Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Gavin Friday - Het Depot
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Once we were trees

La musique californienne de la fin des sixties et du début des seventies doit bercer les rêves de ce quatuor californien. Des songes probablement hantés par les spectres de Buffalo Springfield, de Flying Burrito Brothers et des Byrds. Ce qui s'explique facilement lorsqu'on sait que les musiciens de cette formation sont issus de la Californie profonde. Après avoir transité soit par Further, Strictly Ball Room ou encore les Lilys, ils ont décidé de fonder ces Beachwood Sparks, puis alors commis un premier album éponyme en 1999. Leur deuxième opus a été enregistré dans les studios de John Mascis à Nothampton. John est même venu donner un petit coup de guitare sur deux fragments. Tout au long de ce " Once we were trees ", la musique de ce groupe oscille entre country rock le plus classique (avec violon, harmonica, steel guitar et tout le saint tremblement) et psychédélisme brumeux, parfois épaissi par l'intensité électrique des accords de guitare et les claviers grumeleux. Et à l'instar de son illustre égérie, le combo passe d'un style à l'autre avec une facilité déconcertante. L'opus recèle même une cover du " By your side " de Sade. Mais, il s'agit du titre le plus faible du morceau de plastique. Probablement le seul. Car nonobstant ses connotations revivalistes, ce disque est tout à fait rafraîchissant.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sunshine hit me

Premier album pour ce duo issu de Wight, une petite île perdue au large du sud-ouest de l'Angleterre, qui s'est surtout illustrée, fin des sixties, par ses festivals rock gigantesques. Nonobstant une amitié qui dure depuis une bonne dizaine d'années, Paul Butler et Aaron Fletcher ont décidé, voici peu, d'unir leurs talents et d'enregistrer ce " Sunshine hit me ". Avant d'entamer cette collaboration, les deux musiciens avaient roulé leur bosse au sein de toute une série de formations, en expérimentant un tas de styles : funk, pop, jazz, techno, motown, swamp, etc. ; des aventures ponctuées par l'enregistrement de quelques albums. Treize au crédit de Paul, une demi-douzaine à celui d'Aaron. Mais venons-en à ce " Sunshine hit me ". Un disque qui fait un peu la synthèse de toutes leurs expériences passées. Les mélodies sont ensoleillées, paisibles, élégantes, jazzyfiantes (Robert Wyatt ?), les arrangements minutieux, sophistiqués, luxuriants (Beta Band ?), les harmonies vocales soignées, 'brianwilsonesques', les claviers aquatiques (High Llamas ?). Même les boucles groovy et les rythmes tribaux sont cotonneux. Deux fragments (" No trophy " et " This town ") trempent dans le reggae, alors que " Binnal bay " s'agite pudiquement au rythme d'un carnaval carioca. La formule idéale pour décrocher un hit. D'autant plus que la chanson est terriblement contagieuse. Même Kid Créole et les Coconuts n'y avaient jamais pensé. Un disque cool, relax, à écouter de préférence dans son salon, le casque sur les oreilles, juste avant d'aller dormir…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sweet ride / The best of

Lorsque Tanya Donnelly quitte les Throwing Muses en 1991, c'est pour fonder Belly. Une formation dont l'existence éphémère (NDR : de 1992 à 1996) sera quand même émaillée par la confection de plusieurs singles, de l'un ou l'autre Ep et de deux albums (" Star " et " King "). Depuis, la demi-sœur de Kristin Hersh a embrassé une carrière solo… Belly séduisait surtout à cause de son style, une popcore rafraîchissante, éthérée, chatoyante, née d'un mélange subtil entre sensibilité acoustique et intensité électrique, dominé par le timbre vocal cristallin, capricieux, mais tellement rafraîchissant de Tanya. Ce recueil n'est pas tout à fait un " best of ", mais un disque qui réunit 9 faces B de singles, un inédit (" Lilith "), une version live de " Dusted ", une autre en français de " Judas mon cœur ", trois remixes ( " Feed the tree ", " Seal my fate " et " Gepetto "), ainsi que l'adaptation d'" Are you experienced ? " de Jimi Hendrixx, qui figurait sur le " Tribute " consacré au guitariste mythique. Seuls quatre fragments figurent ici sous leur forme originale : " Full moon, empty heart ", " Slow dog ", " Now they'll sleep " et " Super-connected ".

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Lapalco

Originaire de Detroit, dans le Michigan, Brendan vit aujourd'hui en Californie. Il vient donc de commettre son deuxième elpee (NDR : son premier, " One Mississipi " remonte déjà à 1996). Un disque sur lequel il a fait à peu près tout : l'écriture des chansons aux lyrics semi autobiographiques, le chant, l'instrumentation et une grosse partie de la production, cinq fragments ayant bénéficié du concours de Jason Faulkner. Si Brendan a été incontestablement marqué par les sixties, et en particulier par les Beatles, les Kinks et les Beach Boys, son style me rappelle tantôt Matthew Sweet, Fountains of Wayne, les Rentals (NDR : surtout lorsqu'il a recours au moog !), Alex Chilton ou encore les Cars. A cause de cette innocence lyrique rafraîchissante qu'il injecte dans ses mélodies pop. Des mélodies pop très souvent contagieuses, qu'il enrobe parfois d'arrangements sophistiqués voire chiadés.

Tout au long de " Lapalco ", Brendan passe de l'agressif à l'intimiste, de l'énergique au mélancolique, du visionnaire au ténébreux, du grinçant à l'allègre, et bien sûr de l'acoustique à l'électrique, avec une facilité déconcertante. Avec pour résultat 12 petites perles (NDR : 13 si on compte le morceau caché, qui n'est autre qu'une version acoustique de " Metarie "), parmi lesquelles il serait difficile d'en extraire une plus lustrée. Une d'ente elle brille cependant d'un éclat différent : " Pleasure seeker ". Une plage dont la structure complexe et subtile aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre Blue Oyster Cult et les Blue Aeroplanes. Excellent !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Reverb Deluxe

Birdie, c'est avant tout Deborah Wykes et Paul Kelly. Avant de fonder Birdie, Deborah a sévi chez le trio féminin Dolly Mixture, une formation née au tout début des eighties qui a influencé des groupes de filles contemporains, tels que Sleater Kinney et Chicks. De son côté, Paul a participé à l'aventure d'East Village. Une formation aussi légendaire qu'énigmatique, au sein de laquelle il jouait de la guitare. " Reverb Deluxe " constitue déjà leur troisième opus : il fait suite au vinyle " Some dusty " (1999), et au compact disc " Triple echo " (2001). Fruit d'un subtil mélange de folk, de bossa nova, de jazz cool, de psychédélisme, de rythm'n blues et de pop, leur musique mélancolique, tendre, délicate, manifeste de nombreuse affinités avec Week End et Everything But The Girl. Mais sans jamais verser dans la trip hop. Si Paul se réserve toutes les parties de guitare (acoustique et électrique, et parfois même la basse), les vocaux et la plupart des claviers sont assurés par Debsie. Des vocaux qu'elle interprète d'un timbre limpide, éthéré, sensuel, qu'elle caresse d'un hammond, d'un mellotron, d'un piano électrique ou d'un clavecin. Pourtant, l'opus recèle une bonne moitié de fragments instrumentaux. A l'instar du superbe " Theme for tired ", littéralement rogné par un orgue poussiéreux, comme chez le mythique Booker T. Jon Chandler est le seul collaborateur permanent, sur cet elpee. Aux drums. Son style précis, souple et efficace a surtout le mérite de se fondre parfaitement dans l'ensemble. L'œuvre bénéficie également de la participation épisodique d'un trompettiste et d'un flûtiste, histoire de donner un peu plus d'amplitude aux mélodies. Un album, ma foi fort agréable à écouter, même si cette forme de revivalisme 80's a de quoi surprendre.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Greatest hits

Ce "Greatest hits" n'a pas été imaginé par l'artiste islandaise, mais il est le fruit d'un vote formulé par ses fans sur son website, invités à sélectionner leurs compositions préférées. Surprise, on n'y retrouve ni " Unison ", " Harm of Will ", " Pluto ", le hit " It's oh so quiet " ou encore d'extraits de la bande sonore du film " Dancer in the dark ". En outre, j'aurais tellement aimé que le recueil intègre le célèbre " Birhtday ", chanson qui l'avait révélée au sein des Sugarcubes. Ces absences ne nuisent cependant pas à la qualité de cette compile, qui recèle quand même un inédit, " It's in our hands ". Et puis, bien évidemment, l'électro tribal " Human behaviour ", le passionnel " Hyperballad ", l'atmosphérique " Isobel ", le bouleversant " Yoga ", né de cette fusion entre instruments à cordes et technologie moderne, et enfin " Play dead ", commis en compagnie du sorcier de l'électronique David Arnold. Enfin pour ceux qui connaîtraient mal Björk, ce disque à l'avantage de présenter les différentes facettes du style embrassé par l'Islandaise : tantôt allègre, doux-amer ou expérimental. Evidemment, toutes ces chansons n'auraient aucune raison d'être, s'il n'y avait la voix exceptionnelle de Björk…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

BRMC

Alors là, franchement, il faut avouer que le patronyme du groupe a de quoi interpeller. En fait, ce trio californien a tout simplement emprunté ce nom au gang de bikers de Marlon Brando, qui sévissait dans le film " The wild one ". Annonçant ainsi à l'instar de la pochette, la couleur ( ?!?!?) de leur musique : noire et blanche ! Ainsi, si vous aimez ou avez aimé Jesus & Mary Chain, le Velvet Underground, My Bloody Valentine et Joy Division, vous adorerez la musique de BRMC ! D'autant plus que leur album éponyme est, dans le style, épatant. Que ce soit à travers le rock'n roll sauvage, ténébreux et bruitiste, imprimé sur un tempo implacable, ou les ballades lancinantes, fiévreuses et soniques. Parce que leurs mélodies infectées de sonorités sales, acérées, saturées, distordues, sont produites par une coagulation crépusculaire, mais terriblement efficace, de cordes de guitare acoustique et électrique. Un must !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

California

Troisième album pour ce crooner irlandais dont la musique romantique et mélancolique est systématiquement raffinée par les orchestrations et les arrangements aussi somptueux que luxuriants. Une recette que Perry Blake a reconduit sur ce " California ", même s'il y a apporté davantage d'effets spéciaux nés de la technologie moderne, conférant un esprit davantage trip hop à sa solution sonore (NDR : encore qu'en écoutant ses deux premiers opus, cette impression était déjà très palpable). Enregistré en Belgique sous la houlette du compositeur italien Marco Sabiu, cet opus est découpé en dix mélopées tourmentées, voluptueuses, tapissées par la voix onctueuse, au timbre tantôt éthéré, tantôt caverneux, de Blake. Un opus qui devrait ravir les fans de feu Divine Comedy, en attendant que Neil Hannon nous revienne avec son premier elpee solo. Seul bémol, l'uniformité du ton qui règne tout au long de l'œuvre. On a même droit avec " How can the knower be known " à un fragment qui pourrait servir de bande sonore pour un dessin animé des productions 'Walt Disney'… A contrario, le poignant " Saying goodbye et l'incisif " A face in the crowd " sont de véritables petites perles qui devraient davantage inspirer cet artiste dans le futur…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The essential collection

De son véritable nom Mark Feld, Marc Bolan a connu une ascension aussi fulgurante qu'elle ne fût éphémère. Entre 1970 et 1973 (NDR : et encore, l'album " Tanx ", paru en 1973, trahissait déjà des signes d'essoufflement), son T Rex va cumuler les tubes ; mais surtout devenir un des symboles du glam rock et une des sources d'inspiration du mouvement punk. Fin des sixties, son duo Tyrannosaurus Rock, qu'il partageait déjà avec son inséparable percussionniste Mickey Finn (NDR : il vient de décéder, voici quelques jours), lui vaudra essentiellement la reconnaissance au sein des milieux underground. Enfin, la production réalisée jusque son décès accidentel, c'est à dire le 16 septembre 1977, est d'un intérêt secondaire. Destin cruel, puisque c'est à cette époque que les Damned et Elvis Costello essayaient de relancer sa carrière. Maintenant, il faut reconnaître qu'au cours de ces quatre années fastes, Bolan va se forger une image mythique : celle d'un chanteur au look dandy et d'un poète visionnaire responsable d'une musique sensuelle, à la spiritualité naïve, presque enfantine, une musique qui puisait elle même ses sources dans la spontanéité du rock'n roll. Pas pour rien d'ailleurs qu'il avait repris " Summertime blues " d'Eddie Cochran. Un titre que l'on retrouve d'ailleurs sur cette compile. Quant à savoir si elle mérite le titre d' " Essential collection ", c'est autre chose. En se limitant à 24 fragments, ce recueil ne pouvait qu'oublier certains titres essentiels. Et je pense tout particulièrement à " Is it love ", à " Jewel " ou encore à " Mambo sun ". Maintenant, Bolan a déjà tellement fait l'objet de rééditions, de 'best of' et tutti quanti, que ces quelques oublis ont probablement déjà été réparés sur l'une ou l'autre plaque précédente. Sans quoi, cet elpee réunit les inévitables " 20th century boy ", " Get it on ", " Telegram Sam ", " Chidren of the revolution ", " Jeespster ", " Hot love " et encore bien d'autres…

La réédition (NDR: remasterisée pour la circonstance) du " Ziggy Stardust " de Bowie est enrichie d'un deuxième disque, sur lequel figurent les versions originales de " Hang to yourself " et de " Moonage daydream ", interprétées par The Arnold Corns (NDR : un groupe à l'existence éphémère que Bowie avait monté peu de temps avant les Spiders of Mars), la démo de " Lady Stardust " et du titre maître, une cover du " Round and round " de Chuck Berry, l'adaptation du célèbre " Amsterdam " de Jacques Brel, un remix de " Moonage daydream " et cinq fragments éliminés, à l'issue des mêmes sessions d'enregistrement ; soit " Velvet goldmine ", " Holy holy " " John, I'm only dancing ", " The Supermen " et une prise alternative de " Sweet head ". Des morceaux qui réapparaîtront, pour la plupart, ultérieurement sur d'autres plaques. Ce double Cd est habillé d'un superbe digipak de 36 pages contenant commentaires, lyrics et photographies. Pour le reste, je ne vais pas vous refaire l'histoire de " Ziggy Stardust " ; sachez simplement que ce disque constitue pour David Jones, l'apogée de sa période glam. Ce qui explique d'ailleurs son titre…