Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Calvin Russell

A man in full

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Avec son mélange de blues, de rock sudiste et de country, qu’il chante d’une voix âpre et gutturale en s’accompagnant d’une six cordes, Calvin a seulement commencé à être reconnu à sa juste valeur à plus de 40 balais. Et pas dans son Texas natal ! En France. Puis en Europe. A cause de Patrick Mathé, un véritable passionné de la musique qui était à l’époque un des patrons du mythique et défunt label New Rose (NDR : il a rebondi depuis chez Last Call et continue sa mission de défricheur de talents). Bref, rongé par l’alcool et la drogue, Russell avait alors déjà croupi en taule. Hormis sa musique, il n’avait plus qu’un seul objectif : vagabonder sur les routes du Texas. Et puis le vent a tourné… A cause de ce fameux « Crack in time », qui figurera d’ailleurs sur son premier elpee. On ne va pas refaire l’histoire de Calvin ; mais depuis, il sort régulièrement des disques et surtout parvient à vivre de son métier. Découpé en 17 fragments, le Cd réunit inévitablement ses succès les plus connus. Une bien belle manière de le découvrir, si vous n’avez jamais entendu parler de son parcours. L’opus est accompagné d’un DVD partagé entre 7 clips et surtout un set live accordé aux Séquentielles de Lyon, en 1995. Fabuleux, mais trop court ! Sur les cinq compositions sélectionnées, les versions très électriques de « It’s my life » et la cover d’« All along the watch tower » de Neil Young, sont dignes du meilleur Crazy Horse. Une slide en plus. Bref, de quoi effectuer un bon nettoyage des tympans. Dommage que le document soit de si brève durée. Mais de quoi vous donner l’envie d’aller l’applaudir sur scène, lorsqu’il se produira près de chez vous…

Calvin Russell

Dream of the dog

Enfin, Calvin Russell est revenu à son country blues rock basique. Celui qui nous avait tant impressionnés sur son premier elpee. Plus d'égarements nombrilistes dans le hardrock, mais un son carré, incisif, finement sculpté dans la steel guitare ou le vibrato. Une musique chargée de feeling, satinée par la voix savoureusement éraillée du desperado texan. "Dream of the dog" implique en outre deux covers, "So blue (about you)" des True Believers, une superbe version d' "It's my life" des Animals et puis une formidable composition balayée par le sable chaud du désert, "Trouble"...

 

Calvin Russell

Le Voyageur

Vu la popularité recueillie par ce Texan au sein de l'Hexagone, il était inévitable que l'enregistrement de son premier album ‘live’ y soit perpétré. De ce périple accordé l'an dernier, Calvin a sélectionné quatorze fragments interprétés soit à Paris, à Orléans ou à Rouen. Un disque qui souffle le chaud et le froid. Le chaud acoustique, lorsque les guitares sèches sortent de leur contexte country folk, pour emprunter un chemin sonore dont la subtilité et la sensibilité se situent à mi chemin entre Mark Knopfler et Tom Waits ("A Crack In Time", "Crossroads"). Le froid métallique, par la faute d'un guitariste dont les égarements nombrilistes asphyxient systématiquement tout développement mélodique. Ce qui explique sans doute pourquoi "Le Voyageur" est une petite déception...