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BRNS

Davantage ouvert à l’expérimentation…

Écrit par

Direction l'Aéronef, chouette salle de concerts située à Lille, au sein du bâtiment d'Euralille dessiné par Jean Nouvel, à proximité de la gare de Lille-Flandres.

Paradoxe, un artiste et un groupe belges sont passés outre-Quiévrain, histoire de démontrer à nos amis français, toute la richesse musicale affichée par le plat pays.

Les interdictions sont encore nombreuses. Hors de question de rester debout et de se déhancher. Quelque trois ou quatre cent chaises oranges (ringardes et peu confortables) ont été placées en rang d'oignon dans la fosse. Inutile de préciser l’impossibilité d’accéder aux gradins de l’étage, car les vigiles font respecter les règles !

Si les nombreuses plaques d’immatriculation belges laissaient supposer que de nombreux compatriotes ont décidé de rejoindre votre serviteur, l’accent ch'ti de la plupart des visiteurs, prouve une fois encore que l’exception confirme la règle.

Antoine Wielemans assure le supporting act de BRNS (prononcez brains). Si son nom est peu répandu auprès du grand public, l’artiste est pourtant l’un des deux fondateurs/compositeurs/chanteurs de Girls in Hawaii.

Après avoir accompli une tournée marathon en compagnie de son groupe, Antoine a ressenti le besoin de se ressourcer à Vattetot, petit village normand isolé derrière les falaises et la mer. C’est alors que l’écriture dans sa langue maternelle lui est apparue salutaire.

De quelques mots couchés sur le papier, une histoire polymorphe s’est peu à peu dessinée dans un savant mélange de douceur et de mélancolie joyeuse. C’est ainsi qu’est né ce premier disque fort prometteur.

L’approche de la prestation de ce soir est intimiste. Wielemans se plante au centre du podium armé d’une guitare branchée sur des pédales à effets. A sa gauche David et à sa droite Laetitia. Tous deux sont préposés aux claviers.

Le chanteur belge est parfaitement intégré dans ce qui pourrait être plus qu’un simple essai.

Dès les premières notes, un couac technique nécessite l’intervention de l’équipe. Très vite, « Sel », sur trame du thème de la mort, fait oublier ce petit incident. Caractérisé par ses envolées féeriques au piano, ce titre illustre toute l’étendue d’un répertoire velouté, aux antipodes de celui qu’il nous avait habitués chez Girls in Hawaii.

« Bruxelles », entre nostalgie et crise identitaire, capture les lendemains d’ivresse et les gueules de bois pour ensuite se plonger dans la mise en abîme d’une « Poésie » où le chanteur charismatique s’interroge quant à la portée de cette chanson. Une pensée très manichéenne à laquelle personne n’a trouvé de réponse.

Surprenant, « Samedikea » prend un sens relatif lorsqu’on sait que le trio se produit juste au-dessus d’une grande surface. Une chanson écrite comme si le leader était dans la peau d’un adolescent d’aujourd’hui, plongé dans le monde qui nous entoure et face à ses perspectives.

L’atmosphère douce et apaisante de « Ici », laisse transpirer un certain spleen plein d’humilité. Une compo qui colle parfaitement à l’air naturellement rêveur du compositeur.

Alors que la période hivernale tire doucement sa révérence, « Fin d’été » et sa ligne de trompette, rythme ce rapport dichotomique entre les ballades torses nus, short et tongs et la micro déprime de cette fin de saison.

Le set prend doucement fin. C’est alors qu’à la surprise générale, Antoine reprend Nino Ferrer pour ensuite embrayer par « Blanche », une chanson un brin électro qui aborde de nouveau le sujet de la mort…

Enfin, après une heure d’un show aussi déconcertant que passionnant, Antoine Wielemans quitte les planches, guidé par un « Chien », une version plutôt personnelle de thérapie solitaire.

A l’aide de sa guitare acoustique jouée en picking, quelques nappes de synthé, et une boîte à rythme pour les percussions, Wielemans a vraiment été très inspiré par le grand air de la Normandie.

Un show feutré, doux et amer qui lui va comme un gant.

Les membres de BRNS grimpent sur l’estrade. Le temps de quelques réglages et le show peut commencer. Les musicos ont tous enfilé des salopettes. Ils ressemblent, à s’y méprendre, à Mario et Luigi, les deux personnages de Mario Bros.

Antoine Meersseman (basse/chœurs) et Tim Philippe (batterie/chant), à la suite d’un nouvel-an arrosé, décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Depuis, Laloux s’est lancé dans une nouvelle aventure (Mortalcombat) en compagnie de Sarah Riguelle (Italian Boyfriend), tandis qu’Antoine, s’est lui aussi échappé du groupe, en incarnant le corps et l’esprit de Paradoxant, le temps d’une parenthèse.

Le set prend forme par un « Void » qui donne le ton ! Une compo où la gravitation et la lévitation s’entrechoquent pour emmener le public dans une direction à mille lieues de la précédente.

« Money », titre sauvagement psychédélique, à la veine un brin électronique, évolue parfaitement dans la culture musicale du quatrième album de la formation. Intitulé « Celluloid Swamp » ce disque est davantage ouvert à des sonorités plus expérimentales voire radicales…

Il faut attendre le brillantissime « Light Houses » pour entendre la voix de Nele de Gussem, la claviériste qui a succédé à Laloux.

Que ce soit avec « Mess », un titre de 2016 clipé par un de leurs potes ou encore « My head into you », la structure musicale de BRNS repose sur une savoureuse combinaison batterie/voix, rapidement identifiable. Riffs de guitares et beats syncopés s’entrechoquent autour du grain de voix de Tim.

Les chansons s’enchaînent à un rythme effréné. Entre électro, pop et r&b, « Profond Pressure », « Suffer » ou encore « Inverted » se révèlent à la fois voraces et entièrement futuristes ; ce qui démontre, sans doute, qu’il y a chez ce combo une volonté de s’éloigner de la banalité, l’expression sonore dégageant en effet un profil moins gnangnan au fil des albums.

Caractérisé par le drumming tentaculaire de Meersseman, le trio belge sort de sa zone de confort afin de nous offrir un univers plus osé sur fond de maturité, tout en conservant cet espace de liberté qui lui permet de proposer un produit à la fois plus élitiste et avant-gardiste.

Avant de clore le set, BRNS revient, sous l’insistance du public, pour attaquer le surprenant « Mexico ». Nonobstant sa complexité rythmique, c’est cette compo, issue du premier Ep « Wounded », qui l’a fait connaître auprès du grand public.

Un seul regret, l’absence de « Clairvoyant » dans la setlist, un titre éliminé du répertoire de BRNS, semble-t-il…

(Organisation Aéronef)


 

BRNS

Sugar High

Écrit par

Fer de lance de la scène ‘indie’ belge depuis ses débuts, BRNS s’est peu à peu forgé un nom grâce à ses excellents deux premiers albums, « Wounded » (2012) et « Patine » (2014). C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre ce nouveau chapitre intitulé « Sugar High »… qui enfonce le clou de l’excellence tout en élargissant ses horizons ! L’opus oscille entre morceaux aux structures quasi-pop, comme le nerveux « The Rumor », titre qui ouvre l’elpee, ou le très mélodique « Damn Right », et expérimentations opérées à travers des hymnes alternatifs tels que l’hypnotique mais immédiat « Pious Plattitude » ou le déréglé mais efficace « Forest ». On ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de ce « Sugar High » qui regorge d’idées ingénieuses comme le recours étonnant à un xylophone en intro du grandiose final « So Close ». On attend avec impatience de découvrir ces nouveaux morceaux sur scène où le groupe excelle.

 

BRNS

Un peu de respect SVP, même pour le condamné qui fume sa dernière cigarette…

Ce samedi 7 mars 2015, votre serviteur prend la direction de Mons, Capitale Européenne de la Culture, afin d’assister au concert de BRNS (NDR : prononcez Brains).
Comme bon nombre de villes de taille moyenne, elle souffre d’un manque évident de parkings. Méfiant de nature, je prends donc toutes les précautions d’usage et prend la route de bonne heure.
Malgré une autoroute quelque peu encombrée, j’arrive à bon port, trente bonnes minutes plus tard. Par chance, je parviens à dénicher une place à quelques centaines de mètres du but.
Je me dirige alors vers l’Alhambra, rue du Miroir, lieu légendaire de la vie nocturne montoise, situé à une encablure de la Grand-Place.
Il est 19h45 lorsque, enfin, j’y suis. L’ouverture des portes est prévue dans 15 minutes. Le timing est respecté !
Le sas d’entrée est pourtant déjà bondé d’impatients, le fameux sésame en main. Il faut dire que la réputation du combo bruxellois n’est pas surfaite ! Je pense que, vu le monde présent, ce sera sold out !

A 20h00 pétantes, je me fraie difficilement un chemin à travers les badauds. A la réception, la caissière me donne un ticket. Mountain Bike assure la première partie. Excellent choix !
Je prends un verre et attends patiemment. Je contemple, sourire aux lèvres, cette drôle de pieuvre peinte au plafond. Idée saugrenue. Mais qu’importe, l’étendue de la culture est sans limite !
Afin de profiter du spectacle sous un angle optimal, je me plante face à la scène. Avoir une petite taille handicape parfois !
Un peu vague à l’âme, je me remémore l’excellent moment passé en compagnie de ma meilleure amie, lorsqu’un certain 27 juin 2012, j’étais assis derrière ma batterie, baguettes en mains, imprimant un son rock bien trempé ! Cette soirée, très spéciale, restera à jamais gravée dans nos mémoires.
D’une capacité d’environ 350 personnes, la salle ne tarde pas à se remplir. La pyramide des âges est bien respectée. Devant moi, un garçon –qui doit avoir à peine dix ans– accompagne son père. Ca fait plaisir à voir !

Il est 20h15 lorsque le premier combo entame les hostilités.

Surpris, je constate qu’il ne s’agit pas de Mountain Bike comme annoncé, mais de Thibet. Je ne comprends pas… Il s’agit, sans soute encore, des aléas de la programmation musicale. Ce sera donc une découverte !

Réunissant Gregory Vandamme (voix/guitare) Thomas Venegoni (guitare/clavier/voix) David Davister (batterie/voix) et Julien Bacquet (basse/voix), le band est venu défendre « Vision and Certitude », un long format tombé dans les bacs depuis avril 2014.

Leur mélange de pop et de psychédélisme, saupoudré d’un soupçon de new wave va parvenir à faire oublier ma déception. Je n’ai vraiment pas perdu au change !

Durant environ quarante minutes, le public pourra s’enivrer de ces savoureux rythmes indie pop contemporains aux sonorités eighties. Aucun doute, ce quatuor s’est attiré de nouveaux fans !

Un interlude d’un peu plus de trente minutes est prévu. Histoire de s’hydrater sans doute !

Il est maintenant 22 heures. Que la grand-messe commence ! Les fidèles se pressent devant l’hémicycle. Il faut dire que la présence d’Antoine Meersseman (basse/chœur), Tim Philippe (batterie/chant), Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste), à Mons, est une première !

C’est tout naturellement par « Void », titre maître du nouvel elpee, intitulé « Patine », que le groupe chauffe les groupies. Le show est lancé !

Les notes tourbillonnent autour de la voix très particulière du batteur/chanteur, Tim. Les regards se croisent. Des sourires s’échangent.

Les tubes d’enchaînent alors. La setlist s’inspire essentiellement du dernier opus. Le band balance une salve de titres issus de « Patine » (« Slow Hear », « My Head Is Into You », « Omen », etc.)

Assez décevant par rapport à celles qui figurent sur leur génialissime précédent LP, les compositions prennent pourtant et étrangement une toute autre dimension en live !

Les morceaux issus du sept titres « Wounded » ne sont pas oubliés pour autant ! Ainsi, caractérisé par un drumming tentaculaire, le nouvel espoir noir-jaune-rouge a marqué, ce soir, les conduits auditifs au fer rouge, notamment lors de l’excellentissime « Mexico ». Dans le genre, difficile de faire mieux !

Ce qui me surprend le plus chez ce drummer, c’est ce côté autiste. Hors du temps, hors de tout, il s’amuse tel un gamin déballant le jouet que le Père Noël vient de lui apporter. Il est vraiment dans son truc !

Très amusant aussi, c’est la manière dont il frappe les éléments : le Charley de la main gauche et la caisse claire de la droite. Et surprenant en même temps ! Le tout, avec une dextérité hallucinante ! Et détail croustillant, aucun tom n’est présent, hormis le floor tom !

Multi-instrumentiste, le claviériste alterne synthé et guitare électrique selon les titres.

Le percussionniste, quant à lui, n’est pas seulement venu appuyer la rythmique. Le réduire à ce rôle simpliste serait lui faire affront ! Il constitue, au contraire, une pièce maîtresse du puzzle !

Au terme de quarante-cinq minutes d’un gig qui a tenu toutes ses promesses, BRNS tire sa révérence, en concédant « Clairvoyant », avant de regagner les coulisses. L’un des meilleurs titres, à mon humble avis ! Efficace et redoutable !

Les gaillards s’éloignent pour un (seul) vrai faux rappel. Incendiaire, il met un terme à cette soirée du tonnerre de Dieu.

Les lumières se rallument. Un after show est assurée par un DJ. Je regarde cette poignée de filles encore sous l’émoi de ces belles gueules.

Certains resteront se délectant de cette musique électro. D’autres repartiront des étoiles plein les yeux. Le reste, comme moi, ira prendre un dernier verre au bar. Un peu comme la cigarette du condamné… J’aime cette métaphore !

Je m’apprête à rejoindre mes pénates. A ma droite, les garçons signent des autographes. J’hésite un instant. Je vide finalement les lieux sans pouvoir leur dire un mot. J’ai eu tort…

En conclusion : bonne ambiance, décibels, sueur et présence scénique. Ce soir était encore un grand soir !

S.R.

 

BRNS à l’Alhambra, c’était un peu un rendez-vous obligatoire pour les fans montois de rock. Mais une réelle inquiétude m’envahit avant de rejoindre la rue du Miroir. La salle a, à juste titre, la réputation de souffrir d’une acoustique assez médiocre. Et quand on connaît la subtilité du son des Bruxellois, il y a de quoi être méfiant des conditions sonores qui vont régir la soirée.

Avant d’être fixé sur ce point, Thibet ouvre le bal. C’est ma première rencontre avec ce groupe dont on dit le plus grand bien. Malheureusement, leur musique est un peu trop progressive à mon goût. Si les explosions directes ne sont pas obligatoires, loin de là, j’estime quand même qu’à partir d’un certain moment, une montée dans les décibels s’impose. L’attente est souvent trop longue et le choix des morceaux d’ouverture et de fin, ne sont pas  forcément opportuns. Thibet jouit d’un vrai potentiel, c’est certain ; mais la comparaison avec BRNS est difficile à supporter.

Tant attendue, la tête d’affiche monte sur le podium, alors qu’on approche les 22H devant un auditoire conséquent. Il ne faudra que quelques minutes pour être fixé quant aux craintes émises à l’égard du son. A ma plus grande surprise, il est très correct ! Sans aucun doute la meilleure acoustique identifiée depuis que je fréquente les lieux. L’ingénieur du son doit probablement réaliser de l’excellent travail. Pour le reste, le concert de BRNS est classique mais efficace, exactement comme la semaine dernière à la Ferme du Biéreau. Le set est ici un peu plus long car il n’est pas accordé dans le cadre d’un festival. Les morceaux s’enchaînent vraiment bien ; néanmoins, l’attitude du public n’est pas très respectueuse. Trop souvent, un bruit de fond, causé par des conversations parasites, empêche de profiter complètement de la montée en puissance des morceaux. Et cet irrespect pénlise également le public qui souhaite s’immiscer au maximum dans l’univers cérébral du quatuor. Il n’y a vraiment que « Mexico » qui va focaliser l’attention générale. L’effet pure.fm, sans aucun doute.

Dommage également que « Deathbed » et de « The Story Of Bible », deux titres phares de l’Ep « Wounded, n’aient pas été exécutés. On remarque en fait toute les limites des tournées promotionnelles post-albums. Certaines chansons moins réussies de « Platine » sont interprétées et des meilleurs morceaux plus anciens sont oubliés. Une petite déception pour les fans de la première heure ; mais un choix complètement normal dans la logique marketing d’un groupe, même si je reste persuadé qu’il devrait toujours jouer ses meilleures compositions en live.

Il y a beaucoup de critiques dans ce report, je le reconnais, mais n’allez pas croire que la soirée ait été détestable. Loin de là. Les Bruxellois vont d’ailleurs conclure leur concert par « Our Lights », lors d’un rappel particulièrement puissant.

A l’issue de leur set, les musicos vont passer de nombreuses minutes au stand marchandising, pour y discuter en compagnie de leurs nombreux fans. Un groupe qui, en plus d’être un des plus talentueux du pays, est complètement accessible et très sympathique. Un exemple pour tous les jeunes artistes de Belgique.

A.M.

(Organisation Alhambra)

BRNS

Patine

Écrit par

La naissance de BRNS (il faut prononcer Brains) est plutôt cocasse. C’est après un nouvel an arrosé qu’Antoine Meersseman (basse/chœur) et Tim Philippe (batterie/chant) décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Au fait, pourquoi ‘BRNS’ ? Passionnés de cinéma, les lascars se sont tout simplement inspirés du titre d’un film. Ni plus, ni moins !

Caractérisé par son drumming tentaculaire, ce nouvel espoir de la nouvelle génération de la scène montante noir-jaune-rouge avait marqué les conduits auditifs au fer rouge, lors de la sortie de l’excellentissime « Mexico », en 2012.

La musique de cette jeune formation est difficile à cataloguer ; hybride à souhait, elle est le résultat d’une addition complexe de rythmiques non conventionnelles, d’un son pop, parfois un peu rock, et d’une dose métronomique d’électro. 

Réunissant sept pistes, « Wounded », était véritablement époustouflant ! Un renouveau dans le genre ! On était donc en droit de penser que le premier album serait de cette trempe…

Finalement, il n’en sera rien… Pas pour cette fois en tout cas ! Peut être est-ce l’effet pervers du succès ? Pas une raison pour taxer cet opus de médiocre ! Non ! Il faut juste l’écouter pour ce qu’il est, c'est-à-dire un axe médian de morceaux complexes et évolutifs. L’exercice en soit est déjà suffisamment compliqué !

« Patine » reste facilement identifiable. Riffs de guitares et beats syncopés tourbillonnent, sans jamais s’y perdre, autour de la voix particulière de Tim.

Quelques belles surprises figurent tout de même au menu ! La plage d’ouverture « Void » donne le ton ! Savant mélange de gravitation et de lévitation. Sans doute l’un des meilleurs morceaux, « My head into you » met en exergue une savoureuse combinaison batterie/voix. Je m’en délecte ! On notera au passage une approche vocale différente, plus posée, mais néanmoins intéressante, dans « One, two, three, four ». A exploiter !

En conclusion, on ressent une volonté consciente (ou non) de la part de ces quatre garçons à employer les mêmes principes physiques utilisés précédemment. Ils gardent en effet cet air de liberté, sans jamais anesthésier l’auditeur. Refusant toute banalité rock, ils prodiguent ici un son résolument moins pop. C’est ce qui rend sans nul doute l’écoute moins abordable.

Plus élitiste et hétérogène donc, cet elpee ne restera probablement pas dans les annales. Il augure tout de même une belle série de promesses dans son ensemble.

Pas écervelé pour un sou, le combo bruxellois affirme un style et une culture assez éloignés de ce que l’on peut entendre généralement, tout en ancrant les bases d’une carrière que l’on espère longue malgré ce léger passage ombragé  Ce n’est déjà pas si mal après tout !

 

BRNS

Wounded

Écrit par

On ne vous fera pas l'injure de vous présenter BRNS, the next thing to be qui-l'est-déjà.

Fort de sa réputation acquise en 'live', restait à graver sur galette tout le potentiel scénique, cette énergie brute mêlée à des mélodies imparables ; bref, à ne pas se louper lors de la confection de ce premier album.

Si on ne dénombre que sept titres (ce qui est un peu mince), ceux-ci sont à la hauteur des attentes.

On retrouve donc avec bonheur « Deathbed » et son entêtant refrain ('I Love You So'), l'incontournable « Mexico » qui nous emmène sur des montagnes aztèques fichtrement russes, ou « The Story Of Bible » dont la ritournelle obsédante et les vagues chatoyantes d'ondes électriques s'échouent en cascades tout en se rappelant joyeusement à nos mémoires.

Et si le band jouit d'un succès amplement mérité en Belgique, mais aussi de plus en plus au-delà, s'il est encensé par les critiques étrangères, loué par ses pairs et pointé comme l'un des groupes à découvrir urgemment par sa Sainteté la BBC, ce n'est que justice, en regard du talent de ces jeunes gens.

Les rythmiques fracturées qui construisent des ponts dorés vers des cieux lumineux de « Our Lights » achèvent ce trop court périple en pays d'excellence.

En résumé, si vous l'ignoriez encore, BRNS est la sensation à ne manquer sous aucun prétexte !