Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Hooverphonic

Francofolies de Spa 2008 : vendredi 18 juillet

Écrit par - Sophie Assoignons et Sébastien Leclercq -

Le premier soir des Francos (le jeudi 17) proposait une affiche plutôt légère, surtout depuis le forfait de dernière minute d’Aaron, remplacé au pied levé par IAMX. En revanche pour ce vendredi, la programmation est manifestement conséquente. En comme le temps semble enfin plus clément… En outre, c’est l’ouverture de la scène Pierre Rapsat sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville. Aussi, dès 22 heures, opérer un choix en devenait presque cornélien. Et pour cause, Stéphane Eicher, Ben Ricour, Girls in Hawaii et Vanessa Paradis se produisaient à peu près au même moment.

Et finalement c’est pour l’ex-Lolita que nous avons opté. Elle est accompagnée par M sur les planches. Une bonne raison, donc, de lui accorder une préférence. D’autant plus que les concerts de la native de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) sont plutôt rares. ‘Pour notre 15ème anniversaire nous vous avons fait un cadeau, puisqu’elle ne joue que 10 dates cet été (NDR : et à peine 30 sur toute sa tournée)’ précise le présentateur, devant un public déjà chaud et conquis. « Divinidylle » et un peu plus tard « Be My Baby » donnent le ton d’un début de set très rock. Faut dire que les musiciens sont solides. Vêtue d’un jeans bien moulant, elle se déhanche et prend rapidement ses aises. En milieu de parcours, elle réserve quelques compos plus calmes et douces comme « Dis-lui toi que je t’aime ». La transition s’opère lors de l’interprétation de « Pourtant », morceau tout d’abord empreint de douceur, qui s’achève en envolée métallique, M en profitant pour exp(l)oser ses riffs, un peu comme si Angus Young débarquait subitement dans le décor. Et il faut avouer que jusqu’alors discret, M nous nous en met plein la vue et les oreilles. Tout au long du show, on assiste à la réécriture du conte « La belle et la bête » (de scène). Les deux artistes sont très complices. Et pas seulement en studio (NDR : cf. « Bliss » et « Divinidylle »). Par contre Vanessa Paradis est toujours aussi peu à l’aise pour établir un dialogue avec son public. Elle continue de jouer à l’ingénue. D’ailleurs l’image de la petite ado continue de trotter dans nos têtes. Si les Francofolies ont atteint l’âge de l’adolescence (15 ans), elle semble ne pas encore avoir dépassé ce stade. Et le contenu de ses interviews en est la plus belle illustration. Pas étonnant donc que ce type d’article soit aussi rare dans les médias. Tout comme les photos d’ailleurs. Et on en a eu un nouvel exemple, puisque l’accès photo aux Francos de Spa –déjà très strict– n’a été accordé qu’à la presse écrite, et nationale de surcroît ! (NDR : pas la peine donc de chercher des images de son set dans notre rubrique.) Pour le reste, il faut bien avouer que si mes à-priori étaient plutôt négatifs avant ce concert, je dois admettre qu’ils ont été balayés ce soir. Son chant est irréprochable et ne souffre d’aucune baisse de régime. En bref, elle a démontré un (trop ?) grand professionnalisme, ce soir.

En compagnie de Stephan Eicher, on entre dans un autre univers. Non seulement il a la classe, mais il est épatant de générosité. L’artiste rejoint la salle du Casino à pied, tranquille, signant au passage quelques autographes et sympathisant même avec ses fans. Un véritable troubadour moderne et affable. Et sur scène, plutôt que de verser dans le ‘best of’ pieux, il étale tout son talent tout en se distinguant par son originalité. Il entame sa prestation en solo. Sous une forme minimaliste. Tout comme son light show, d’ailleurs. (NDR : caramba encore raté pour prendre des clichés au cours des 3 premiers titres !) Puis ses musiciens le rejoignent. L’un après l’autre. En toute discrétion. Et l’intensité de son set s’élève en crescendo. On s’imagine alors admirer la progression d’un magnifique lever de soleil. Et sa brillance ainsi que son authenticité finissent par nous émouvoir profondément. Malheureusement notre timing nous impose de quitter le Casino. Mais ce n’est que partie remise. Une autre fois, nous irons le revoir. C’est promis. Et puis, nous n’hésiterons pas de conseiller à nos amis de faire de même.

Quelques heures plus tôt, sur la même scène, Thomas Dutronc proposait son show. Son premier opus, "Comme un manouche sans guitare", n’avait pas laissé une grosse impression. Sur les planches, par contre, l’artiste se montre plus convaincant. Digne héritier de son père, il affiche une attitude nonchalante voire désinvolte. Mais c’est aussi un être sensible et attachant. Il déboule sur scène sans chichis et entame son set par une cover de Django Reinhardt, une de ses influences majeures, avant de nous entraîner dans le climat latino d’un air de mambo. Il faut cependant attendre son troisième titre, « J’aime pas Paris », pour que le public s’enthousiasme enfin. En fait, Thomas s’est forgé son propre style. Pas vraiment destiné au grand-public. A cet instant, on en conclut que si Thomas n’avait pas pour nom de famille ‘Dutronc’, il aurait été programmé sur une scène de plus petite taille. Un choix qui aurait été finalement plus judicieux. D’ailleurs, il sera de retour chez nous, à l’Ancienne Belgique, le 18 octobre prochain.

A contrario, Hollywood P$$$ Stars a dû se sentir à l’étroit au village Francofou. Faut dire que le groupe belge joue à domicile devant des milliers d’aficionados, pressés comme des sardines contre la petite scène FNAC. Leur popularité commence franchement à impressionner. Et ma foi elle est franchement méritée. Tout le bien que nous pensons de HPS a déjà été écrit sur Musiczine, et nous ne pouvons, une nouvelle fois, que réitérer nos éloges.

En clôture de cette journée, Vive la Fête a démontré qu’il existe encore une unité en Belgique. Des Flamands qui chantent en français, et terminent cette soirée au village Francofou, que demander de plus ? A l’heure où nos dirigeants politiques (dont certains, comme notre vice-premier, s’étaient mêlés au public de Spa) ont du mal à s’entendre sur le volet communautaire, la formation de Kruishoutem balaye d’une main ou plutôt de quelques beats 80’s, toutes ces tensions, pour créer un véritable esprit de fête. Jusqu’alors pondérés, (sous le contrôle du service de sécurité, il faut bien l’avouer) les festivaliers vont alors se déchaîner sur le répertoire composé de morceaux dépouillés mais toujours dansants d’Els Pynoo et Danny Mommens (NDR : ex-dEUS faut-il encore le rappeler). Sexy voire provocante, Els est vêtue ( ?!?!?) d’une minirobe noire ; mais son attitude communique un charme certain à post new-wave un peu décalée.

Ne nous demandez pas d’émettre une impression sur le set que Pierre Fuse accordait au Lido à 1 heure du mat’ ; car nous étions sur le chemin du retour, à une bonne demi-heure de marche de notre Auberge à Mambaye. Et nous préférions conserver toutes nos forces pour la journée du lendemain qui s’annonce déjà bien chargée en émotions.

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-07-18
  • Festival Name: Francofolies de Spa
  • Festival City: Spa
  • Rating: 0
Lu 1594 fois