Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Nicolas Alsteen

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mardi, 25 juillet 2006 03:00

Victory For The Comic Muse

Deux ans plus tôt, nous sortions déjà émerveillé du nouvel album de Divine Comedy. « Absent Friends » nous touchait en plein cœur. L’âme irradiée par ces chansons pop, parfaitement calibrées autour d’une voix de crooner assurée, nous ne pouvions imaginer suite discographique plus belle pour Divine Comedy. Et pourtant... A l’écoute de « Victory For The Comic Muse », le mouvement s’impose : s’agenouiller. Fermer les yeux et écouter ces chansons intemporelles. Oui, le temps s’est arrêté, suspendu à ce neuvième album du divin Neil Hannon. Pour évoquer sa musique, certains mentionnaient les prestigieux Burt Bacharach ou Brian Ferry. Mais ils se sont trompés. Talent qui s’ignore, dandy qui s’adore, Neil Hannon est de ces artistes géniaux. De ces hommes incomparables dont les noms résonnent à travers les décennies.

Sans trembler, nous annonçons au monde la naissance d’un classique. « Victory For The Comic Muse » recèle des atouts nécessaires pour revêtir ce titre : une spontanéité lumineuse (« To Die A Virgin »), une élégance affectée (« Diva Lady »), des textes confondants de réalisme (« A Lady Of A Certain Age »), des orchestrations somptueuses (« Party Fears Tea », « The Plough »). Certains artistes courent toute une vie derrière un tel disque. Placide, Neil Hannon se pose là, plus joyeux que jamais. Et, de sa poche mélancolique, il sort ce formidable album, impressionnant recueil émotionnel. En un clin d’œil, Divine Comedy traverse l’enfer pour rejoindre le paradis. Symphonies, mélodies, humour, détresse. La réussite de ce disque n’est pas en manque d’attributs. Les neuf filles de Zeus avaient donc une sœur cachée. Et dire qu’il aura fallu attendre le 21ème siècle pour, enfin, assister à la première victoire de cette Muse Comique. Espérons que ce ne soit pas la dernière...

A Leeds, on aime les histoires de famille. Après les frangins des Cribs, voici les frères des Duels. Depuis leur plus jeune âge, Jon et Jim Foulger entretiennent des rêves de gloire. Jon se voit chanteur. Pour sa part, Jim préfère la guitare. Accompagnés de leur cousine Katherine Botterhill (claviers), de Jon Mayer (basse) et de James Kirkbright (batterie), la fratrie ne s’en laisse pas compter. D’emblée, la formation lance un grandiloquent « Brothers & Sisters ». Petit clin d’œil fraternel ou simple envolée lyrique ? Emmitouflé dans son caban de star, Jon porte sa voix vers l’avant. Evidence confondante : l’homme a été bercé aux hymnes du Floyd et de Bowie. Ensuite, c’est l’histoire de quelques pop-songs bien troussées mais sans grande originalité. Ces Duels ne sont guère dangereux. Juste malicieux.

« The Bright Lights & What I Should Have Learned », premier album du groupe, limite ses moments forts à quelques joutes de spadassin (« The Show Build », le jouissif « Pressure On You »). Pièce manquante dans ce combat inégal : le tube imparable, nécessaire artillerie pour tirer ce disque vers le haut. A l’avenir, la formation devra retravailler ses offensives. Sous peine de perdre d’autres « Duels »...

lundi, 17 avril 2006 03:00

World Circuit Presents...

En vingt ans, le label World Circuit est devenu un emblème incontournable d’un terme générique, communément accepté de tous : la World music. Pour fêter ces deux décennies, cette petite entreprise nous propose une grande compilation. Deux disques, 28 chansons, quelques inédits et des versions live sorties de derrière les savanes. La sélection opérée demeure irréprochable. Les légendes côtoient ainsi les révélations, les bonnes vibrations.

A l’écoute de cette double compilation, un constat s’impose : le label possède un don évident pour consacrer tardivement les vétérans. Les exemples sont nombreux, somptueux : Ali Farka Touré, Ibrahim Ferrer, Rubén González, Nico Saquito ou encore, Miguel Angá Diaz. Tous ces artistes se sont aujourd’hui envolés, rejoignant paisiblement leurs paradis perdus. Mais par leurs idées, leurs visions, ils ont participé à rédiger les plus beaux chapitres de l’histoire de la musique. World ou pas. A côté de ces demi-dieux, une foule d’artistes prodigieux se pousse au programme de la compilation (Cheikh Lô, Oumou Sangare, Orlando Cachaito Lopez, etc.). Ce recueil est à la mesure de ses ambitions. Il contentera le monde entier. Pour satisfaire leurs ardeurs, les passionnés découvriront quelques chansons inédites (notamment le magnifique « Yumala » de Mustapha Baqbou). Les autres trouveront ici une clef magique, un point d’ancrage formidable, dépassant largement une simple introduction au label.

Humour, point d’exclamation et punketé. Against Me ! nous revient de Londres. Un concert enregistré sous le bras, le quatuor de Gainsville (Floride) nous laisse entrevoir l’étendue de ses prétentions scéniques. Et force est de constater que Tom Gabel et ses potes ont des arguments à faire valoir : un look de bûcheron écossais dépravé, un punk-folk urgent pour danser bourré et complètement déshabillé ou, encore, de solides mélodies à chanter debout sur le comptoir de son pub préféré. Etrange rencontre entre les Pogues et les Dirtbombs, Against Me ! devrait tourner en compagnie d’Archie Bronson Outfit, son lointain cousin britannique. Pour les néophytes du folk-rock branché sur 10 000 volts, ce concert à Londres constitue une excellente porte d’entrée sur l’univers de ces folkeux affolés. De chouettes compostions (« Americans Abroad », « Don’t Lose Touch ») à découvrir d’urgence. Ceux qui limitent le punk rock ricains aux incartades de NOFX devraient écouter cet album. Il fera son (petit) effet.

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Back To The Bus: Baby Shambles

Si tout ce qu’on raconte est vrai, ‘Pete Doherty est un toxico. Pete est un salaud. Pete est un escroc. Pete est un séducteur. Pete est un poète. Pete est ce qui est arrivé de mieux à l’Angleterre depuis les Beatles... Pete risque de crever.’ Dans son ouvrage, intitulé et radicalement consacré à Pete Doherty, Busty, journaliste-groupie idéaliste chez Rock&Folk, tente de cerner la personnalité de son idole. Loin de parvenir à ses fins, elle tend à s’embourber dans les bas-fonds d’une adoration sans nom. Dommage. Mais peut-on lui en vouloir ? Le plus difficile chez ce Doherty étant de déterminer la frontière entre son mythe et la musique. Pour éviter de se perdre dans des considérations subjectives, mieux vaut se pencher sur les origines de la saga Doherty : sa musique. Si notre traîne-toxines préféré s’est fait connaître de tous par ses exploits (musicaux et autres) au sein de The Libertines et Baby Shambles, on s’attaque ici à quelque chose de radicalement différent, les chansons favorites d’un groupe en tournée. Oui, tiens, qu’écoute Baby Shambles dans son tour bus ? Qu’écoute Pete Doherty en roupillant entre un concert annulé et une prestation chaotique ? De la très bonne musique : The Creation, The Clash (forcément...), Bert Jansch, Johnny Thunders (évidemment...), Devendra Banhart, Love, The Social ou Belle & Sebatian. Rien à faire, il nous étonnera toujours !

 

mardi, 01 août 2006 03:00

Fargo : Collection Eté 2006

Vive les vacances, vive la musique ! On s’installe : doigts de pieds en éventail, les yeux fermés derrière les verres enfumés de nos lunettes de soleil. On se fait plaisir : la « Collection Eté 2006 » du label Fargo dans les oreilles. Les sens sont en éveil. Voici une compilation essentielle à la culture des non-initiés. Activiste, à la pointe de la qualité, le label parisien nous propose ici de revisiter son répertoire par le prisme de ses dernières sorties. En un double album et vingt titres, découvertes et valeurs sûres se côtoient.

Sur le premier volet du diptyque, les ombres de Great Lake Swimmers et la bouille de l’impeccable Andrew Bird se profilent. C’est également l’occasion de s’émerveiller face à l’un des joyaux ignorés de la pop énergique et ensoleillée : Alamo Race Track. Ces quatre Hollandais ont les armes nécessaires pour faire tomber des bataillons de fans de Radiohead, des Strokes, de Weezer et de Pavement. Aujourd’hui, il est plus que temps de les encenser à leur juste valeur. « Birds At Home », le premier album d’Alamo Race Track est une tuerie de pop moderne. Alors, pourquoi se priver ? Une compilation, c’est aussi un moyen d’appuyer des artistes par le biais d’un titre phare de leur discographie. On pense notamment à la collaboration entre White Hassle et la délicieuse Ambrosia Parsley (Shivaree) sur « You’d Be Surprised », grand moment de « Your Language », dernier album des New-Yorkais. On se laisse également porter par les comptines folk-rock de Danny George Wilson, Jesse Sykes et par la country épurée de Clem Snide. Et il faudra encore goûter au rock’n’roll burné des Lords Of Altamont.

Le deuxième disque s’ouvre en chanson française sur notre coup de cœur 2006 : Emily Loizeau. Elle chante « L’autre Bout Du Monde », chanson issue de son superbe album du même titre. Dans cette deuxième partie discographique, on reconnaît aussi les figures familières du label : Neal Casal et Shearwater. On se réjouit de rencontrer Luke Temple, nouvelle signature du label. A ranger entre les disques d’Elliot Smith et ceux de Belle & Sebastian. Plus rock mais tout aussi subtiles, les sorties de Lauren Hoffman et de Beulah (dont l’album « Yoko » est à écouter d’urgence pour tous les retardataires !). Cette « Collection Eté 2006 » nous sied à merveille ! Une compilation parfaite pour nos vacances.

samedi, 27 mai 2006 03:00

Fresh Breath of Mint

Dans un premier temps, ce sont les déhanchements de Feist qui ont aguiché notre attention. Le Canada se tenait là, tapi dans l’ombre de lointains cousins américains. Ensuite, Arcade Fire a allumé la mèche, mettant définitivement le feu à toutes les excitations. Depuis, les vagues canadiennes se succèdent sans faiblir. Apparu dans le paysage musical en 1991, le label Mint est une des têtes chercheuses du pays à la feuille d’érable. Pour célébrer dignement sa quinzième année d’existence, Mint nous offre un tour d’horizon de ses signatures les plus récentes. En ouverture, la country organique de Neko Case vient nous rappeler toute l’étendue de son talent. Une country-rock sous Valium, entonnée par un timbre mélancolique à souhait. A faire pleurer les anges. Pour les pervertir, on peut compter sur les riffs acérés des New Pornographers. Quelque part entre les Foo Fighters (période Pat Smear) et les Pixies, ces Nouveaux Pornographes savent comment séduire les obsédés... Un peu comme The Organ a la capacité d’amadouer les irréductibles fanatiques des Smiths. Ces cinq filles reprennent l’héritage de Morrissey à leur compte et le font fructifier à grosses doses de Throwing Muses. Plus loin, c’est au tour de Carolyn Mark et de NQ Arbuckle qui, sur «Fireworks », honorent une rencontre fabuleuse, une romance enchantée qui défie le duo d’Isobel Campbell et Mark Lanegan. Nouvelle bénédiction indie-rock : Novillero séduit d’emblée. C’est une grosse claque. Les harmonies ensoleillées envahissent l’espace, embellissant les visages déprimés d’un large sourire. « Fresh Breath of Mint » constitue une indéniable source de découvertes. Disponible en import et à petits prix, ce courant d’air musical rafraîchit nos tympans. Une aubaine par cette chaleur estivale !

dimanche, 26 février 2006 02:00

Goal ! / Music From The Motion Picture

C’est étrange, dès que le mot football est évoqué, la chansonnette poussée penche davantage pour « Seven Nation Army » stadium remix ou le buvette mix d’« I Will Survive ». Alors, lorsque l’industrie du cinéma projette de réaliser un film dédié au ballon rond, les inquiétudes sont légitimes. Et, naturellement, l’auditeur-spectateur appréhende les égarements sonores qui risquent de tartiner la pellicule. « Goal ! » s’annonce ainsi sous les plus sombres auspices. Finalement, il n’en est rien. Oasis, Kasabian, The Bees et autres Dirty Vegas sont venus renforcer les rangs de l’équipe à l’occasion du mercato. D’entrée de jeu, long dégagement hypnotique des Happy Mondays, qui marquent ainsi un retour à la compétition. Au plus haut niveau, Shaun Ryder et les siens réussissent un titre ravageur. Relancé sur les rails (de coke ?) par le projet Gorillaz et l’infatigable single « Dare », Shaun retrouve ses couleurs. Pour un nouvel album en 2006 ? De leur côté, Liam et Noël Gallagher n’ont jamais caché leur volonté de participer à un bon gros match de foot. La paire est donc réunie, à la pointe de l’attaque, le temps d’une rencontre cinématographique bien amicale. Plus surprenante, la présence de la sulfureuse Princess Superstar et ses complaintes aguicheuses. « Wet ! Wet ! Wet ! », chante-t-elle. D’accord, elle dispose du physique… Mais a-t-elle vraiment le souffle pour s’aligner dans cette équipe de machos. Et puis, remporter un match dans ses conditions, c’est impossible ! Les tétons de la belle dépassent du maillot et son petit short moulant va faire craquer tous les mâles en rut engagés dans le championnat. Heureusement, le coach peut compter sur les défenseurs (défonceurs ?) texans de And You Will Know Us By The Trail Of Dead pour remettre un peut d’ordre dans les vestiaires. Inutile de préciser que les remontrances du groupe de Jason Reece et Conrad Keely sont efficaces. Bref, de quoi remporter un match sans réels enjeux.

mardi, 01 août 2006 03:00

Now That’s What I Call Memphis

Tour de piste en compagnie de l’excellent label Memphis Industries. En neuf titres, cette compilation nous présente les différentes facettes du label. L’énergie juvénile et contagieuse de The Go ! Team, les broderies psychédéliques des Suédois de Dungen, les (dé)constructions pop (dé)complexées de Field Music et les robes à pois des Pipettes nous avaient déjà convaincu. Il faut donc chercher ailleurs... Du côté des nouveaux pensionnaires du label. Parmi ceux-ci, The Russian Futurists. Quatre Canadiens convaincus que Brian Wilson devrait remplacer Wayne Coyne à la destinée des Flaming Lips. Ensuite, c’est le dandy Toby Jenkins, alias The Squire Of Somerton, qui nous convie à la découverte de son funk rock méchamment overdosé. Pour sa part, Absentee laisse entendre la voix grave de Dan Michaelson. Mais rien de grave ! Juste une rencontre inopinée entre Johnny Cash et les Magic Numbers... En queue de compilation, la douceur d’El Perro Del Mar nous invite au voyage. Le timbre espiègle de la jolie Sarah Assbring est un appel au coup de foudre. Eperdus, nous pourrions accompagner l’amour de notre vie au son d’El Perro Del Mar. Et s’arrêter là-bas, quelque part dans le Tennessee. A Memphis peut-être...

Aux dernières nouvelles, Elvin Estrela, alias DJ Nobody, fricotait du côté de Mystic Chords of Memory (le groupe de son ami Chris Gunst). Aujourd’hui, on le retrouve producteur, seul derrière les mannettes, remixant amoureusement les travaux de quelques acolytes notoires. Busdriver, Her Space Holiday, The Postal Service, Clearlake et autres Clue To Calo écoutent ainsi leur morceau sous un jour nouveau.

« Revisions Revisions : The Remixes 2000-2005 » ne constitue pas réellement un album de Nobody. Il s’agit davantage d’une vaste compilation de remixes façonnés pour ses potes entre 2000 et 2005. Et si le garçon aime mélanger les sons (jazz, hip-hop et electro de préférence), ce disque ne reflète pas spécialement son côté aventureux et expérimental. Les remixes proposés par Nobody ne tentent jamais le grand écart. Ici, pas de folie. Mais de jolies chansons lustrées et gracieusement remodelées par cet artisan tout-terrain. L’univers des projets remixés n’est vraiment guère affecté par la touche de l’artiste. Voilà sans doute le (gros) point faible de ce « Revisions Revisions : The Remixes 2000-2005 ». Pour le reste, c’est une compilation idéale pour se détendre, la tête dans les étoiles, les doigts de pieds en éventail.

 

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