L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Christophe Willem

Heartbox (single)

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Vous souvenez-vous du parfum « Double Je », sorti par la marque Eau Jeune, il y a une dizaine d’années ? Un parfum peu cher, dont le concept résidait dans la composition chimique des deux éléments non miscibles. Une partie grasse et violette flottait à la surface tandis que l’autre fragrance, blanchâtre, demeurait au-dessous. Il fallait secouer le flacon avant de s’asperger. La publicité poétisait : ‘jamais celle que l’on croit’. En fait, le parfum laissait un film huileux sur la peau, et puait la cocotte.

Le rapport avec Christophe Willem ? L’une des ses chanson s’intitule « Double Je ». On le trouve également en grande surface (dans les rayons et dans les haut-parleurs). Le tout est a peu près du même goût, écœurant, médiocre et artificiel.

Sur le site du label et celui de l’‘artiste’, vainqueur de la nouvelle star en 2006, on peut lire que Christophe Willem est populaire : ‘Un premier disque de diamant, une Victoire de la musique, quatre Bataclan, trois Olympia, huit Cigale, un Zénith de Paris, et 130 000 spectateurs sur la tournée qui ont contracté la fièvre scénique de ce fauve libéré de sa cage cathodique.’ Son style y est qualifié de ‘bandant’. Et bien si le public francophone est excité par des purs produits de consommation tels que Christophe Willem, à mi-chemin entre une Mylène Farmer cheap et une Zazie discount, nous n’avons plus qu’à pleurer. Son premier single devait d’ailleurs s’appeler « Elu produit de l’année », et le choix est judicieux, car sa musique est le comble du commercial. De la musique de supermarché qui fait merveille au rayon charcuterie.

Christophe Willem

Brussel’s night fever…

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Phénomène issu de l’émission radio crochet ‘La nouvelle star’, Christophe Willem avait donné rendez-vous à ses fans mercredi soir, à Bruxelles. Quelques heures avant de m’y rendre, l’envie n’y était pas. Faut dire qu’en règle générale, ce genre de variété franchouillarde ne m’inspire pas beaucoup. Mais bon, j’avais sollicité et reçu une invitation ; j’étais donc tenu de répondre présent. Normal ! Allez, courage, quand faut y aller, faut y aller…

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, lors d’un concert prévu à Forest, j’ai droit à ma dose de bouchons dès la sortie de l’autoroute et un mal de chien pour dénicher une place de stationnement. Mais tout vient à point à qui sait attendre et au guichet m’est remise une place de choix, face à la scène, juste derrière la table de mixage. Et un bon point, un ! Je m’installe et constate rapidement que le public n’est pas tout à fait celui auquel je m’attendais. Là où je croyais ne rencontrer que des jeunes (et moins jeunes) femmes, force est de constater que Christophe Willem attire, tout comme Tintin, les jeunes de 7 à 77 ans, tant de sexe masculin que féminin. Manifestement non, Christophe Willem n’est pas que le héros des ménagères de moins de 50 balais, loin de là…

Il est vingt heures pétantes lorsque Sky, petit bout de femme, seule au monde, nous apparaît, isolée face à 6 000 personnes, ne disposant comme seule arme, qu’une guitare acoustique. Mais visiblement, cette situation ne l’effraie pas. Courageusement, elle entame sa première chanson et révèle au public une facilité de voix assez déconcertante ainsi qu’un jeu de cordes très au point et non moins efficace. Se baladant tant en français qu’en anglais, la belle nous met en forme durant la petite demi-heure que lui a accordée son  ‘patron’… (NDR : elle est également invitée à former un duo dans le spectacle de l’ex-nouvelle star, dont elle n’était que choriste lors de la tournée précédente). Et cela marche. Très bien même. Oscillant entre Zazie et Sheryl Crow, les titres qu’elle nous propose sont tout à fait de nature à mettre l’assemblée en appétit. La demi-heure est donc vite avalée et digérée.

Il ne faut pas plus d’une vingtaine de minutes pour que l’idole, que toute la salle attend, fasse son apparition. Et quelle apparition ! Après un générique (sur un écran super géant) digne d’un film à gros budget, Christophe Willem opère une entrée remarquée et remarquable. Suspendu à un câble par la main gauche et le micro dans l’autre, il descend tel un artiste de cirque, au milieu de l’arène, tout en entamant son premier titre « Berlin », repris directement par 6 000 chœurs plus qu’enthousiastes. Et c’est un euphémisme ! Tout au long des deux heures de spectacle, ce sera une constante. La foule chantera et dansera. Et déjà à ce moment-là, bien que ne connaissant quasi rien de son répertoire, le doute m’habite. Je me demande où je suis tombé. Plutôt habitué à l’odeur d’un joint pourri, j’ai pour une fois dans le nez des parfums plus chics les uns que les autres ! Ça change…

 

Sur scène, ils sont sept outre la vedette : trois choristes, dont deux superbes créatures, un trio basse-guitare-batterie et une claviériste rompue à tous les exercices dont ceux des effets sonores spéciaux. Et bien sûr, Sky qui viendra interpréter quelques duos dont une fabuleuse reprise de « Why » d’Eurythmics. C’est la soirée du strass et des paillettes, le retour des années disco, un spectacle son et lumières fabuleux, un clip vidéo gigantesque de deux heures. 

 

Ce grand déglingué sans allure nous en met plein la vue et les oreilles. Il nous bluffe complètement en usant de sa voix d’une justesse remarquable et jouant à la fois au chauffeur de salle, au comédien, à l’humoriste, au danseur. Il va même jusqu’à descendre au milieu de la fosse pour entraîner sur le podium Micheline (non non, j’sais pas qui c’est) en compagnie de laquelle il interprètera le titre suivant tout en esquissant un pas de danse. Et là je me dis : ‘Très fort le bougre’. Et je me surprends à battre la mesure, à sourire, rire même. Ben oui, je m’amuse, beaucoup même. La bonne humeur est contagieuse !

Après « Trash », morceau électro-pop surpuissant, Christophe honore ses comparses en les mettant en évidence chacun à leur tour. Visiblement authentique, sympa et relativement rare… D’une simplicité et d’un naturel assez convivial, il arrive à mettre Bruxelles dans sa poche (ben oui, moi aussi) ! Cinq bonnes minutes seront nécessaires à la reprise du ‘concert’. Le public acclamant son idole durant de longs moments au son du célèbre refrain de « Seven nation army » dont il avoue ne pas connaître les paroles, sans quoi…

Le calme revenu, il choisit d’entamer « Why » en duo avec Sky. Sur fond bleu azur, ce titre renaît de ses cendres et confirme tout le talent d’interprète de ce grand bigleux hors du commun. La belle ne le quitte plus pour la fin du show et voit son statut de choriste passer à celui de complice…

On épinglera aussi tout l’humour dont une certaine dose d’autodérision qui caractérise le personnage. Projetant d’immenses photos de lui-même en arrière-plan, il n’a visiblement pas choisi les clichés les plus avantageux et n’en a cure. Cela marche et fait à nouveau (sou)rire les plus pincés, s’il y en avait… Le ‘Coffie Tour’ arrive déjà à sa fin, plus d’une trente, seize titres passés à la vitesse de la lumière. Et pour une fois, le son était à la hauteur, les ingénieurs ont fait du bon boulot dans cette salle à l’acoustique minable. 

Les lumières s’éteignent sur le final de « Heartbox ». Mais des milliers de mouchoirs blancs s’agitent et réclament le retour de la star. Et sans manière, sans chichi, sans faire patienter de longues minutes ses fans, il revient. Seul au piano pour interpréter « Si je tombais », superbe ballade qui dénote un peu dans le répertoire de ce showman complètement déjanté. Et une fois de plus ça marche. Il peut tout se permettre, rien à dire il est doué le mec ! Avant de tirer sa révérence, il se demande s’il n’a pas oublié un titre. Et celui que tous attendaient, le seul que je connaissais réellement, « Double jeu » terminera la soirée de la même manière qu’elle avait commencée. Sur les chapeaux de roues.

Ben franchement, moi je lui tire le mien à ce gars. Il m’a blousé. De la première à la dernière minute. Il m’a invité à une grosse fête où tout le monde s’amuse, tout le monde rigole. Où la bonne humeur est ou devient obligatoire. Il ne nous laisse pas le choix. Ce mec-là, c’est un remède contre tout ce qui va mal ou pas bien. C’est un mélange de ‘Prosac’ et de gélules survitaminées.

Et puis basta avec le reste. Faites comme moi. Partez avec des pieds de plomb et revenez en chantant, heureux…

(Organisation Live Nation) 

 

Christophe Willem

Caféine

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Le candidat de télé-crochet élu ‘produit de l’année’ en 2006 compte bien récupérer son titre en 2009. Derrière ses lunettes sans verres et son air gauche, Christophe Willem reprend possession de son micro avec davantage d’assurance qu’à la sortie de son premier recueil. Plus posées, plus élégantes et plus ambitieuses que celles de son « Inventaire », les quatorze capsules de « Caféine » tiendront certainement éveillés les fans de l’homme au surnom ridicule. Au crédit de ce second opus, on retrouve l’éternelle Zazie dont la plume est reconnaissable, même les oreilles bouchées (« Yaourt et lavabo », « La demande »). Jennifer Ayache de Superbus s’y colle également, apparemment plus douée lorsqu’il s’agit d’écrire pour les autres (« Tu te fous de nous »). Mais la complice privilégiée de Willem sur ce « Caféine » est Skye, nouvel espoir de la scène francophone, qui partage ses mots et le micro avec le brave bonhomme (« Trash », « Entre nous et le sol », « Coffee »…)

Willem mène donc sa barque comme il se doit, à mille lieues de tous les oubliés des télé-crochets. Ce qui ne l’empêche pas de se vautrer lorsque, par exemple, il adapte le « Sensitized » de Kylie Minogue à la langue de Molière sans lui apporter une plus-value. De plus, le titre est présenté comme un duo entre les deux artistes, alors que Willem ne fait qu’apporter des chœurs au morceau déjà présent sur le « X » de la petite dame. Une erreur de parcours joliment rattrapée par le single obsédant « Berlin » ou le discoïde « Heartbox ». ‘La tortue’ n’a plus rien à apprendre de tous les lièvres de la scène francophone.

Christophe Willem

Inventaire. Tout en acoustique

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La tortue ! En 2006, les téléspectateurs de M6 élisaient Chistophe Willem produit de l’année. Un an plus tard, le grand gaillard un peu gauche caracole en tête des ventes des singles avec l’obsédant « Double je » ainsi que celui des albums, grâce à « Inventaire », un premier acte des plus respectables. Prête à entamer une grande tournée affichant d’ores et déjà sold out, la plus rentable des nouvelles stars offre à ses fans une nouvelle mouture de son premier carton. Comme son intitulé l’indique, « Inventaire. Tout en acoustique » reprend tout simplement certains titres de son premier essai à la gratte sèche, au piano et autres instruments unplugged.

Enregistré à Paris lors d’un concert privé organisé par la chaîne télévise responsable de son succès, ce CD/DVD démontre une nouvelle fois que l’on peut être issu de la télé réalité et éviter de se faire broyer et manipuler par ce système foireux. En effet, hormis le patronyme de Christophe Willem et celui d’Amel Bent avant lui, qui est encore capable de citer le nom de l’un ou l’autre participant ou finaliste de la fameuse « Nouvelle Star » de M6 ?

« Inventaire. Tout en acoustique » présage un nouveau carton plein pour le jeune homme et sa voix incomparable. On y retrouve de jolies versions retravaillées de, notamment, « Double Je », « Elu produit de l’année », « Jacques a dit » ou encore « Quelle chance ». Côté inédits, Willem nous gratifie d’un charmant « Des nues » ainsi qu’une version personnelle du « Zombie » des Cranberries et le « Sunny » de Boney M, son premier single absent de la version originale de cette plaque. Tout en retenue, Chistophe Willem est d’un naturel si sympathique qu’il est impossible de trouver quelque chose à redire sur le personnage et ses prestations exceptionnelles. Produit de l’année made in France ? Assurément !