Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Cave In

Antenna

Écrit par

J'ai bien peur que ce quatuor bostonien ne se morde les doigts d'avoir signé chez un major. Enfin, pour l'Europe. La vieille Europe. Car de son nouvel album, je n'ai entendu que très peu d'écho. Ce qui est une profonde injustice, car Cave In vient de signer ici son meilleur opus. Bien sûr, ceux qui regrettent le caractère hardcore de leurs premiers disques vont définitivement tourner la page. S'ils ne l'avaient déjà pas fait après la sortie de " Jupiter ". Personnellement, je préfère cette nouvelle démarche. Toujours aussi électrique et cinglante, mais moins caustique et plus raffinée. Plus chatoyante et plus mélodique, elle met davantage en évidence les harmonies vocales. Limpides, cristallines, elles peuvent s'appuyer sur le timbre velouté de Stephen Brodsky, dont la voix me fait penser à un hybride entre Mark Chadwick (Levellers) et John Wetton (King Crimson). Une voix qui épouse même parfois les courbes instrumentales, comme à l'époque du prog rock. Produit par Rick Costey (Audioslave ; mais ce n'est pas une référence !), " Antenna " conjugue mélancolie, violence et expérimentation avec beaucoup de bonheur, oscillant du tempétueux et baroque (" Strained silver ") à la cold (en faisant abstraction du tempo, " Youth overrided " aurait pu relever du répertoire des Chameleons ), en passant par la pop rafraîchissante ( balayé de guitares bringuebalantes, " Beautiful son " me rappelle le meilleur House Of Love) ou contagieuse (" Anchor " et " Woodwork ", ainsi qu'" Inspire ", nonobstant son groove sale et viscéral), la britpop complexe circa Radiohead (" Breath of water), le métal zeppelinien (le furieux " Rubber and glue ", l'écorché et palpitant " Penny racer ") et bien sûr la prog (si " Joy opposites " palpite au son des oscillations galactiques, " Seafrost " ressemble à une odyssée cosmique, épique, presque floydienne, enrichie par une basse qui rôde et des accès de jazz aventureux). L'elpee recèle également une chanson écrite début 2002, réenregistrée et réarrangée, qui bénéficie pour la circonstance de deux chorus au lieu d'un seul : " Lost in the air ". Un bien bel album !

Cave In

Tides of tomorrow (b)

Écrit par

Très difficile de dire du bien de cet ep. Et ce n'est pas l'album attendu chez RCA qui devrait arranger les choses, vu la direction musicale empruntée par le quatuor. Aujourd'hui, toutes les tentatives d'effacement de la férocité, de l'originalité et de l'intérêt qui hantaient Cave In à ses débuts, deviennent très très compliquées. D'un hardcore fougueux, passer à une daube radiophonique, il n'y a qu'un pas de géant que la formation a franchi allégrement ; presque sans problèmes, sans remords, en se justifiant même de manière plus qu'approximative. Ce qui peut, rétrospectivement, paraître à la limite insultant. Car en obliquant vers un adoucissement général de toute la tension sous-jacente inhérente à leur musique, c'est toute la crédibilité, tout l'espoir mis alors dans le groupe qui s'évapore définitivement. Crédibilité déjà entamée d'ailleurs à la sortie de " Jupiter ", précédent opus. En piochant ça et là des interviews sur le net, le projet musical ultime du band serait d'offrir aux kids un substitut au " garbage " ambient (Limp Bizkit, P.O.D….). Raté, il risque plutôt de se retrouver à leurs côtés.

Cave In

Tides of tomorrow (a)

Écrit par

Après avoir milité en faveur du hardcore aussi sauvage qu'impitoyable, implication célébrée par les albums "Beyond hypothermia" et "Until your heart stops", ce quatuor yankee a décidé de changer d'orientation sonore. L'album " Jupiter " en était le premier témoignage Ce nouvel EP (six titres) en est la plus parfaite confirmation. Ah oui, bien sûr l'électricité conjuguée par les guitares d'Adam Mc Grath et de Stephen Brodsky est toujours aussi vivifiante, luxuriante ; le drumming de John-Robert Conners aussi remarquable et la basse de Caleb Scofield ténébreuse, orageuse. Mais le feeling mélodique est beaucoup plus pop, plus contagieux. Et le falsetto de Stephen accentue encore le climat d'une musique qui se veut beaucoup plus atmosphérique, sorte de psyché céleste, sonique, rappelant même parfois le Smashing Pumpkins de " Mellon Collie & the infinite sadness " (" Dark driving "), voire le prog rock du King Crimson circa " Starless & bible black ", sur le titre maître. Une sensation accentuée par les arrangements de cordes somptueux, mais également par les inflexions de la voix qui épousent les accords de la six cordes, comme le faisait si bien John Wetton. Le disque recèle également une cover : " The callus " de Giants Chair ; un groupe mythique américain aujourd'hui disparu. Une composition âpre, envoûtante, que Cave In avait déjà interprétée 'live'. Si ce morceau de plastique risque inévitablement décevoir les fans de la première heure, il va incontestablement attirer une nouvelle frange d'aficionados…

Cave In

Lost in the air / Lift off

Écrit par

Je dois avouer que le dernier opus de cet ensemble bostonien ne m'avait pas vraiment tapé dans l'oreille. Pourtant ce " Jupiter " manifestait une volonté d'explorer de nouvelles perspectives au sein du hardcore. Faut croire que l'aspect mélodique avait été un peu trop négligé. A moins que ce ne soit l'immersion dans la prog qui soit le responsable de cette sensation. Pour enregistrer ce single, Cave In a décidé de privilégier ce profil mélodique qui lui avait tant fait défaut. Résultat des courses, les deux titres qui y figurent ont pris une toute autre dimension. " Lost in the air " macère dans un bain d'électricité pétillant, rafraîchissant, réminiscent de Luna (NDR : et Dieu seul sait combien j'aime Luna !), alors que la ballade " Lift off " irradie une intensité électrique sauvage digne de Pearl Jam. Si le nouvel opus de Cave In est de la même trempe, il risque fort de décrocher la timbale…

 

Cave In

Jupiter

Écrit par

En général, Cave In inspire un respect inconditionnel au sein de la ‘nouvelle’ scène hardcore. Aussi bien chez la frange dure que celle plus mélodique. Et à l'écoute de ce "Jupiter", ce rassemblement peut paraître relativement étonnant. Très peu de passages brutaux. Un chanteur (presque) pas hurleur ; mais surtout des influences puisées plus globalement dans un mélange de rock progressiste et de rock tout court. Cependant, jamais suffisamment tranché pour satisfaire à ce point deux publics. Suis pas sûr que se soit la tasse de thé préférée de la majorité de nos chers hardcoreux, public majoritaire de Cave In. Ce qui ne les empêche pas de récolter un succès certain et une réputation bien établie dans nos contrées. Jamais réellement désagréable, "Jupiter" a surtout le mérite d'ouvrir des perspectives nouvelles dans un style qui a souvent tendance à se mordre la queue. Disons que pour la première fois le versant romantique (si, si !) du hardcore s'est déniché un représentant crédible. Négligeons les solos à 2 balles et les ‘Ho ho ho ho’ prodigués ça et là…et nous tenons peut-être là un nouveau Faith No More…