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Cloud Nothings

The black hole understands

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Ce 7ème elpee de Cloud Nothings a été réalisé en pleine période de confinement, via l’échange de fichiers entre Dylan Baldi et Jayson Gercyz. Le premier cité se charge des parties vocales et de toute l’instrumentation, hormis la batterie, que se réserve le second, et le synthé, confié à Chris Madak (Beemask) pour le seul « An average world », une plage au refrain contagieux et aux harmonies et contre-harmonies vocales réminiscentes des Beach Boys.

La plupart des morceaux de « The black hole understand » baignent au sein d’un cocktail de noisy (power) pop, rock ou punk voire de shoegaze qui évoque tour à tour Posies, Teenage Fanclub, Hüsker Dü et même Wedding Present. Dylan chante en falsetto ces compos aux mélodies accrocheuses, souvent mélancoliques, aux guitares carillonnantes, granuleuses, limpides, pétillantes, scintillantes, joyeusement discordantes ou chargées de reverb, alors que Gercyz impressionne par l’amplitude et la richesse de son drumming (« The sound of everyone » en est la plus belle démonstration). Enfin, tant les arrangements que la mise en forme sont impeccables, sans pour autant aseptiser les compos. Un véritable tour de force pour cette formation qui non content d’avoir déjà gravé un nouvel album début décembre, vient également de sortir près de 30 elpees ‘live’, uniquement disponibles via le téléchargement.

Cloud Nothings

En espérant une revanche…

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Fondé en 2009, Cloud Nothings est né en 2009, à Cleveland, dans l’Ohio, une formation drivée par le chanteur/compositeur Dylan Baldi, considéré comme un des plus prolifiques de sa génération. Elle a publié, à ce jour, six elpees en huit ans, dont le dernier « Last Building Burning », est paru l’an dernier. Dans la lignée de ses précédents long playings, il est particulièrement réussi. Responsable d’une musique indie, fruit d’un cocktail entre lo-fi et rock, parfois qualifié de néo grunge, le groupe se produisait donc, ce dimanche 3 février, à la Rotonde du Botanique.

Mais place d’abord à la première partie, en l’occurrence, En attendant Ana, un groupe français qui est venu défendre son premier LP. Un disque d’excellente facture, il faut le préciser. Pratiquant une forme de power pop, le band est drivé par une pétillante petite brune. La prestation déborde d’énergie, mais les compos sont parfois un peu trop lisses lorsqu’elles ne souffrent pas de certaines longueurs. Malgré ces quelques bémols, les Parisiens ont livré un set de bonne facture sublimé, quand même, par leur tube « The Violence Inside »…

Si « Last Building Burning », le dernier opus de Cloud Nothings est excellent de bout en bout, ce n’est pas une raison pour l’interpréter dans son intégralité, sur les planches. D’autant plus que le répertoire du quatuor recèle d’autres superbes morceaux. Et pourtant, c’est ce choix qu’il a posé pour constituer la première partie de sa set list. Pas vraiment une bonne idée. On aurait aimé davantage de variation dans le répertoire. En outre, les balances n’étaient pas très au point. Mais ici, c’est sans doute l’ingé-son qui est responsable de la situation. Car si la formation yankee possède au sein de son line up, un des meilleurs drummers de notre époque, est-il nécessaire de mettre ses percus aussi en avant ? Résultat, la voix rauque de Baldi passe complètement au second plan. Dommage, même si on reste admiratif face au talent de Jason Gerycz, à la batterie.

Pour le reste, finalement le concert n’a réservé que peu de surprise, laissant l’auditoire quelque peu sur sa faim, malgré un final époustouflant traduit par l’intemporel « Wasted Days ». De quoi mettre un peu de baume au cœur des aficionados. On est cependant en droit d’espérer une revanche rapide de la part de Baldi & co !

Cloud Nothings

L’art de transcender en ‘live’, des morceaux un peu fades…

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Issu de Cleveland, dans l’Ohio, Cloud Nothings est un quatuor drivé par Dylan Baldi. Fondé en 2009, il compte un Ep, plusieurs singles et quatre albums à son actif, dont le dernier « Life Without Sound » est paru en janvier dernier. Et c’est cet opus qu’il est venu défendre sur les planches de la Rotonde du Botanique.
Il y a plusieurs semaines que le concert est sold out. Et il a attiré de nombreux curieux qui souhaitent découvrir en ‘live’, les dernières compos issues du dernier elpee de la formation, pourtant quelque peu décevant.

Apostille assure le supporting act. Et à 20h, il ouvre le bal. Il s’agit de Michael Kasparis, un jeune Ecossais. Il est seul sur l’estrade et ne se sert que d’un PC et d’un micro. Ce qui ne va pas l’empêcher d’exécuter un show hors du commun. A cause du visuel qu’il met au service de sa new wave. On a même l’impression de plonger au sein d’un boîte de nuit à Glasgow, début des 80’s. Artiste complètement décalé et extraverti, Kasparis fait absolument n’importe quoi sur le podium et même dans la fosse pour s’attirer la sympathie. Et finalement son show va s’avérer plus que divertissant…

Il n’y a plus le moindre espace de libre dans la Rotonde, quand Cloud Nothings grimpe sur la scène. Dylan Baldi, le leader du band, est toujours aussi chevelu. Et le concert de s’ouvrir par « Up To The Surface », un extrait du dernier opus. Ce soir, le combo va d’ailleurs interpréter presque toutes les plages de « Life Without Sound ». Ce qui semblait, à premier abord, une mauvaise idée, vu le manque de qualité de cet LP. Heureusement, le band ne négligera pas pour autant ses classiques ; à l’instar de « I’m Not Part Of Me », « Fall In », « Pattern Walks » ou encore « Stay Useless ».

Mais au-delà de son rock garage, le groupe américain peut surtout compter sur deux musiciens particulièrement brillants. Tout d’abord Baldi, bien évidemment. A la guitare et au chant. Mais également Jayson Gerycz, le batteur. Ce dernier est même exceptionnel. Non seulement il impose le tempo à tous les morceaux, mais sa cadence de frappe est incroyable. Vertigineuse, même. Si bien que les morceaux du nouvel elpee prennent une autre dimension, sous son impulsion.

Les musicos ne sont guère interactifs. Même si Baldi adresse l’un ou l’autre mot au public. Sans plus. Une attitude intravertie qui le caractérise. En fait, le petit prodige semble vivre dans sa bulle tout au long d’un concert, se concentrant sur ses cordes, qu’il violente, sans le moindre temps mort. Il ne gaspille pas son énergie dans la com’ ; il préfère l’injecter dans sa gratte…

Le set s’achève par l’excellent « Realize My Fate », un titre construit en crescendo. Il transite par différents tableaux propices à la frénésie, avant d’atteindre l’explosion finale, en fin de parcours ; plus rauque que jamais, la voix de Baldi accentuant cette forme d’exaltation sauvage… 

Et quand le quartet revient sur les planches, c’est pour attaquer la meilleure composition de son répertoire : « Wasted Days ». Pendant 15 bonnes minutes, Cloud Nothings va varier les climats sonores, se retirant ensuite définitivement sous les acclamations du public.

Non seulement Cloud Nothings est parvenu à transcender en live les morceaux un peu fades, de son nouvel opus, mais il s’est rappelé à notre bon souvenir à travers des titres incontournables. Et puis, l’énergie qu’il libère ne peut que séduire tout fan de rock. D’ailleurs, la claque qui nous a été administrée ce soir est belle et bien réelle ; en outre, on a assisté à la performance d’un des meilleurs drummers contemporains. Suffirait que les quatre gars soient un peu moins repliés sur eux-mêmes et ils pourraient facilement remplir de grandes salles. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…

(Organisation : Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 


 

Cloud Nothings

Life Without Sound

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Lors de ses quatre premiers elpees, Dylan Baldi puisait au sein d’un large spectre de références. Souvent différentes. Passant de la lo-fi à la pop, via le rock garage… sauvage. En publiant « Life Without Sound », le gars de Cleveland est parvenu à faire la synthèse de toutes ses influences…

Morceau qui ouvre l’opus, « Up To The Surface » a de quoi décontenancer. Et pour cause, cette plage est amorcée par des accords paisibles, au piano. Mais au bout d’une quinzaine de secondes, la guitare fait son apparition, suivie rapidement par la voix de Baldi. Le morceau se veut être une introduction classique, sans folie. Il est bien construit mais ne restera clairement pas dans les annales de la discographie du band…

C’est d’ailleurs ce manque de folie qu’on peut reprocher à ce long playing. Les riffs de guitare ne sont pas assez surprenants. Sans doute à cause de la mise en forme (« Modern Act », « Internal World »), qui gomme trop ces interventions. On reste alors manifestement sur sa faim. A contrario, la voix de Baldi est excellente. En fait, les compositions ont été construites en fonction de cette voix ; et c’est une grosse différence, par rapport aux anciens efforts des Américains. D’accord, Dylan chante impeccablement « Life Without Sound ». Il y privilégie même son timbre posé et doucereux. Mais rien à faire, c’est quand elle s’énerve et devient rauque que sa voix devient la plus intéressante (« Darkened Rings », « Realize My Fate »).

Réaliser l’album de la maturité, c’est bien. Mais il ne faut pas pour autant oublier ses qualités principales. C’est un peu ce que l’on ressent à la fin de « Life Without Sound ». Trop occupé à construire un album plus grand public, Dylan Baldi a oublié l’essence même de sa musique. A l’issue de son écoute, le long playing laisse un goût de trop peu. Une exception qui confirme la règle ? « Realize My Fate », piste qui clôt l’opus. On y retrouve les changements de rythme. Le batteur a le loisir de se déchaîner. Et Baldi épanche toute sa frustration. Du vrai Cloud Nothings, finalement. En espérant qu’il s’agit du présage d’un retour aux sources.

« Life Without Sound » n’est pas foncièrement de mauvaise facture ; mais il déçoit par rapport à ce dont on est en droit d’espérer d’un album de Cloud Nothings. Qui aura tout le loisir de le démontrer à travers sa prestation attendue pour le 12 mars au Botanique. Et elle risque de faire du bruit ! 

 

Cloud Nothings

Attack on memory

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Issue de Cleveland, cette formation avait publié l’an dernier son premier opus éponyme. Un long playing qui faisait suite à la sortie de quelques Eps. On avait ainsi pu constater que le combo ne manquait pas de potentiel ; surtout pour concocter d’excellentes chansons indie rock instinctives, des compos issues de la plume d’un jeune songwriter de 20 ans, Dylen Baldi. Son sens mélodique avait même fait l’unanimité dans la presse.

Cloud Nothings nous propose donc son deuxième elpee, un disque qui paraît quelques mois à peine après la fin de sa tournée. Et on se demandait quand même si « Attack on memory » allait confirmer le buzz médiatique dont le band avait fait l’objet.

Pour concocter ce cd, le combo étasunien a fait appel aux services du notoire Steve Albini. De quoi imaginer facilement un résultat résolument plus énergique et davantage proche du son ‘live’. Et manifestement, l’énergie et la frénésie sont bien plus présentes.

Caractérisé par son excellent crescendo tout en puissance, « No Future/No Past » ouvre la plaque. La musique de Cloud Nothings concède clairement des relents 90’s. « Attack on memory » navigue entre grunge, punk et indie-rock. Le timbre de Dylen Baldi est nasillard. Et le chanteur insuffle toute sa jeunesse et sa fougue à travers le très ‘kurtcobainien’ « Wasted Days ». Judicieusement intitulé, « No sentiment » libère toute son agressivité. Le reste de l’opus embrasse un format plus pop, sans pour autant perdre de son intensité naturelle (« Our Plans », « Stay Useless », « Cut You »).

Fini de rigoler, Dylen Baldi montre les dents. Mais le plus paradoxal, c’est que cet « Attack on memory » regorge de tubes. Et si vous aimez ce style de musique qui déménage, mais en même temps bien torchée, vous devriez y trouver votre bonheur. Excellent !

 

Cloud Nothings

Pas la moindre trace de nuage…

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A l’origine, le concert de Yuck devait se dérouler en novembre 2010. Reporté fin février de cette année, il a donc fallu attendre 3 longs mois avant de découvrir cette formation insulaire que la presse ne tarit pas d’éloges. Et l’attente n’a pas été vaine, car les organisateurs ont eu la bonne idée de doubler l’affiche, en programmant une des nouvelles sensations américaines, Cloud Nothings.

Pour accueillir ces deux combos, la Rotonde est presque sold out. Cloud Nothings ouvre le bal. En réalité, il s’agit du projet de Dylan Baldi, un jeune musicien à peine âgé de 19 ans, responsable de compos aussi efficaces qu’énergiques. Et il est parvenu à créer un buzz en se servant de la toile. Sur scène, le natif de Cleveland est soutenu par trois musiciens. Un format fort classique, puisque si ses collaborateurs se partagent gratte, basse et drums, Dylan se réserve le chant et la guitare solo. Le groupe enchaîne les morceaux qui ne dépassent jamais les trois minutes. L’intensité des compos est soutenue et les refrains accrocheurs ; mais si le tracklisting est solide et bien équilibré, aucune chanson ne sort réellement du lot. Sûr de lui, Baldi est très à l’aise sur les planches et prend un réel plaisir au contact du public. Etonnant pour un musicien qui n’a pas encore fêté ses 20 printemps. Et à ce titre, franchement, il mérite un coup de chapeau. Pour l’instant sa discographie se limite à une compile, mais d’après les infos recueillies, son premier opus devrait paraître d’ici quelques mois. On attend cette sortie impatiemment.

Un quart d’heure de pause et Yuck monte, à son tour, sur l’estrade. Deux guitaristes dont le lead singer (un sosie de Bob Dylan, teenager) une bassiste et un batteur bien en chair à la coupe afro qui vaut le coup d’œil (NDR : en outre, ce gros nounours, c’est un peu la mascotte du combo). Le tracklisting est partagé entre morceaux rock plutôt classiques et ballades empreintes de douceur. Les interventions tout en délicatesse du second sixcordiste apportent un réel plus à l’ensemble. Les mélodies sont soignées et la voix de Daniel Blumberg est à la fois excellente et parfaitement maîtrisée. Mais le set manque singulièrement de puissance. Il faut attendre les deux derniers morceaux, avant le rappel, pour voir le groupe enfin se libérer. Energiques, explosives, dynamisées par une ligne de basse percutante et des accords de gratte shoegazing, les compos vont littéralement enflammer la salle. Dommage que le combo ait attendu la fin de parcours, pour enfin se (nous) réveiller…

N’empêche, les deux formations qui se sont produites ce soir disposent d’un fameux potentiel. Et s’il faudra encore attendre pour voir sortir le premier elpee de Cloud Nothings, celui de Yuck est déjà dans les bacs depuis 15 jours. A mon humble avis, on devrait parler –et en bien– de ces deux bands, au cours des prochains mois…

(Organisation Botanique)

Cloud Nothings

Turning On

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Au cours des derniers mois, on ne compte plus le nombre d’artistes pop lo-fi qui émergent aux States. Les derniers en date, Wavves et Best Coast, Californiens pour être plus précis, nous avaient proposé des œuvres de toute bonne facture. Dylan Baldi ne nous vient pas de la côte Ouest des Etats-Unis, mais de Cleveland, dans l’Ohio. Particulièrement doué, il propose tout au long de cet opus, de petites vignettes, systématiquement sous-produites. Un peu à la manière de Nathan Williams. Une collection de chansons mélodieuses, pas très lisses, sculptées dans l’esprit punk DIY. Maintenant, on se demande quand même si cette méthode ne relève pas d’une certaine forme d’intégrisme musical ou tout simplement, si elle n’est pas tout simplement due à un manque de moyens. Néanmoins, les 13 titres de « Turning On », puisés au sein de divers Eps, dépassent, en qualité intrinsèque, les premiers morceaux composés par son comparse californien. A ses débuts, Wavves n’avait, en effet, pas vraiment soulevé l’enthousiasme. Et certainement pas signé, à ses débuts, une composition pop aussi furieuse et envoûtante qu’« Old Street », une chanson par ailleurs caractérisée par ses harmonies subtiles, la très cool « Hey Cool Kid » ou l’efficace « Turning On », parcourue par une ligne de basse aussi irrésistible que caoutchouteuse. Ajoutez-y une guitare fuzz, un synthé foutraque, une voix d’ange déchu et vous obtiendrez une formule magique, déjà entendue chez les Texans d’Harlem, cette année. Pourtant, à l’écoute de ces morceaux, on a le droit d’être frustré. Et pour cause, il suffit d’imaginer la forme séduisante qu’ils pourraient revêtir, s’ils étaient passés entre les mains d’un excellent producteur. 

Dylan est à peine âgé de 18 ans. Et au vu de son talent, on et en droit d’attendre monts et merveilles de son Cloud Nothings ! Suffira peut-être qu’il suive la voie récemment tracée par Wavves. La sortie de son premier véritable opus studio est prévue pour 2011. Il a déjà été enregistré sous la houlette de Chester Gwazda (Dan Deacon et Future Islands). Vu la qualité des maquettes de « Turning On », il ne peut que confirmer…