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Cactus 2009 : dimanche 12 juillet

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On le savait depuis le vendredi soir, mais on n’avait pu diffuser l’info que le samedi : malade, Joss Stone avait déclaré forfait. Et une tête d’affiche ne se remplace pas au pied levé. Finalement, le choix du remplaçant s’est porté sur Jamie Lidell. Patrick, l’organisateur du festival, était bien embarrassé lorsqu’il a appris la mauvaise nouvelle. Fallait faire vite ! Et comme Lidell était à l’affiche de plusieurs festivals en Belgique, la solution était toute trouvée. Encore qu’il fallait conclure. Et visiblement, la réputation du Cactus a fait le reste… Le festival était quand même sold out trois jours de suite. Mais pour ce dimanche, les prévisions météo n’étaient guère optimistes. A un tel point que votre serviteur avait emporté parapluie, bottes et kawé. Et qu’en arrivant à destination, il aurait été préférable de prévoir short, t-shirt et casquette.

Cinq kilomètres avant Bruges, on entre dans les inévitables bouchons. Oui, je reconnais, il aurait fallu partir plus tôt. Mais un rédac’ chef est absorbé par des tâches urgentes jusqu’à la dernière minute. Résultat des courses : Mono et Babylon Circus avaient déjà accompli leur set, lorsque je suis arrivé sur le superbe site du Minnewaterpark.

Il est 15 heures 10 pile, lorsque la formation allemande The Notwist monte sur les planches. J’avais été agréablement surpris par leur prestation accordée dans le cadre du festival de Dour en 2007. Depuis la formation a sorti un nouvel opus, « The Devil, You + Me », un disque paru en 2008. Leur set commence en douceur, mais aussi dans un style minimaliste. Pas facile d’accrocher à cette entrée en matière tout en nuances et peu propice au concept ‘live’. A mi-parcours la bande aux frères Acher se lâche enfin et libère enfin un savoureux cocktail d’électonica et de cordes électriques. Le tout dynamisé par des percus hypnotiques. Un zeste de noisy, de krautrock, de dub et de new wave plus loin, on est surpris par la fin du concert. C’est au moment où on commençait à s’y plonger qu’il s’est terminé.

!!! (prononcez chk chk chk !) est orphelin de John Pugh. Le show repose donc aujourd’hui essentiellement sur le vocaliste et danseur Nic Offer. Passé les premiers accords, leur musique évoque la house mancunienne des Happy Mondays et autre Stone Roses. Mais rapidement, on se rend bien compte que la formation yankee émarge au punk funk. New-yorkais ! Le même que celui de Radio 4, The Rapture ou encore LCD Soundsystem. Encore que pour un puriste, on ressent des influences puisées chez Clash (NDR : pour les accès dub) ainsi que chez Gang of Four, lorsque le funk devient fondamentalement blanc ! Offer s’offre un bain de foule, se tortille dans tous les sens pour mettre l’ambiance. Le groove percussif tramé par le groupe commence à contaminer les spectateurs des premiers rangs ; mais manifestement, une partie du public est encore occupée de faire la sieste. Un passage plus tardif aurait sans doute permis à !!! de faire un tabac au Cactus. Encore qu’en proposant huit nouvelles compos dans sa setlsit, morceaux qui devraient figurer sur leur nouvel opus, la surprise était totale.

Quatuor britannique, The Magic Numbers réunit deux couples de frères et sœurs. Romeo en est le chanteur principal, mais il est remarquablement soutenu par les backing vocaux de Michele et Angela. Imaginez les harmonies vocales ! Leurs chansons pop sont hyper-mélodiques et sont régulièrement reprises en chœur par la foule. Fleetwood Mac et Supertramp ne sont pas loin. Pas pour rien qu’ils portent tous de longues chevelures, comme au tout début des 70’s. Un set rafraîchissant, mais un peu trop revivaliste à mon goût…

J’ai toujours en mémoire le fantastique concert accordé par Calexico au Pukkelpop, flanqué d’un orchestre mexicain, le Mariachi Luz de Luna. C’était déjà en 2000. Depuis la formation texane n’a plus renouvelé cette expérience inoubliable ; mais elle en a conservé un goût très prononcé pour les racines latinos. Faut dire que le duo Burns/Convertino (NDR : des ex-Giant Sand) est originaire de Tucson, en Arizona ; pas loin de la frontière mexicaine. Mais venons-en au show. Un collectif de sept musiciens se présente sur les planches : le guitariste/chanteur Burns, le drummer Convertino, le multi-instrumentiste Marin Wenk (accordéon, claviers, vibraphone, guitare, melodica, trompette), Paul Niehaus à la pedal steel, le trompettiste Jacob Valenzuela qui double au chant dans la langue de Cervantes, le bassiste Volker Zander et un musicien de tournée circonstanciellement préposé à la trompette. Non seulement ce sont tous d’excellent musiciens, mais ils communiquent une passion exaltante dans leur expression sonre. Si leur dernier opus, « Carried to dust » est d’excellente facture, son raffinement émousse son punch ; mais la transposition en ‘live’ est d’une toute autre trempe. Tout comme les autres compos interprétées ce soir, d’ailleurs. Et lorsque la section de cuivres (NDR : parfois ils agitent en même temps des maracas) entre en action, on est sous l’envoûtement ; alors que lorsque les 3 guitares entrent en action, l’intensité nous renvoie tantôt au Paisley Underground, tantôt à la cold wave des Chameleons. La formation s’autorise même une cover du « Love again or » de Love et puis accorde un rappel de deux morceaux, avant de se retirer sous une salve d’acclamations bien méritée. La magie de Calexico avait encore frappé. Et pour que votre info soit complète, sachez que la formation envisage d’enregistrer son nouvel opus, en compagnie d’un orchestre cubain…

Cinq ans que Lamb ne s’était plus produit en public. Et la formation mancunienne avait choisi le Cactus pour célébrer son retour. J’avoue ne pas être trop branché par l’électro et encore moins par le drum’n bas ; mais leur mélange de jungle, d’ambient et d’électro-jazz a toujours eu quelque chose de fascinant. D’autant plus qu’il est enrichi par la superbe voix de Louise Rhodes. Mais bon, depuis 5 ans, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts, et je me demandais si le combo n’allait pas nous servir un plat réchauffé. Ben je dois dire que j’ai été époustouflé par leur prestation. D’abord, il y a Andrew Barlow derrière ses machines. Non seulement il ne se prend pas au sérieux, invitant régulièrement le public à lever les bras, mais outre ses aptitudes de show man, c’est un véritable musicien. Il le démontre en jouant du piano, et puis en inoculant ses beats et ses bidouillages dans la mélodie, sans les froisser. Des mélodies raffinées par le timbre clair, diaphane de Louise (NDR : elle empoigne également circonstanciellement une guitare) ; un timbre parfois proche d’une Björk, mais sans les inflexions suraigües de l’Islandaise. Plus de percussionniste (NDR : Andrew et Louise, s’en chargent régulièrement), mais toujours ce préposé à la double basse (NDR : il en joue également parfois d’un archet !) Derrière le trio les projections arty proposent des images au ralenti, en apesanteur, et même des corps enlacés. En fin de parcours, Lamb s’autorise une incursion dans le psychédélisme, auquel un Animal Collective aurait peut-être intérêt de s’inspirer, s’il en veut pas devoir aller se rhabiller. Deux titres en rappel plus tard, on n’avait pas vu le temps passer. Vous savez donc ce que cela veut dire…

Jamie Lidell, un Anglais à Berlin, a donc dû remplacer Joss Stone au pied levé. Elle s’était fait porter pâle le vendredi soir. Heureusement l’artiste était déjà chez nous. Non seulement il est programmé à l’affiche du prochain Gent Jazz et au festival de Dour, mais il avait également accordé un concert gratuit au Depot de Louvain. Il ne lui était donc pas trop difficile d’ajouter une date à son agenda, d’autant plus qu’il bénéficiait de la tête d’affiche. Et finalement, personne ne s’est plaint de cette jolie finale au cours de laquelle le crooner-électronicien a proposé un subtil cocktail de funk, de soul, de pop et de swing. Vu les circonstances, on peut dire que les organisateurs sont bien retombés sur leurs pattes. Il a proposé un éventail bien équilibré entre les compos électro-dansantes et accessibles de son « Multiply » et celles plus funky soul du récent « Jim ». Une setlist énergique, excitante et pétillante pour un artiste qui affiche une présence scénique bien huilée. Ses cabrioles vocales, un grain de folie et son humour ont fait le reste. Sans oublier son inévitable numéro de human beat-box, lorsqu’il passe derrière son attirail électronique. Le spectacle s’achèvera par deux ballades ‘P-funk’ passionnées, sensuelles et contagieuses. Manifestement, l’édition 2009 du festival cactus était réussie ! (Johan Meurisse; adaptation B. Dagnies)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2009-07-12
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
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