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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Brian Eno

Panic Of Looking

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Musicien, producteur et pionnier de la musique électronique, Brian Eno est également un des fondateurs de Roxy Music. Il poursuit ici sa collaboration auprès du poète Rick Holland. Après avoir gravé "Drums Between The Bells", en 2011, il publie un Ep à nouveau consacré à des poèmes récités au cœur d’un paysage sonore minimaliste, spectral et envoûtant. Les voix sont signées Eno, Holland, Darla Eno, la fille de Brian, ainsi que Patrick Sim, Anastasia Afonina et Bronagh Gallagher.

L'ambiance du premier morceau, "In The Future", évoque tantôt les morceaux calmes de Roger Waters chez Pink Floyd ou ceux du groupe de dark-folk, Death In June. Et lorsque la voix féminine apparaît pour le chorus final, on pense aussi à Enya. "Not A Story" et "Panic Of Looking" s’enfoncent complètement dans le ‘minimal’ ; une seule voix atonale déclamant sur fond sonore impressionniste.

"In These Footsteps" ne dure pas plus d'une minute et repose sur une base rythmique répétitive très 'electro'. On aurait aimé que ce morceau soit davantage développé. "Watch A Single Swallow In A Thermal Sky" est un instrumental proposant juste quelques notes éparses d'un piano langoureux. Cette ambiance à la David Sylvian débouche sur "West Bay", où ce même piano répond aux vers déclamés solennellement par Bronagh Gallagher.

On a un peu l'impression que ce disque a été conçu à l’aide de chutes de bandes abandonnées lors de  la confection de l’opus précédent. On appréciera néanmoins la sérénité au sein de laquelle baigne cette production atypique. Elle s'avérera idéale pour se relaxer un dimanche après-midi... quand il pleut...

 

Brian Eno

Small Craft On A Milk Sea

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Dans l’histoire de la musique rock, Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno (appelons-le Brian) est un artiste mythique. Un arrangeur, concepteur, producteur et musicien hors du commun. Un personnage incontournable, si vous préférez. Son cv est long comme une encyclopédie. Les points d’orgue ? Lorsqu’il a bossé en compagnie de David Bowie, pour sa trilogie berlinoise ou encore les Talking Heads. Sans oublier le début de l’aventure Roxy Music. Il en existe bien d’autres ? Evidemment, mais si je commence à étaler sa biographie, on n’est pas sorti de l’auberge.

Sa récente signature chez Warp est quand même très surprenante. Bien sûr, le label Warp et Eno partagent pas mal de visions musicales. Mais avait-il vraiment besoin de choisir cette écurie ? Coup de pub ? Bref, la question reste posée ; mais venons-en à l’essentiel : ce nouvel opus.

D’autant plus que le fruit de la rencontre entre Warp et Eno, cueilli sur « Small Craft On A Milk Sea », est une totale réussite. En 2008, flanqué de son pote David Byrne, il avait décidé de creuser à nouveau dans ses expérimentations sonores explorées dans le passé, notamment sur le très bon « Everything That Happens Will Happen Today ». Dans l’ambient, si vous préférez. Pour y parvenir, l’Anglais a invité deux artistes prometteurs. Tout d’abord le pianiste Jon Hopkins. Ensuite le guitariste Leo Abrahams. Et le résultat est tout à fait probant.

Un opus partagé entre compos empreintes de douceur (« Emerald And Lime »), tortueuses (« Complex Heaven ») ou dynamisées par des beats rudes et intenses (« Flint March », « Horse »), paradoxalement très significatifs chez Warp. Et lorsque notre esprit se perd sur des nappes au delay retentissant, c’est pour rejoindre les ondes irradiantes dont seul Eno a le secret (« Written, Forgotten »).

Un disque remarquable de bout en bout et d’une efficacité diabolique, démontrant que malgré ses 62 piges, Sir Eno n’a toujours rien perdu de sa science ni de son talent…

Robert Fripp & Brian Eno

The Essential Fripp and Eno

Vingt ans plus tôt, Eno venait de quitter Roxy Music alors que Fripp assistait impuissant à l'agonie de son premier King Crimson. Leur rencontre va déboucher sur des expérimentations avant-gardistes, totalement révolutionnaires pour l'époque, que seul jusqu'alors le compositeur américain Tery Riley était parvenu à déflorer. Ces applications feront l'objet d'un album en 1973, "No Pussyfooting". Deux longues faces partagées entre les lamentations de la guitare de Bob et les perspectives synthético-atmosphériques imaginées par Brian. La firme de disques, major en l'occurrence, va très mal prendre la chose... sauf lorsque l'elpee atteindra le top 30 aux Iles Britanniques. En 1975, le duo décide de remettre le couvert avec "Evening Star". Eno y prépare (in)consciemment ses observations dans le domaine de l'‘ambient’, observations qu'il concrétisera sur "Discret Music" et "Another Green World" un peu plus tard; alors que Robert traite les cordes de sa Les Paul à la manière d'une symphonie électrique post "Lark's Tongue In Aspic". Ce recueil résume en quatre fragments la quintessence de ces deux œuvres. Une compilation enrichie de quatre versions différentes de "Healthy Colours", quatre adaptations d'un même thème. Probablement imaginé à la même époque cet inédit préfigure les travaux menés début des eighties par Cabaret Voltaire dans le domaine de la manipulation des voix. Un document !