Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Hooverphonic
Redouane Sbaï

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mardi, 04 juillet 2006 03:00

Sleep Talker

Les Français de Sleep Talker ont une démarche intéressante et assez originale. Conçue comme un ‘Work On Progress’, la formation présente sur son premier album éponyme une suite de 13 morceaux, dont 10 sont instrumentaux. Le quatuor propose à ses fans et tous ceux qui apprécient leur musique d’enregistrer eux-mêmes des chants sur les plages instrumentales et de leur faire parvenir la démo afin de pouvoir peut-être avoir la chance d’être publiée ! L’idée, sympa au départ, se complique à l’écoute du disque. En effet, la force des compositions de Sleep Talker réside en la rareté des vocalises qui auraient pu les desservir sur la longueur. En témoignent, d’ailleurs, les titres chantés « Disposable Bra », « Last Resort Before Jealousy » et « Picador, My Love », plutôt intrusifs. On préférera donc se plonger dans l’indie-rock 100% instrumentale de « Sink Or Swim », « Goldfish Memento » ou encore «Watching Monica », morceaux qui ne jureraient pas en en fond sonore de l’un ou l’autre film indépendant made in US.

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Eyes Open

Dans un paquet de ‘Quality Street’, vous avez deux catégories de chocolats. Tout d’abord ceux à l’aspect attrayant mais qui se révèlent vite être indigestes. Puis, ces exquises merveilles. Celles qu’on reprendrait encore et encore jusqu’à s’en éclater la panse… « Eyes Open », le quatrième ‘Quality Street’ de Snow Patrol aurait pu être, sans difficulté, le chef d’œuvre de leur carrière. En grande condition lorsqu’il s’agit de livrer des ballades, la formation faiblit considérablement en présence de pédales de distorsion. Le quintette se perd alors dans une facile imitation de Coldplay (« It’s Beginning To Get Me ») ou dans un exercice d’auto-parodie débouchant sur des mélodies aussi similaires les unes que les autres (« You’re All I Have », « Headlights On Dark Roads »).

Se révèlent ensuite les exquises merveilles. Celles que l’on reprendrait encore et encore jusqu’à s’en éclater les tympans. A commencer par le déchirant single « Chasing Cars », imparable hit radiophonique. Qu’il s’agisse de « Set The Fire To The Third Bar », majestueux duel vocal entre Gary Lightbody et Martha Wainwright, la comptine « You Could Be Happy » ou le parfait « Make This Go On Forever » et ses choeurs entêtants, Gary Lightbody et ses comparses semblent éprouver un plaisir sadique à arracher des larmes, exercice dans lequel ils sont passés maîtres depuis la sortie de « Final Straw » et, plus particulièrement, du hit « Run ». Une maîtrise fortement dépréciée par des titres rock sans intérêt qui font de « Eyes Open » un disque sympathique. Rien d’autre. Raison pour laquelle la patrouille des neiges mérite des claques.

mardi, 30 mai 2006 03:00

Solopeople

Originaire des Pays-Bas, Solo ne risque pas de provoquer de vagues de notre côté de la frontière. Des clapotis tout au plus. L’unique subtilité de la formation tient en son nom puisqu’elle compte en réalité deux membres. Aussi mou qu’un caramel resté trop longtemps au fond d’une poche, le duo tente lamentablement de puiser son inspiration chez dEUS. Le fait est qu’un nombre incalculable de leurs pairs s’y sont déjà essayés. La plupart sans succès. Solo n’échappe pas à la règle et propose un premier essai d’une monotonie mortelle.

mardi, 30 mai 2006 03:00

Under The Wire

Après les gars de Mint, une nouvelle paire de frangins vient étoffer le paysage rock de notre pays. Cependant, les frères Vandewoude n’en sont pas à leur coup d’essai. Formé il y a cinq ans environ, le quintet de Soon aura dû attendre 2003 pour que son premier effort, « Please Accelerate », trouve un distributeur. 3 ans plus tard, il nous propose « Under The Wire », condensé de powerpop méticuleusement travaillé. Il y transparaît un souci évident du détail mais n’en résulte pourtant rien de transcendant. A quelques exception près (« Anchorage », « Serenade The City »), écouter les dix titres du disque d’une traite s’avère assez rapidement devenir une tâche rébarbative. Rien ne se passe ; pas une seule petite étincelle. Un peu comme dans un épisode de Derrick…

mardi, 18 avril 2006 03:00

Vous êtes ici

Que de fraîcheur ! Baptiste Lelieu, alias Saule, nous livre un impressionnant premier ouvrage, à la hauteur de la nouvelle vague française, voire supérieur. Léger, délassant et d’une quiétude à faire oublier le temps qui passe, « Vous êtes ici » redéfinit le paysage musical de nos plates contrées. Plus besoin de tendre l’oreille du côté français pour entendre des textes qui ont un véritable sens. Qu’il offre une ode de toute beauté à « Madame Pipi » ou se moque gentiment des victimes du syndrome de « Peter Pan », Saule fait toujours preuve d’un humour délicat et subtil. Même lorsqu’il s’insurge contre « Murphy » et sa loi à deux balles ou contre les « Boss » qui emmerdent leur monde. Auditivement plus agréable qu’un Vincent Venet ou un Jeronimo, cette première œuvre est la bonne surprise printanière. Que les artistes qui rament se rassurent et remercient Saule et ses pleureurs, « Vous êtes ici » est le signal que la nouvelle vague belge est fin prête à bourgeonner. Un disque à écouter sans modération et un très bon départ pour ’30 février’ le nouveau label de Bang! qui compte également dans ses rangs Été 67. A surveiller à la loupe.

mardi, 16 mai 2006 03:00

Skoda Mluvit

Troisième plaque de Dirk Dresselhaus, alias Schneider TM, « Skoda Mluvit » tient difficilement la longueur. Un peu plus ‘guitaristique’ que son prédécesseur, « Zoomer », le disque plonge l’auditeur dans un état d’hypnose dès les premières notes de « More Time ». On se laisse aller à savourer tranquillement les bidouillages éléctro éblouissants de Dirk et les guitares invitées d’Erlend Oye qui les accompagnent sur quelques titres. « Skoda Mluvit » passe si brutalement du minimal electro (« Peanut ») à l’indie-pop (« Caplets ») qu’on ne peut jamais prévoir ce qui nous attend à la plage suivante. Paradoxalement, le disque est aussi monotone que la vie d’un poisson rouge. Passé la plage-titre, l’effet hypnotique perd de son emprise et on commence légèrement à s’emmerder. « A Ride », avant-dernier titre, sauve les meubles de justesse. Mais bon, s’il fait beau dehors, autant aller se promener…

dimanche, 26 février 2006 02:00

Karma & Effect

Rien de bien neuf sous le ciel ricain. Ah si, une chose. Kurt Cobain n’est pas mort. Pour son grand retour, il a décidé d’entrer par la petite porte et de dépoussiérer ses cordes vocales sur l’un ou l’autre titre du second album de Seether. Enième avatar du groupe culte, le quatuor a cependant l’avantage d’être légèrement plus subtil que des Staind, Puddle Of Mudd et autres Nickleback. Il y a deux ans Shaun Morgan, leader du groupe, accompagné d’Amy ‘Evanescence’ Lee, sa célèbre petite amie, nous livrait un duo crédible et presque touchant. Le but de ce « Broken » était, sans aucun doute, de booster les ventes de « Disclaimer II », une version améliorée de la première œuvre de la bande, laquelle contenait le ‘tube’. Mais il est bien ironique le marché du disque et bien que Seether vendit un peu plus de disques, ce fut surtout le « Fallen » d’Evanescence qui vit ses chiffres de vente grimper en flèche. Pour essuyer ce demi-échec, les quatre hommes reviennent sans l’aide de personne. Aussi vrai que l’originalité ne soit pas le maître mot de ce « Karma & Effect », comme c’est malheureusement souvent le cas pour les formations officiant dans les catégories post-grunge et néo-métal, il serait de mauvaise foi de prétendre que tout son contenu est à jeter. L’acoustique « Plastic Man » ou les entraînants « Truth » et « I’m The One » sont autant de morceaux qui font que ce disque mérite un minimum d’attention. En tout cas, assez pour laisser Seether faire son bonhomme de chemin en toute tranquillité sans oublier de jeter de temps à autre un regard furtif dans leur direction.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Akilak

Du lourd ! Présenté en avant-première dans la compile « Soma 200 » sortie au début de cet été, The Separatists est le nouveau projet mené par Percy X. Comptant également dans ses rangs Marco Bernardi (Octogen) et John Hospital (Dirty Hospital), The Separatists livrent cette fois un premier essai taillé sur mesure pour les tympans des clubbers. S’il ne dégage absolument rien de transcendant sur une platine de salon, c’est que cet opus s’adresse essentiellement aux DJs. « Akilak » renferme en effet 11 titres techno minimaliste dont certains, en dehors de leur élément, peuvent très rapidement provoquer des maux de crâne (« Audiomer », « Bug Rider »). A contrario, d’autres morceaux tels que le trippant « No Love Lost » ou un « Exit Smiling » à la Nathan Fake, agissent sur l’ensemble telle une décharge hormonale invitant aux danses les plus sensuelles. A l’heure où les clubs rouvrent leurs portes, The Separatists devrait donc, malgré quelques accrocs, faire un massacre de plus sur les dancefloors.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Save Our Souls

Samedi soir au jardin d’Eden. Eve a enfilé sa minijupe et son décolleté. Adam a décidé de se la jouer metrosexuel. Soirée sur le thème ‘fruits de la passion’. Silicone Soul aux commandes des platines. Tandis que le couple s’écrie « Save Our Souls », Craig Morrison et Graeme Reedle s’élancent dans un set electro des plus rédempteurs. Introduisant leur nouvelle galette par le court mais trippant « Fearmakers », les DJ’s délivrent une suite de morceaux paradisiaques bien plus aboutis que ceux qui parsemaient « Staring Into Space », le recueil précédent. Les serpents ont beau être ici apprivoisés (le festif « The Snake Charmer » et son gimmick à la Chicken Lips), rien n’y fera. Sous ses aspects angéliques, « Save Our Souls » abrite les démons qui pousseront irrémédiablement le couple biblique à la damnation. Au lever du jour, les deux pécheurs auront consommé malgré eux ces fruits de la passion que sont les hypnotiques « As The Stars Became The Sun », « The Hikikomori » ou « Do Some Good ? ». Ne témoignant aucune volonté de repentir, ils seront condamnés au bannissement. Ils s’en foutent. Au moins, ils auront goûté au véritable bonheur. Aussi diabolique soit-il. Merci Silicone Soul.

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Still Not Getting Any…

Si les cavaliers de l’apocalypse devaient un jour déployer leur courroux sur notre misérable planète, il serait de notre devoir à nous tous, pauvres pêcheurs, de lutter contre ces créatures avec les armes dont nous disposons. Exit les armes traditionnelles ! Dieu sait qu’un arsenal ordinaire ne serait point de taille à vaincre ou, tout du moins, affaiblir les quatre paladins de la mort avant que ces derniers ne nous effacent à jamais de la surface de ce globe. Il nous faudra donc être créatifs. Pour ma part, je propose un simple plan. Ayant constaté l’effet dévastateur de ce « Still Not Getting Any… » sur ma personne, je propose d’en faire notre arme ultime, celle par laquelle nous triompheront de la damnation... Plus sérieusement, le second opus du groupe de teenagers canadiens, sorti en octobre 2004 puis réédité cinq mois plus tard dans une « Special Tour Edition », ne contient aucun élément permettant de s’y attarder. Des horripilants « Shut Up ! » et, surtout, « Jump » aux ballades de bon aloi que sont « Crazy » et « Untitled », les gamins de Simple Plan réinterprètent à la perfection le top 10 pop-punk de MTV en n’y apportant absolument rien de neuf. La rage adolescente parcourant les titres « Me Against The World » ou « Welcome To My Life » fera, sans aucun doute, un tabac en musique de fond dans les Skate-Parks mais sera difficilement endurable dans un monde de ‘grands’. A mettre au chaud pour votre petite sœur ou pour le jour du jugement dernier.

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