New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Bernard Allison

Songs from the road (CD + DVD)

Écrit par

Bernard Allison n’est autre que le fils de Luther, l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. Il est trop tôt disparu, en 1997, à l’âge de 58 ans. Aujourd'hui, Bernard en a 54 et s’est forgé sa notoriété, non pas parce qu’il est le fils de, mais grâce à son talent de guitariste. Thomas Ruf était le manager de Luther avant qu’il ne fonde son label, en 1994. Pas étonnant qu’il ait signé le fiston très tôt. D’ailleurs, le premier elpee de Bernard, "Funkifino", publié chez Ruf, remonte déjà à 1995. Et son premier opus, pour le marché yankee, date de 1997, année du décès de son père.

Immortalisé ‘live’, "Songs from the road" réunit un CD de 13 plages et un DVD qui en compte trois de plus. Un événement qui s’est déroulé au Musiktheater de Dortmund, en octobre 2019. Sur les planches, Bernard Allison est soutenu par un backing group réunissant une solide section rythmique, Dylan Salfer à la seconde gratte, un musicien à peine âgé de vingt printemps, et puis le saxophoniste José James, un saxophoniste vraiment remarquable. Bref, un groupe parfaitement huilé qui se nourrit de funk, blues, jazz et r&b.

Bernard puise dans son répertoire pour nous livrer le meilleur de son funk ("Night train"), souvent mêlé de jazz ("Call me Momma", "Same ole feeling"), du blues pur et dur, parfois teinté de rock. Shuffle, "I can't get you out of my mind" adresse un solide clin d'œil à Stevie Ray Vaughan, une compo au cours de laquelle, Salfer se fend d’une superbe intervention aux cordes. Hanté par Jimi Hendrix, "Feels kinda funny" est allumé par les riffs rock/blues de Bernard. Les deux gratteurs se partagent les envols à la slide. Dans ce registre, Bernard se déchaîne lors de la finale, "Slide Master". Il rend enfin un hommage émouvant à son père, en reprenant deux de ses compos, en l’occurrence les longs blues lents, "You're gonna need me" et "Let's try it again"…

Bernard Allison

The otherside

Écrit par

Bernard Allison fêtera ses 45 balais, fin de cette année. Le plus jeune des neuf enfants de la famille Luther est parvenu à forger sa propre carrière, après la disparition de son père, en 1997. C’est au sein de sa tribu, qu’il a fait ses armes. Sa première expérience au sein d’un groupe, il la vivra chez le Koko Taylor's Blues Machine. Il va y militer trois années. En 1989, il rejoint Luther en Europe pour intégrer sa formation continentale. L'année suivante, il sort son premier album solo, "The next generation". Et dans la foulée, le fils prodigue aligne les œuvres individuelles. Ce qui va lui permettre de se construire une solide notoriété…

L’elpee s’ouvre par "Send it in", une courte plage instrumentale, abordée un peu à la manière de Freddie King. Le titre fait déjà mouche ! Le tempo imprimé est assez enlevé. Bien posée, la guitare s’impose face au piano de Bruce McCabe. Bien timbrée la voix de Bernard rappelle celle de son père. Il attaque "I wounld'nt treat a dog (the way you treated me)", une cover popularisée par Bobby Bland (NDR : les Nighthawks en avaient réalisé une excellente sur leur elpee, "Trouble"), une ballade R&B bien ficelée au cours de laquelle José Ned James sort déjà de sa réserve et s’autorise un envol au saxophone. "Tired of tryin'" embraie dans le même registre. Bernard en profite pour se libérer sur les cordes, dans son style si caractéristique. "As simple as that " est une plage issue de la plume de Bruce McCabe. Une ballade de toute bonne facture, à la mélodie contagieuse, que chante parfaitement Allison. Tout comme sur "The otherside", une plage un peu plus complexe. Evoluant sur un mid tempo, ce blues secrète quelques bons riffs rythmés. Progressivement, ses cordes –largement amplifiées mais toujours sous contrôle– s’affranchissent et montent en puissance. En toute modestie, Bernard se proclame maître de la slide. Elle est gouailleuse et très présente face à la section rythmique, constituée du bassiste Jassen Wilber et drummer Erick Ballard, qui soigne son groove. Encore qu’on a l’impression qu’elle manque parfois de relief, par rapport aux tandems constitués outre-Atlantique. Bernard confesse une bonne tranche de sa vie sur "Allison way". Il y parle de ses origines, de son enfance et de sa jeunesse à Chicago. Circonspect, il ne concède, de sa six cordes, que des notes parcimonieuses, mais bigrement essentielles. "Still rainin'" emprunte un format plus rock. Une compo signée par le pianiste McCabe. Il se charge également des vocaux, lors de cette plage très rythmée, invitant à la danse, caractérisée par de solides échanges entre le saxophone et les ivoires, une rencontre destinée à chauffer l’ambiance pour permettre aux cordes du maître de s’exprimer à satiété. Invité de marque, Lonnie Brooks chante "Leavin' the bayou", une compo signée Allison. Les deux musiciens s’y partagent guitare et la slide, tout en rendant hommage à leurs maîtres. De son véritable nom Lee Baker Jr, Lonnie est né en Louisiane. En 1933. Il a longtemps côtoyé Clifton Chenier. C’est après avoir émigré à Chicago qu’il se lie d’amitié à Luther Allison. Une affection qui va ensuite déteindre sur Bernard, puis Wayne et enfin Ronnie Baker Brooks. En fin de parcours, l’elpee nous réserve encore "Life goes on", un concentré nerveux de bon Chicago blues, "Clea vision", un superbe shuffle entretenu par le piano de McCabe et "Let's try it again", le blues lent de circonstance. Sans oublier l'hommage à Hendrix, rendu à travers la cover puissante de "Fire", une compo caractérisée par ses éclats d’orgue, les interventions au saxophone et un solo de guitare éblouissant.  Manifestement, un des meilleurs albums de Bernard…

 

Bernard Allison

Energised

Écrit par

Cadet des neuf enfants de Luther Allison, Bernard est aujourd’hui âgé de 40 ans. Il est également le seul fils qui soit parvenu à trouver sa propre voie dans le sillon tracé par le paternel. En 1989, il rejoint son père dans son repère de Saint-Cloud, près de Paris. Il n’aura alors de cesse d'allumer les scènes européennes et américaines jusqu’en 1999, année au cours de laquelle il choisit de retourner se fixer outre-Atlantique. Son premier album, "The next generation", remonte à 1990. A l’instar de "Higher power", son précédent elpee, "Energized" est paru chez Ruf. Bernard a bien entendu hérité du savoir-faire et du talent de son père. Pourtant, on ne peut pas dire que Bernard se soit contenté de copier son style. Faut dire qu’au cours de ses jeunes années, il a tout d’abord été marqué par un certain Jimi Hendrix. Et que dans les années 70 et 80, ses influences majeures sont devenues Winter et Stevie Ray Vaughan. En injectant une solide dose de funk dans son blues, Bernard est parvenu à créer un style très singulier.

"Energized" a été enregistré ‘live’, en Europe. Et très exactement au MUSA de Göttingen, en Allemagne. Le 20 octobre 2005. Pour la circonstance, il est soutenu par Mike Vlahakis aux claviers, Jassen Wilber à la basse et Andrew Thomas à la batterie. Ce double album aligne seize plages dont cinq instrumentaux. Allison chante deux de ses compos et reprend cinq titres de son père.

Signé Bernard et Boney Fields, "Another ride in the city" ouvre l’elpee. Une synthèse parfaite de son style qui agrège blues, rock, jazz et funk. Il attaque ensuite un solide shuffle issu de son dernier album, "It's a man down here". L'homme possède une voix chaleureuse et puissante. Vlahakis est passé judicieusement au piano électrique, avant que le boss ne décide de sortir de sa réserve. Mike termine sa besogne sur l'orgue pendant que Bernard balance ses premiers décibels. Durant près d'un quart d'heure, Bernard s'attaque à une des meilleures plages écrites par son père : "Bad love". Un blues lent, très électrique, bourré de feeling. La version est de bonne facture, mais le jeune artiste véhicule moins d'émotion que le regretté Luther. Il épingle ensuite deux autres titres issus de l'album "Higher power" : "A woman named trouble". Et une jolie ballade signée Luther : "Into my life". Notre quartet s'aventure ensuite au cœur d’un solide et long (NDR : 10’ !) exercice de style funky : "Too many women". Une autre compo signée Luther qui figurait sur l’elpee "Here I come". Un morceau caractérisé par une remarquable envolée opérée par le bassiste Wilber. Cette première plaque s’achève par "The way love was meant to be", une jolie ballade bluesy marquée par une splendide envolée sur les cordes. Le meilleur moment de ce disque. Le second CD s’ouvre par trois instrumentaux. Tout d’abord "The walk", un long périple conduit par la slide. Un délire absolument génial se développe sur le Bo Diddley beat. Bernard ne parvient plus à faire taire cette slide qui finit par aboutir au thème traditionnel "Step down" (NDR : qui sonne très "Amazing grace"). Et enfin "Talking guitar" au cours duquel l'artiste prend un malin plaisir à faire bavarder sa guitare tout en se divertissant sur le thème de "When the saints go marching in". Ballade rock, "Snake bit again" sied parfaitement au jeu et au chant de Bernard. Tramée sur fond d'orgue Hammond, cette compo lui permet une nouvelle fois de se libérer sur les cordes. Et le résultat est surprenant ! Il reprend ensuite et pour la dernière fois une compo de son père : "A change must come". Une lente et douce ballade au cours de laquelle Bernard parvient à faire passer son message empreint d’émotion… La suite vaut également le détour. Et je pense tout d’abord à "Tone cool". Tout en empruntant des accents exotiques, ce morceau observe une excellente ligne mélodique. Bernard se sent inspiré par le grand Carlos Santana. Il dispense de nombreuses notes sur fond d'orgue. Superbe ! En fin de set, "Don't be condused" offre une grande liberté d’action aux différents instrumentistes, toujours aussi soudés, nonobstant près de deux heures de concert. "I just came back to say goodbye" clôt la prestation. Bernard se rappelle qu'il écoutait, dans sa jeunesse, une plage très rock, sur laquelle il pouvait crier son chant à la manière d'un Johnny Winter au sommet de sa forme…

 

 

Bernard Allison

Higher power

Écrit par
Bernard est le fils de Luther Allison. Jusqu'à sa mort en 1997, ce dernier était devenu un des bluesmen les plus populaires de la fin du XXème siècle. Un statut qu’il méritait amplement. Cadet d'une famille de neuf enfants, Bernard est né à Chicago. Très jeune, il se met à la guitare et impressionne déjà son père, mais aussi Stevie Ray Vaughan et Johnny Winter. Ses premières classes, il les accomplit au sein du Blues Machine de la chanteuse Koko Taylor. C’est à cette époque que toute sa famille émigre près de Paris. Il y devient alors le leader musical du Luther Allison Band. Et tout naturellement enregistre son premier elpee, judicieusement baptisé "Next generation". Depuis, il en a commis plus de dix, dont six pour le label Ruf : "Hang on!" en 94, "Funkifino" en 95, "Born with the blues" en 97, "Times are changing" en 98, "Kentucky Fried Blues" en 2003, et ce tout nouvel opus concocté, en mai et juin dernier, au sein des studios Echo Bay, dans le Minnesota. Et... il est retourné vivre outre Atlantique. Evidemment, il s’est entouré de musiciens du coin. Bernard ne se considère pas comme un bluesman, mais comme un musicien. Un musicien de la prochaine génération, ajoute-t-il! De toute bonne facture, cette plaque demeure pourtant tout à fait abordable pour le public blues.
 
Il a écrit "I've learned my lesson". Et effectivement, il a appris sa leçon. Il entame ainsi le disque par une plage résolument rockin' blue. Le riff de guitare est puissant, très électrique, sans le moindre artifice ni la moindre démonstration, mais très mélodique et exercé avec beaucoup d’adresse. Il est épaulé par d’excellents musiciens : Ron Sutton aux drums, Jassen Wilber à la basse et surtout Mike Vlahakis à l'orgue Hammond. Ecrit par son père, "Raggedy and dirty" adopte résolument un ton plus funky, mais observe le même tempo. Plus ou moins lent, son jeu sur les cordes reste très intéressant, mais encore une fois dispensé avec parcimonie et maîtrisé pour le plaisir des oreilles. Composée par JL Williams, "Standing on the edge of love" est une douce ballade soul ; et dans ce style, il est manifeste que la voix de Bernard peut se révéler très proche de celle de Luther. Bien posée, naturelle, riche, quoique moins puissante et moins vécue. Ravagé par la guitare, "Stay with me tonight" est un autre rock blues imprimé sur un mid tempo qui rappelle parfois le ZZ Top des bonnes années. Les claviers qui contaminent le funky soul rock "Too cool" ne me plaisent pas trop. A contrario, la guitare y est impeccable. Shuffle blues rock entraînant, "It's a man down there" est soutenu par le rollin' piano de Bruce McCabe. Cette plage véhicule énormément de groove. L'unité du backing de Bernard est irréprochable. Il en profile alors pour s’autoriser un solo redoutable. Un moment fort de l'album. A l’instar de "New life I’m in". Une plage tout à fait différente, extrêmement proche du style de son père. Une ballade R&B au cours de laquelle sa voix est expressive à souhait. De petits flots de guitare acérés soulignent les vocaux. A cet instant, on peut mesurer combien Bernard a pu tirer profit de l'héritage de Luther. Et il le prouve à nouveau sur la composition du paternel "Into my life", une ballade soul bien excitante. Plage funky R&B très dansante, "Woman named trouble" est le plus beau témoignage de la cohésion du band de Bernard. "Time flies by" est plus rock'n'roll, très nerveux. Ron Sutton est impérial à la batterie. L’ambiance me rappelle fortement celle que cultivait l’Allman Brothers Band ; d'autant plus que c'est armé d'une guitare slide qu'Allison se libère. Le bonheur ! Notre homme devrait plus souvent exploiter ce style, au cours duquel il rayonne littéralement. Signé Bruce McCabe, "Stakes have gone up" parvient à chatouiller les orteils. Bruce s’y réserve, évidemment, le piano ; et Paul Diethelm la guitare solo (NDR : Paul est le guitariste de Wanderworld, le combo de Jonni Lang, au sein duquel milite d’ailleurs Jonni Lang, aux ivoires !). Proche du ZZ Top contemporain,"Next 2 U" délire dans le hard rock. En finale, Bernard joue de la guitare acoustique sur la ballade à la beauté dépouillée "Ami", et Paul Dietholm du dobro. Ne boudez pas "Higher power" ! C’est un très bon album. Si officiellement, il vit aux States, Bernard passe une bonne partie de la mauvaise saison en Europe. Il y est déjà actuellement.