La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Brian Wilson

That lucky old sun

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Franchement, il était difficile d’imaginer que Brian Wilson allait pouvoir donner un jour une suite à « Smile ». L’opus s’ouvre par le titre maître, une chanson populaire américaine reprise en son temps par Louis Armstrong, Sarah Vaughn et Ray Charles. Cette chanson donne le ton à une œuvre au cours de laquelle il évoque le Los Angeles d’hier et d’aujourd’hui, à travers des compos traditionnelles et des intermèdes narratifs déclamés par Van Dyke Parks. Ce dernier partage la paternité des lyrics en compagnie du multi-instrumentiste Scott Bennett, impliqué dans la nouvelle aventure de Brian, depuis que ce denier a opéré son come-back. Quant à la musique, elle est bien sûre issue de la plume du Mozart du pop/rock (NDR : c’est ainsi que la presse spécialisée le baptisait au cours des sixties). Vous vous doutez que les harmonies vocales sont particulièrement soignées voire raffinées. Et que les mélodies rappellent les Beach Boys. Enfin, le plus souvent. Sur la plupart des morceaux, les arrangements sont riches, parfois même très riches ; mais ce traitement à l’ancienne ne manque cependant pas de charme. Néanmoins, ce sont les compos les plus minimalistes qui se révèlent aussi les plus efficaces. Et lorsqu’il chante (NDR : d’un timbre plus rauque) accompagné tout simplement d’un piano et soutenu de chœurs limpides « Midnights another day » (NDR : les orchestrations se font alors discrètes), il est totalement bouleversant. L’album s’achève par deux plages empreintes de nostalgie. Tout d’abord « Going home » et puis « Southern California », une finale au cours de laquelle il se remémore la jeunesse des Beach Boys…

 

Brian Wilson

Smile

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Cet album aurait dû paraître en 1967 voire en 1968, et faire suite au chef d’oeuvre des Beach Boys, “Pet sounds”. Un projet que Brian Wilson va cependant abandonner. Pour diverses raisons. Tout d’abord, il a écouté le nouvel elpee des Beatles, « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Et obnubilé par la concurrence qu’il mène avec les Fab Four, il se sent largué. Ensuite, ni sa formation, ni les responsables de la maison de disques ne voient d’un bon œil une reconduction du semi échec commercial de « Pet sounds » (NDR : il faudra attendre plus de deux décennies pour réaliser qu’il s’agissait d’une des œuvres incontournables de la musique pop et rock). Enfin et surtout, Brian Wilson souffre de plus en plus de troubles mentaux. Ce qui lui vaudra par la suite de multiples thérapies, dont il sortira régulièrement pour y replonger tout aussi régulièrement. Avec pour résultat une discographie des Beach Boys très en dents de scie. Notamment à partir de 1972, c'est-à-dire après la mort du père Wilson. Une famille depuis complètement décimée, car Dennis s’est noyé en 1983 et Carl est décédé en 1998, suite à un cancer du poumon. Curieusement, c’est à partir de la fin des eighties que Brian est parvenu à remonter la pente. Sous l’influence de son psychiatre/gourou/manager Eugene Landy. Pour terminer ce « Smile », Brian a rappelé son parolier de l’époque, Van Dyke Parks. Et pour l’enregistrer, il s’est entouré des musiciens qui l’avaient accompagné lors de sa dernière tournée. Enfin, en choisissant les studios Sunset Sound de L.A., Brian a voulu retrouver l’esprit, l’atmosphère et le son de la fin des sixties. Et il faut reconnaître que le résultat est aussi surprenant que convainquant. Bien sûr on y retrouve des compos qui figuraient déjà sur l’un ou l’autre album. A l’instar de « Heroes and Villains », de « Cabin essence », « Surf’s up », « Wonderful », ou encore de « In Blue Hawaii ». Des fragments considérés alors comme des chutes de bande et récupérés par nécessité… « Smile » a eu le bon goût d’inclure une nouvelle mouture du classique Good Vibrations » (NDR : tellement proche de l’originale). Résultat des courses : l’ensemble tient particulièrement bien la route. Harmonies vocales luxuriantes, époustouflantes (a cappella, « Our prayer » vous flanque des frissons partout !), changements de tempo, mélodies contagieuses, tourbillons orchestraux majestueux, instrumentation parfois insolite et surtout adaptée : tout a été prévu pour reconduire les bonnes vibrations des garçons de la plage…