entre rock, pop, funk, électro, soul, disco, latino, glam, world et jazz. Le tout régulièrement traversé d'arrangements de cordes. Tout en accordant une place très importante à l'instinct et au baroque. Sans oublier les textes poétiques qui reflètent son univers enfantin et ironique, parlent de la mort, mais surtout abordent pour l'essentiel le thème de l'amour. Pas l'amour béat et formaté 'starac', mais les déséquilibres affectifs de l'éternel ado, ses faiblesses, ses conflits, son inaccessibilité. Et pourtant, M a l'air heureux. C'est ce qu'on ressent dans ses chansons. Et pour cause, vu son talent, il peut voir la vie en rose. Alors dites : j'M…