La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Blondie

No exit

Dix-sept ans après leur séparation, Chris Stein, Jimmy Destri, Clem Burke et Deborah Harry ont donc décidé de remonter le mythe punk/new wave new-yorkais, Blondie. Et vous vous demandez certainement si c’était une bonne idée. D’autant plus qu’en général, la plupart des reformations de ce type puent le fric et débouchent sur un fiasco total… N’ayez crainte, Blondie nous est revenue en pleine forme, comme à la fin des seventies. Oh, oui, bien sûr, Deborah a pris quelques rides, mais elle n’a rien perdu de son timbre vocal sirupeux, vulnérable, malicieux, qui la rendait si sensuelle. Et puis, c’est vrai que l’album concède quelques petites faiblesses ; mais dans l’ensemble, elles sont vraiment insignifiantes. Surtout par rapport aux petites perles que recèle ce " No exit ". Et on pense, ici, notamment au single contagieux " Maria ", saupoudré de ces très caractéristiques sonorités allègres, bringuebalantes ; au futur single " Divine ", à la fois pop et reggae, ou encore à la pureté mélodique de " Nothing is real but the girl ". Sans oublier le disco tribal " Forgive and forget ", la cover des " Shangri La ", " Out in the streets ", le très ‘tex mex’ " The dream’s lost on me ", " Dig up the conjo ", sorte de Donna Summer ( I feel love ?), revu et corrigé par les Eurythmics, lorsqu’ils étaient encore dans leurs starting blocks; et puis bien sûr, le titre maître, version insolite de la célèbre fugue de Bach, hybride de rock et de rap, qui bénéficie de la participation de Coolio. Une bonne surprise, il faut le reconnaître !

 

Blondie

La Vengeance d'une Blonde

Écrit par

Ressorti du frigo après 16 ans d'absence, Blondie n'est pourtant pas un produit périmé. A plus de 53 balais, Debbie Harry collectionne encore les... cheveux, laissant au caillou de Chris Stein, la pérennité de la coupe grisonnante. Les hommes noirs qui flanquent la toujours pulpeuse ‘baby doll’ sont certes un peu plus ventripotents qu'au début des années 80, mais grâce à "No Exit", cette bande de quinquas a repris son parcours musical là où elle l'avait laissée...

Ils proposent toujours une pop légèrement aseptisée qui a du goût lorsqu'elle est bien dégelée. Avec l'âge, voilà même qu'elle en devient succulente... Alors quoi, Blondie reformé, c'est à nouveau pour pouvoir garnir le garde-manger? Et puis d'abord, était-ce difficile de faire sonner ce nouvel album comme les anciens?

Debbie Harry: Non, c'était très naturel, puisque nous avons toujours eu un son bien à nous.

Il semble un peu plus poli, plus doux qu'autrefois...

Chris Stein: C'est peut-être un peu ‘glossy’, à cause du rap qui a entre-temps percé. Pourtant, j'avoue aimer cet album, et même le préférer à certains anciens. Mais c'est vrai qu'il est moins trash que les précédents.

Est-ce un résumé de ce que vous avez fait auparavant?

Jimmy Destri: Yeah, exactement. Nous avons eu la même démarche que pour les anciens albums, c'est-à-dire que nous voulions y mettre les influences que nous avons subies. Et en 16 ans, elles ont été nombreuses.

Blondie For All

Croyez-vous bénéficier du revival punk qu'on observe actuellement?

C.S.: Non, parce que nous n'avons pas l'impression de faire du revival mais de reprendre notre travail là où nous l'avions laissé. Les Sex Pistols m'ont déçu quand ils se sont reformés ; je pensais vraiment qu'ils allaient entrer en studio pour pondre un nouvel album. La différence entre la musique des Pistols et la nôtre, c'est que la leur est plus limitée en terme de hits. Et puis, Blondie pratique des musiques multiples comme le ska, la dance... Tous les genres qui nous viennent à l'esprit se retrouvent dans ce disque.
D.H.: La chanson qui traite, par exemple, des vampires se voulait une contribution de Blondie à la scène gothique. Pour nous, Coolio était le choix évident pour interpréter le côté rap de celle-ci.

Tu te considères comme la mère du rap?

D.H.: Oh yes (rires)! Non!
C.S.: Yo! Mother!
D.H.: Quelque part, je suis très fière du fait que nous ayons contribué à en faire quelque chose de légitime et de populaire. Mais je pense que le rap était tellement puissant qu'il y serait parvenu sans notre intervention. C'est tout simplement arrivé plus tôt grâce au succès de "Rapture".
Clem Burke: Pour ma part, j'ai contribué à une chanson reggae et un morceau plus jazzy inspiré du travail de Debbie chez les Jazz Passengers.

Qui espérez-vous ce disque va-t-il intéresser ? Les gens qui avaient 20 ans en 82 ou... 

C.S.: Tout le monde et chacun! J'espère que ce disque touchera des gosses qui n'ont jamais entendu parler de Blondie. Notre désir le plus cher est d'apercevoir plus de kids dans les salles. Mais beaucoup de gens viennent aussi nous voir parce que durant notre première époque, nous étions un groupe assez limité en termes de concerts et beaucoup de fans n'ont jamais eu l'occasion de nous voir jouer live. Mais le public des premiers rangs semble déjà plus jeune que celui qui se tient derrière... C'est le Blondie Viagra Tour (rires)! D'ailleurs, on est tous sous Agra, sauf Debbie bien sûr!

Vous sentez-vous toujours Blondie, comme à l'époque, lorsque vous montez sur scène ?

C.S.: Oui! Malheureusement, la réalité est très différente (il se marre)!

Debbie dans le ‘Muppet’

Debbie, ton rôle dans les Jazz Passengers était-il très différent de celui que tu as au sein de Blondie?

D.H. : Oui. Ma position était plutôt celle de l'artiste invitée. Leur routine était établie depuis 11 ans. Sur la scène jazz, c'est plutôt un groupe culte sur lequel le succès populaire a peu de prises. C'est donc un univers totalement différent du milieu rock. En termes d'idéologie aussi: leur vie est véritablement dédiée à la musique. Ils pensent vraiment que la pop music n'est qu'une blague. C'était donc très facile pour moi, et très élégant aussi puisque que je n'avais qu'à penser à la musique et me considérer comme une artiste. Formidable!

Blondie avait beaucoup plus de succès en Europe qu'aux Etats-Unis...

J.D.: Sauf à New York, notre ville. Mais c'est vrai, beaucoup de gens du Midwest croyaient que nous étions un groupe anglais. Nous appartenons à la pop culture. Chris et Debbie étaient très proches d'Andy Warhol.

Voyez-vous un lien entre vous, Sonic Youth et les Pixies, un autre groupe américain plus populaire en Europe qu'aux States?

D.H.: Oui, bien que nous ayons eu plus de succès aux States que les Pixies. Mais nous avions une collection de chansons plus variées, certaines marchant là-bas et pas du tout ici, et inversement. "Denis", par exemple, a cartonné ici mais n'a rien fait aux States.

Debbie, quels souvenirs as-tu de ton travail en compagnie d’Iggy Pop? Ensemble, vous aviez enregistré "Swell Party" de Cole Porter...

D.H.: J'adore travailler avec lui! C'est un type formidable et une inspiration pour tous!
C.S.: Oui, moi j'ai de grands souvenirs de l'enregistrement de "Zombie Birdhouse", l'album d'Iggy Pop auquel j'ai participé. Nous avons de terribles souvenirs des premières parties que nous faisions pour lui dans les années 70.

Debbie, de quoi es-tu la plus fière: d'avoir travaillé comme Bunnie dans un bar ou d'être apparue dans le "Muppet's Show"?

D.H.: D'avoir participé à l'aventure du "Muppet's Show", bien sûr. Les Muppet's constituaient une expérience fabuleuse. Jim Henson était génial, à la fois très créatif et professionnel. C'était instructif de voir comment il travaillait. Les marionnettistes avaient de si jolies mains et n'arrêtaient pas de parler entre elles d'ailleurs.

Interview parue dans le n° 71 de mars 99, du magazine Mofo.

Blondie

The Platinum Collection

Entre 70 et 80, cette formation américaine a récolté un succès considérable, succès qui a atteint son apogée en 1979, lors de la sortie d’"Heart Of Glass". Plusieurs compilations ont déjà retracé l'histoire de ce phénomène new wave, mais jusqu'à présent aucune d'entre elles n'était parvenue à nous faire revivre cette belle histoire. Et c'est chose faite avec ce double CD. Un box qui propose en quarante-sept titres la quintessence de Blondie. Et en particulier ceux qui investissent la première rondelle. C'est-à-dire lorsque leurs chansons parvenaient à capturer l'essence d'un punk pop réminiscent des sixties. Et puis il y avait Debbie Harry, femme enfant à la bouche et au regard sensuels, aux mini robes ou ensembles provocants, mais surtout à la voix sans modulation mais tellement limpide. Pensez à "X Offender", à "Denis", à "In The Fleh" ou à "Rip Her To Shreds". Mais il y en a encore bien d'autres, et en particulier le célèbre " Heart Of Glass". Le deuxième morceau de plastique s'intéresse à la phase la plus accessible du groupe. Et notamment "Sunday Girl", "Atomic", "Call Me", "The Tide Is High", "Rapture". Le tout ponctué de quatre inédits dont un "Once I Had A Love" qui ressemble étrangement à ce célèbre "Heart Of Glass". Et puis deux remixes. L'un d'"Atomic" et l'autre de "Rapture". Le volume est en outre enrichi d'un livret abondamment illustré de photographies, mais également valorisé de commentaires des musiciens du combo pour chaque chanson. Un document indispensable!