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Aimee Mann

One More Drifter in the Snow

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En compagnie d’Aimee Mann, les surprises tombent souvent du ciel. Et, quand elle chante, on ne sait jamais ce qui va s’écraser sur nos têtes. La dernière fois, parapluie en main, nous essuyions une terrible pluie de grenouilles au côté de Tom Cruise. C’était dans le fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson. Cette fois, des milliers de petits flocons se laissent porter par les vents, tapissant l’horizon de son blanc manteau. Aimee Mann chante donc Noël. Le temps de dix chansons, dénichées dans le répertoire des grands standards du genre, elle contribue à cette vieille coutume saisonnière : le disque de Noël.

« One More Drifter in the Snow » ressemble à ces disques des années 50. Il vient ainsi réveiller les souvenirs d’une époque où les cadeaux se déballaient autour d’un feu de bois chaleureux. Mais, pour l’heure, il convient d’écouter religieusement cet honorable album, cliché sonore d’un temps où les flocons tombaient encore. Le réchauffement climatique rapplique, les fêtes de Noël en short se précisent. Que se passera-t-il dans vingt ans à l’écoute de ce « One More Drifter in the Snow » ? Le timbre nostalgique d’Aimee Mann nous rappellera-t-il les bonhommes de neige de notre enfance ? Le 25 décembre sera-t-il synonyme de brochettes de dinde grillées sur quelques terrasses ensoleillées ? Rien n’est (moins) sûr.

Aimee Mann

Live at St. Ann´s Warehouse

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L’air de rien, Aimee Mann enjolive sa discographie depuis le début des années 90. La quarantaine franchie, la dame a traversé des périodes d’introspections musicales ("Whatever"-1993), des temps de folles exubérances alternatives ("I’m with stupid"-1995), une bande originale magistrale pour le compte du fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson ("Bachelor n°2"-2000) et une romantique échappée spatiale ("Lost In Space"-2002).
 
Aujourd’hui, Aimee Mann nous propose un aperçu de trois soirées estivales passées sur les planches new-yorkaises du Saint Ann’s Warehouse de Brooklyn. Cette esquisse pertinente nous offre non seulement l’opportunité de la (re)découvrir visuellement par l’entremise d’un DVD (trois concerts parmi tant d’autres) mais aussi et surtout grâce à la subtile complémentarité du cd "live" (curieusement amputé de trois titres par rapport au DVD). Avant de porter un quelconque jugement de valeur à cet enregistrement, applaudissons la mise en forme de ce double ouvrage, la liberté sélective procurée à "l’auditeur/téléspectateur". Pour une fois, le choix lui est laissé. A ce titre, le DVD-CD "Live at St. Ann’s Warehouse" demeure une expression exemplaire à méditer, une plus-value de qualité pour tout un chacun. Le DVD d’Aimee Mann ne s’éloigne jamais des clichés alignés ces dernières années par l’industrie du disque. Classique dans le traitement des images, la partie visuelle s’adresse essentiellement aux admirateurs de toujours.
 
Le pendant sonore s’avère bien plus intéressant, nécessaire pour pénétrer l’univers délicieux de notre charmante folk-rockeuse. Quelques applaudissements en guise de préface s’effacent progressivement et laissent gambader la douceur de "The Moth", titre inaugural. Les souvenirs d’une chanson en compagnie de Bernard Butler titillent ensuite nos tympans par la grâce de "Sugarcoated". Le soin accordé à la production de cette représentation publique épate et confère des relents de ‘best-of’ à ce concert estival. Encore sous le charme de "Wise up", jolie complainte romantique, nous poursuivons l’aventure au gré des paroles de "Save Me", titre propice à la délectation mélancolique. Combien de larmes ont glissé sur nos joues à l’écoute de cette rédemption ? Apprécier et pleurer. Aucune alternative ne peut s’envisager. Au son des derniers accords de sa chanson, Aimee bénit son assistance : "God bless you", soutient-elle avec ferveur. Cette grande blonde serait-elle une nouvelle missionnaire, venue ici-bas pour convertir la foule massée à ses pieds ? Cette parenthèse spirituelle, court moment d’évasion apostolique, se confirme à l’entame de "Stupid Thing". Chose idiote mais à laquelle nous n’avions jamais songé. Pourtant, cette fois, le rêve laisse place à une cure de réalité en compagnie de cette voix d’ange. La tessiture céleste d’Aimee Mann représente une bonne part de paradis, une voûte imaginaire de nuages blancs et de bonheur. Trop heureuse d’être descendue sur terre, notre tête blonde s’égare parfois dans l’euphorie de son concert où certaines compositions perdent de leur mélancolie originelle. Mais jamais, au grand jamais l’envoyée du ciel ne s’égare du droit chemin.

Aimee Mann

Lost in space

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Si on ne tient pas compte de sa participation à la la B.O. du film Magnolia, " Lost in space " constitue le quatrième album d'Aimee Mann. Un album mélancolique qui traite des thèmes de l'obsession, de la compulsion ou encore de la dépendance (" Humpty Dumpty ", " Real bad news "). Les onze morceaux de cet opus manifestent une sensibilité acoustique, mise à fleur de peau par les accords expressifs d'Aimee à la guitare ; des fragments enrichis toutefois, occasionnellement, par quelques discrètes distorsions électroniques. Mais chacune des mélodies est mise au service de sa voix riche et de son lyrisme éloquent. Ballades plus ou moins heureuses, plages plus ou moins instrumentales, vocalises plus ou moins dépressives, " Lost in space " consacre la création la plus douloureuse d'Aimee Mann. Au creux de la vague, l'atmosphère reste, tout au long de l'écoute, triste mais pas sans espoir. Nonobstant cette lourdeur mélancolique, une artiste qui compose la musique, écrit les paroles de ses chansons et les interprète, ne peut qu'être pardonnée de son humeur maussade ; encore qu'il soit permis d'espérer que ce spleen ne soit que passager. Et si cette œuvre ressemble, quelque part, aux précédentes, lorsqu'une certaine familiarisation (pour ne pas dire dépendance) à cette association particulière entre la voix et les mélodies commence à s'installer, ce n'est pas pour me déplaire. A quand le suivant ?

Aimee Mann

Bachelor n°2

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" Bachelor n°2 " constitue déjà le troisième album solo d'Aimee Mann. Mais nous, pauvres Européens, ne connaissons la demoiselle qu'à travers la B.O. de l'excellent film " Magnolia ". Grâce au succès remporté par " Save me ", chanson phare du film, son dernier album est enfin distribué chez nous. Entre parenthèses, ce dernier est déjà disponible aux Etats-Unis depuis plus d'un an ! Après écoute, on se rend rapidement compte que " Bachelor n°2 " contient plusieurs chansons (exactement trois) de cette bande originale. Une petite déception pour ses fans. Enfin, les personnes qui ont vu le film. De plus, les autres compositions restent dans le même ton et se rapprochent très fort de l'ambiance dégagée par la B.O. On a même parfois l'impression d'écouter le deuxième tome (NDR : j'espère qu'elle ne va pas nous en faire une saga !).

Après mûre réflexion, cet album pourrait rejoindre la catégorie des ‘voix féminines pop-rock’, que partagent Sheryl Crow, Tracy Chapman et Heather Nova … Des voix affichant leur spécificité et une certaine maturité. La musique d'Aimee Mann semble, tout particulièrement, constituer le versant " soft pop " d'Heather Nova. Elles se ressemblent parfois sur certaines chansons, même si Heather Nova hausse davantage le ton, sans toutefois atteindre le niveau mélodieusement guttural de Pantera and co ; alors que celle d'Aimee Mann ne change jamais de trajectoire. Mais le résultat demeure agréable à l'écoute, tout en étant suffisamment rythmé et entraînant pour ne pas tomber dans la mélancolie. De quoi se mettre de bonne humeur le matin !

 

Aimee Mann

I'm with stupid

Jolie, glamour, sexy, Aimee Mann est issue de la scène de Boston. Début des eighties, elle a d'ailleurs sévi au sein de Till Tuesday, formation qui allait donner quelques années plus tard le coup d'envoi à la vague déferlante du rock féminin. Celle de Throwing Muses, Belly, Breeders, sans oublier des Blake Babies. D'autant plus qu'on retrouve Juliana Hatfield sur le deuxième elpee d'Aimee, pour quelques coups de guitare. Une liste d'invités complétée par la présence de Bernard Butler, ex Suede ainsi que de la charnière centrale du Squeeze, Glenn Tilbrook et Chris Difford, préposés pour la circonstance aux backing vocaux de "That's just what you are" et de "Frankestein". Mais l'essentiel de l'instrumentation est assuré par Jon Brion. Collaborateur de longue date qui produit par ailleurs le morceau de plastique. Un opus nettement plus agressif que "Whatever", paru en 1993, mais qui reste cependant encore en deçà de l'intensité électrique dispensée par des formations telle que Veruca Salt ou des Amps.