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dEUS - 19/03/2026

Cactus 2008 : samedi 12 juillet

Écrit par - Simon Verwacht -

Le Cactus a pour moi tout du  festival idéal : le beau cadre du Minnewaterpark, varié et verdoyant, une organisation irréprochable, des tarifs démocratiques, un public familial, bon enfant et de l’espace pour profiter pleinement de la jolie affiche de ce samedi ensoleillé.

Après deux heures d’embouteillages sur l’autoroute de la mer, j’arrive à temps pour la prestation de Tinariwen, groupe malien qui marie musique traditionnelle et blues-rock façon seventies. Les huit musiciens semblent tout droit sortis du désert, voilés et vêtus de tuniques amples et colorées. Le concert est pourtant loin d’être torride, les morceaux longs et répétitifs se succédant sans décoller réellement. Le soleil engourdit quelque peu le public, de plus en plus nombreux, tandis que des enfants vifs comme l’éclair guettent puis subtilisent les gobelets vides. A 10 centimes le verre, on se dit qu’il n’y a pas de petit profit.

Les Californiens de Pinback entament alors un set nerveux, précis et enthousiaste. Durant plus d’une heure, ils vont passer en revue leur discographie, de l’émouvant « Tripoli » à l’imparable « Good To See », tiré de leur dernier album « Autumn Of The Seraphs ». Les deux leaders semblent d’excellente humeur. Ils plaisantent avec le public et enchaînent leurs morceaux dans des versions plus rapides et nerveuses que sur les albums. Un excellent moment, donc, qui m’a permis de redécouvrir un groupe précieux et constant qui, mine de rien, se construit peu à peu une discographie en or.

Le concert suivant sera une déception : le jazz-soul de The Cinematic Orchestra passe mal en cette fin d’après- midi : la faute à un son faiblard, des passages instrumentaux intéressants mais manquant de surprises, de variations. On est souvent plus proche d’une honnête musique d’ascenseur que des paysages troublants d’un Tortoise. C’est finalement lorsque le chant s’invite que l’émotion passe enfin : en témoigne le très beau « Breathe », tiré de leur passionnant dernier album, « Ma Fleur ». On préférera tout de même déguster cette musique dans le noir, couché ou dans un club enfumé en sirotant un whisky.

Vers 20 heures, l’ambiance monte d’un cran, les enfants descendent des épaules de leurs parents et fuient le podium : les vétérans de Dinosaur Jr s’apprêtent à monter sur scène et à donner ce qui restera comme le concert de la journée. Survoltés, Jay Mascis, Lou Barlow et Murph semblent s’amuser comme des gosses. Contrairement aux concerts du Pukkelpop et d’Anvers de l’année passée, le son est excellent, lourd et puissant. Mascis nous entraîne dans ses soli vertigineux, toujours parfaits. Barlow se déchaîne comme jamais sur sa basse et Murph n’a rien perdu de sa frappe légendaire. Le choix des morceaux est parfait, lui aussi : le groupe joue les habituels classiques des débuts (« Freak Scene », « Little Fury Things »), des extraits du petit dernier « Beyond », mais aussi (pour le plus grand plaisir des nombreux fans réunis) des titres piochés dans les excellents « Where you Been » (« Out There ») et « Without A Sound » (« Feel The Pain »). A la fin du set, des sourires se dessinent sur le visage des nombreux fidèles ayant fait le déplacement, harassés mais ravis.

C’est ensuite notre compatriote Arno qui rassemble le public, de plus en plus nombreux, autour de ses hymnes fédérateurs, dont un « L’Union Fait La Force » de circonstance, acclamé par un public métissé… L’enchaînement « Bathroom Singer », « Oh La La La » et « Putain Putain » met tout le monde d’accord sur les qualités de showman et de chanteur de l’Ostendais, toujours intactes. Le son est bon, bien que manquant sensiblement de puissance. Solidaires, les musiciens passent aisément d’un registre délicat et sensible (« Dans les Yeux de ma Mère », toujours aussi émouvant) à un blues-rock bien gras. Une mention spéciale doit être accordée au nouveau guitariste, au jeu inventif et survolté.

Après ces deux excellentes prestations, les anglais de Starsailor ont bien du mal à réveiller un public abasourdi. Il faut dire que leur britpop désincarnée paraît soudain bien fade… Pas trop ma tasse de thé, à vrai dire. Il est de toute façon l’heure de retourner à la capitale, en attendant une édition 2009 que l’on espère aussi excitante…

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-07-12
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
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