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dEUS - 19/03/2026

Festival Childerock 2010 : samedi 24 avril

Écrit par - Luc Herpoel -

C’est dans les vieilles marmites que l’on prépare les meilleures soupes…

Le Childerock festival fêtait, en 2010, son cinquième anniversaire.

Machiavel était de la fête lors de la première édition et Sttella illuminait de sa présence la seconde. Cependant, depuis trois ans, l’accent est plutôt mis sur l’aspect populaire du spectacle et l’envie de perpétuer des mythes… Depuis 2008, les organisateurs ont donc choisi délibérément de ne plus inviter que des ‘cover bands’ susceptibles de nous faire (re)découvrir les classiques de notre bon vieux rock’n roll.

Ne faisant pas les choses à moitié, Philippe Leclercq, coorganisateur de l’événement, va même jusqu’à choisir des bands qui sont –ce n’est pas une blague– agréés par les groupes originaux. L’avantage de cette formule, c’est qu’elle évite toute (mauvaise) surprise. Les cover bands offrent la garantie d’une bonne connaissance des morceaux interprétés et l’attente du public est donc forcément rencontrée. Cette année, la programmation du Childerock nous proposait Cannon Ball en lieu et place de Supertramp, High Voltage pour nous faire rêver d’AC/DC et en tête d’affiche, Mister Cover, dont le panel très étendu de reprises épingle des standards de Police, Telephone, U2, Queen et la liste est loin d’être exhaustive.

Une bonne nouvelle attendait le public ‘jeune’ aux caisses. Les moins de 24 ans ne payaient en effet que la valeur de la moitié de leur âge. Les autres devaient s’acquitter d’un droit d’entrée de 15 €. Un prix plus que raisonnable au vu de la qualité proposée. Sachant également que les bénéfices du festival serviront à aider les associations caritatives du Lions Club de Tournai, personne n’a rechigné à débourser ce montant.

Il est 19h45, le soleil est toujours bien au rendez-vous, la température agréable, mais rien n’y fait, Cannon Ball entame son set. Les sept membres de ce premier cover démarrent fort (un peu trop au niveau du son) et une bonne partie de la foule profite encore des derniers rayons de soleil. Occupé de déguster une frite ou de terminer sa chope, il se décide enfin, sans doute interpellé par le style progressif de ‘Supertramp’, à pénétrer sous le chapiteau. Tout y est : clavier, saxo, guitares et interprétation d’excellente qualité. Les hits se succèdent: “Dreamer”, “It’s raining again”, “School”, “Goodbye Stranger”... La liste serait trop longue à énumérer. Les amateurs du genre sont ravis et reprennent épisodiquement en chœur, un refrain ou chantonnent de temps à autre du bout des lèvres. Certes, quelques morceaux accusent le poids des ans et résistent difficilement à une déferlante plutôt pop de ces quinze dernières années. Mais les belles mélodies, c’est bien connu, n’ont pas d’âge et le répertoire de Supertramp appartient à  ce que l’on pourrait appeler les ‘immortels’ du rock. Ces dinosaures de la musique anglo-saxonne plaisent encore, preuve en est de l’ambiance devant la scène occupée par Cannon Ball. Une bonne quinzaine de titres plus tard et après un succès bien mérité,  il est temps de céder la place. Le public se retire sous un soleil déclinant, la bière coule à flots et le public se fait plus nombreux.

Vers 21 heures, retour sous la tente rouge et blanche. Tout est prêt pour le second chapitre de la soirée. Les fans d’AC/DC ont fait le déplacement en masse… Ils sont facilement reconnaissables en arborant les uns, une tenue à la ‘Angus Young’, les autres, les fameuses cornes rouges diaboliques. Les perfecto ne se comptent plus. Visiblement, « High Voltage » fait des émules. Le mimétisme dans le public est similaire à celui qui avait accompli le déplacement à Anvers. Seul le nombre d’amateurs diffère sensiblement.

A 21h10 précises, les quatre membres du band entrent en scène et immédiatement l’ambiance monte de deux voire trois crans. Il faut avouer que le ‘sosie’ d’Angus Young sait y faire. Les fans d’AC/DC deviennent carrément fous et on assiste à une espèce d’hystérie collective bien amorcée par ce diable de guitariste. Il pousse le plagiat au maximum, jouant tout comme son idole, des solos de guitare au milieu d’un public complètement conquis et floué par une telle ressemblance tant dans le geste que dans la ‘parole’. Les hits du combo australien s’enchaînent pour le plus grand bonheur de l’assistance. Comme pour la partie précédente, une heure est accordée pour ce second cover band. C’était sans compter sur les rappels insistants du public insuffisamment rassasié… High Voltage accordera donc un rabiot de 10 minutes avant de devoir s’éclipser sous les acclamations de l’assistance complètement surexcitée !

Vingt minutes plus tard, l’espace musical est envahi par les membres de Mister Cover, bien connus du public tournaisien, car déjà présents lors de l’édition 2008. Le souvenir de cette soirée est bien vivace, car à cette heure déjà avancée, le nombre de spectateurs atteint son nombre maximum. Le chapiteau affiche en effet plus que complet et l’ambiance est à son paroxysme. Quelques imperfections techniques, notamment un son de qualité médiocre n’affectent pas ou si peu un début de prestation mené tambour battant. Le sommet est atteint lors d’une reprise de Coldplay et à partir de ce moment, les hits de tous bords se succèdent pour le plus grand plaisir de la foule en transe. La bière et la bonne humeur aidant, chacun se met à danser, transformant le chapiteau en immense salle de bal où s’ébattent tant les plus jeunes que leurs parents… Sur la tracklist de Mister Cover, on retrouve dans le désordre ZZ Top, Coldplay, U2, Wham, Queen, Machiavel, Les Rita Mitsuko, Sttellla, Indochine, Louise Attaque, et j’en passe énormément… Le son est redevenu meilleur (merci l’équipe technique) et le leader de la formation s’en donne à cœur joie. Il faut reconnaître que la qualité d’interprétation est à la hauteur de la satisfaction et la participation des ‘danseurs’. Tête d’affiche de la soirée, Mister Cover a droit au double de temps des autres formations présentes ce soir. Sans aucun temps mort, et sans l’ombre d’un moment d’ennui, le temps passe et vite s’écoule. Le bonheur des danseurs est total durant près de deux heures. Petit bémol cependant, vers 0h30, quelques thèmes de séries télévisées sont interprétés par le combo ; et hélas, à partir de cet instant, le soufflet retombe quelque peu. Dommage de proposer en pleine excitation des morceaux qui sonnent le glas de la soirée pourtant bien entamée et poursuivie –et de quelle manière– par ce cover band de très grande valeur. Il n’est pas loin d’une heure du matin, Dallas et consorts ne retiennent pas les spectateurs et le chapiteau se vide de manière spectaculaire. Mister Cover se perd dans des reprises nettement moins audacieuses et tombe dans une caricature regrettable à cette heure encore ‘festive’.

Pas de regrets à avoir cependant, la soirée a été, dans son ensemble, d’une qualité irréprochable. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que Musiczine a couvert, pour la première fois, l’événement. Espérons que l’édition 2011 nous réserve autant de moments de bonheur. Nous reviendrons, sans aucun doute.

(Voir également notre rubrique photos)

Informations supplémentaires

  • Date: 2010-04-24
  • Festival Name: Childerock
  • Festival Place: Esplanade de l’Europe
  • Festival City: Tournai
  • Rating: 0
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