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Cherry Glazerr

Le rejet de Cherry Glazerr…

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Cherry Glazerr annonce la sortie de son nouvel opus, intitulé « I Don't Want You Anymore », prévue pour le 29 septembre. Elle l’a coproduit en compagnie d’Yves Rothman (Yves Tumor, Blondshell, Amaarae).

La leader du band, Clementine Creevy, estime que ce long playing constitue son projet le plus personnel et brut à ce jour ; une collection de chansons qui approfondissent une période de réflexion introspective. En outre, elle déclare qu’il s’agit de l’album de la maturité, faisant ici davantage référence à sa croissance personnelle qu'à la musique elle-même.

« Soft Like a Flower » illustre cette évolution. Un riff de guitare sombre inaugure le morceau, avant l’arrivée des voix sans filtre de Clementine Creevy. Elle chante une obsession dévorante et est rejointe aux chœurs par son amie de longue date Sami Perez.

« Soft like a flower » st disponible sous forme de clip

 

 

Cherry Glazerr

Stuffed & ready

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Clementine Creevy a encore fait le ménage dans son groupe, puisqu’après le remplacement de       Sean Redman en 2015, et Hannah Uribe, l’année suivante, c’est au tour de la claviériste, Sasami Ashworth, de se faire la malle. C’est donc sous la forme d’un trio guitare/basse/batterie que le quatrième elpee a donc été enregistré. Un invité quand même : Delicate Steve, qui vient donner un bon coup de gratte sur « That’s not my real life ». Musardant quelque part entre les univers de Hole, Blood Red Shoes et des Breeders, le garage/punk/pop de Cherry Glazer est bien électrique (cordes tour à tour chatoyantes, tintinnabulantes, grésillantes, atmosphériques, turbulentes ou frénétiques), même si la mise en forme est nettement plus sophistiquée que sur l’album « Apocalipstick ». Le drumming est subtil mais efficace, les harmonies vocales sont limpides et soignées, alors que la voix de Clementine évoque souvent celle de Mylène Farmer, sauf sans doute sur « Stupid fish », où on a l’impression qu’elle pousse des miaulements. Percutants et sujets à polémique, les lyrics traitent aussi bien de questions politiques, sociales que personnelles, à l’instar de « Wasted man », une compo qui fustige la misogynie, fruit d’une masculinité toxique…

Cherry Glazerr

Apocalipstick

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Cherry Galzerr est un trio américain né en 2013. « Apocalipstick » constitue son troisième opus ; mais du line up initial, il ne reste plus que Clementine Creevy, la chanteuse/guitariste. Un disque qui a reçu le concours de Joe Chiccarelli (The Strokes) et de Carlos De La Garza (Bleached) à la mise en forme. Et manifestement, ils ont marqué cet elpee de leur empreinte. Le son est bien plus raffiné. Les aspérités subtilement gommées. Ce qui risque fort de diviser les fans du combo. Les deux précédents opus étaient quand même bruts de décoffrage. Et les compos rageuses. Davantage enlevées, aussi. Finalement, l’expression sonore évoque ici davantage le mouvement Riot Grrrl et plus particulièrement des groupes comme The Breeders voire Veruca Salt. Ce qui ne veut pas dire que ces plages négligent l’électricité. Les cordes de guitares peuvent cependant se révéler chatoyantes voire atmosphériques (Sad Lovers & Giants ?) Ou alors sculptées dans le funk blanc. A l’instar de « Only kid on the block ». Cinglantes, corrosives, elles sont aussi parfois contaminées par le dub. Un peu comme chez The Clash (« Moon dust »). Mais nonobstant les explosions circonstancielles du chant de Creevy, les harmonies vocales sont claires et soignées, parfois angéliques (« Lucid dreams »). Et puis régulièrement un synthé organique, très eighties, presque new wave, vient velouter les compos. Il reste encore des traces de post punk, comme sur « Trash people » ou lors du titre maître qui clôt le long playing ; mais en général, les morceaux se révèlent plus construits, moins viscéraux quoique agréables à l’écoute. Et rien que la plage qui ouvre l’album, « Told you I’d be with the guys », hymne à la solidarité féminine, vaut son pesant de cacahuètes.

 

Cherry Glazerr

Haxel Princess

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Un homme d'âge mûr qui s'entiche d'une jeune fille fait toujours jaser. Mais heureusement, pas quand il s'agit de musique. Je peux donc confesser avoir succombé au charme d'une adolescente. Clementine Creevy est une adorable petite blonde californienne qui compose dans sa chambre depuis l'âge de 14 ans. Le team de Burger Records est enthousiasmé par ses chansons étonnamment abouties. Clem hésite un peu. Elle n'a que 16 ans, pas de permis pour se rendre au bureau du label (ce qui implique donc de demander à sa mère de la conduire) et surtout elle veut monter un groupe. Elle se décide enfin lorsqu'elle persuade une amie du même âge de se consacrer à la batterie et déniche un ‘vieux’ bassiste, âgé de 23 printemps. Cherry Glazerr est né.

Je ne suis pas le seul à avoir craqué sur l'irrésistible voix de la demoiselle, puisque le New-York Times présentait le groupe comme la révélation absolue dans son article consacré à Burger Records, l'année passée. Cette structure est décidément une bénédiction pour tous les amateurs de rock DIY, un vivier de talents exceptionnels. La hype ne faisait alors que commencer. Depuis lors, Cherry Glazerr a été la seule formation rock invitée par Tyler The Creator au Camp Flog Gnaw Carnival, cette grosse fête foraine organisée par le collectif Odd Future qui convie chaque année la crème de la scène rap. Et au grand amusement du groupe, Saint-Laurent a utilisé le délicieux "Trick or Treat Dancefloor" dans un de ses clips.

Mais revenons à "Haxel Princess". Ce premier opus, s'il oscille entre garage, indie-rock voire noise léger, repose sur une base pop. Il y a un talent pour les mélodies indéniable et souvent, une efficacité imparable pour qui aime ce style. Si l'on peut penser à une kyrielle de groupes de la scène indie américaine du début des nineties, on a du mal à citer un nom en particulier. La voix à la fois mutine, sensuelle et juvénile de Clementine Creevy et son talent pour les accords simples mais accrocheurs apportent le petit plus qui distingue Cherry Glazerr des centaines de groupes du même style. 25 minutes de pur bonheur dans lesquelles on a envie de se replonger dès le dernier des dix morceaux. Alternance de rythmes nerveux et d'atmosphères plus alanguies, "Haxel Princess" dévoile un son peu travaillé, direct, brut et quasiment dépourvu d'effets sonores. Une simplicité que l'on retrouve dans les paroles. Ces histoires de collégienne narrées malicieusement avec une économie de mots mais suffisamment ambiguës pour ne pas tomber dans le cliché. Est-ce seulement le beurre de son croque-monsieur qu'elle aime faire glisser dans sa bouche? Elle qui fantasme sur son prof tout en déclarant juvénilement sa flamme à son copain. On peut se le demander maintenant qu'elle vient de fêter ses 18 ans et d'emménager dans son premier apart.

Si l'album s'écoute en boucle, on vous recommandera de tendre l’oreille au punky "White is not my color this evening", un des meilleurs singles de 2014. Mais aussi au remuant "Cry Baby", qui prouve que les deux acolytes à la section rythmique ne sont pas que des faire-valoir. Le groove nonchalant de "Grilled Cheese" ou les accords lumineux du déjà cité "Trick or treat dancefloor".

Bref, "Haxel Princess" est une première réalisation pleine de sincérité et de candeur. On espère que le trio conservera ces qualités quand il s'agira de passer l'écueil du deuxième opus. Le deux titres sortis fin d'année sur Suicide Squeeze sont en ce sens rassurants. En attendant, faites battre le petit coeur du teenager qui est en vous et ruez vous sur ce petit moment de bonheur sans prétention.