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Cornflakes Heroes

Hum

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L’écoute des Cornflakes Heroes est-elle obligatoire au petit-déjeuner ? Question existentielle… mais rapidement balayée d’un revers de la main. Parce que le nouvel opus de cette formation hexagonale est capable de nous communiquer une (bonne) humeur d’enfer à n’importe quel moment de la journée.

« Hum » constitue le troisième essai du groupe. Il fait suite à « Off With Your Heads ! », paru en 2006 et « Dear Mr. Painkillers » en 2008. Bénéficiant de l’excellente production de Miguel Constantino (Marvin, Clara Clara, Papier Tigre), ce disque est partagé en 12 plages réminiscentes des années 90, et en particulier de l’univers détraqué au sein duquel baignaient des groupes comme Pavement ou Sebadoh. En ce qui concerne les filiations françaises, les références lorgnent plutôt vers Herman Düne (pour la voix) et Coming Soon pour les mélodies particulièrement accrocheuses et terriblement efficaces. Guitares fuzz et souvent puissantes, moog et chant savoureusement bancal, forment l’essentiel de la trame des compos de « Hum ».

Dès « Itchy Cheeks », le ton est donné. Pas la peine de se prendre la tête, les fans des groupes et artistes susvisés vont jubiler. Certaines plages parviennent même à se réserver une coloration singulière, à l’instar de « Whiskhy Town », parcouru par un banjo, ou de l’imparable « Lucy Was a Bitch », stimulé par des maracas. Les Cornflakes Heroes seraient-ils devenus le meilleur groupe, pratiquant une musique indie yankee, en France ?

Cornflakes Heroes

Dear Mr Painkillers

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Cornflakes Heroes ? En voilà une idée. Et pourquoi pas Krisprolls Martyrs tant qu’on y est ? Derrière ce patronyme curieux se cache un combo de Caen responsable d’un rock made in France assez surprenant. Epinglant des titres tout aussi farfelus que le dessin qui orne la pochette (« Let Me Be Your Tamagotchi », « Good Morning Naked City », « Sex on Chanell #4 »,…), « Dear Mr Painkillers » a de quoi laisser perplexe. Soit, Cornflakes Heroes ne se prend pas trop au sérieux, soit il s’agit de racolage opéré sur le ton de l’humour ‘nerd’ ; et les monstres qui sont dessinés sur la pochette n’effrayeront que le portefeuille prêt à s’ouvrir pour s’enquérir de la galette. Mais, oh grand surprise, l’investissement que vous pourriez entreprendre en vaut la chandelle. Là où certains groupes de d’jeunes s’autoproclament ‘futur du rock’, d’autres parlent moins, se prennent moins la tête et sont bien plus efficaces. « Dear Mr Painkillers » recèle énormément de qualités. La première sans doute, est de surprendre par son audace. Chanter en anglais sur le territoire français, équivaudrait à jouer au paint-ball tout nu. Les textes sont malgré tout débités avec clarté et maîtrise. Les compos sont également de qualité. Basiques mais pimentées d’éléments biscornus, elles ne tombent jamais dans le prévisible. Les variations de tempo flottent aux confins d’une acoustique folk et enrobée. Ne dansant jamais sur le même pied, toujours prêt à incorporer un ukulélé ou une trompette, « Dear Mr Painkillers » dépote quand il le faut et se calme juste au bon moment. C’est Greed Recording (Action Dead Mouse, Guernica, Moonman,...) qui signe le deuxième album des Français, et qui nous l’espérons vivement, ne sera pas leur dernier.

 

Cornflakes Heroes

Off with your heads

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Originaires de Caen, les Cornflakes Heroes proposent un premier album destiné à réchauffer les oreilles, les pieds et les mains ; une œuvre à l’efficacité aussi énervante que redoutable. Pourquoi énervante ? Parce qu’on a l’impression que cet indie rock sautillant a été conçu avec une désinvolture enfantine dans l’unique but de plaire à tout le monde. Pourquoi redoutable ? Parce qu’il n’y a rien de plus difficile que de plaire à tout le monde en laissant extérioriser ses pulsions enfantines et, surtout, de réussir son pari. Inutile de chercher midi à quatorze heures : la séduction est instantanée. Frais, élancé et discrètement déjanté, l’album ne contient pas la moindre faille rythmique et, le temps de douze titres, nous emmène aussi bien au pays des Velvet que sur la terre des Pavement, voire dans les plaines ondulées des Clap Your Hands Say Yeah pour son côté pop-folk lunatique. Déversant nonchalamment leur enthousiasme dans chaque accord et chaque refrain, les deux amis d’enfance qui nous font déguster ces cornflakes ont parfaitement saisi l’importance de ne pas rajouter trop de lait pour ne pas faire déborder le bol. On s’amuse, on se détend, on s’étonne… On apprécie la clarté, la vivacité et la rigueur de cette mixture qui ne se ramollit jamais.