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Cory Hanson

Cum

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Troisième elpee solo pour le leader de Wand qui, pour la circonstance peut compter sur le soutien de son autre band, Slowhand (NDR : c’était aussi le titre d’un album d’Eric Clapton, on y reviendra), un quatuor au sein duquel son frangin, Casey, se consacre à la basse.

Alors que le second LP, « Pale Horse » naviguait dans le psych folk, « Cum » s’enfonce dans le rock sudiste, et tout particulièrement celui des Allman Brothers Band et de Lynyrd Skynyrd. A cause de ces guitares jumelées. Encore que parfois, l’ombre du Derek & The Dominos (NDR : pensez à « Layla ») se met à planer (« Driving through heaven »). Ou alors, c’est celle de Thin Lizzy, comme sur « Horsebalt sabotage ». A cause de ces envolées de guitares jumelées, épiques, si caractéristiques et puis parfois de la voix de Cory (NDR : dont le timbre délicat évoque plutôt George Harrison), qui suit la sixcordes (« Wings »). Episodiquement, une steel guitar communique un feeling country à l’expression sonore (la ballade « Ghost ship », « Persuasion architecture » et « Twins). 

Quand on sait que Cory Hanson a été le guitariste de Ty Segall lors de la tournée ‘Emotional Mugger’, en 2016, et que le projet de ce dernier, Fuzz, nous replonge dans le blues/rock de la fin des 60’s et du début des seventies, la nouvelle orientation prise par Cory Hanson peut aisément s’expliquer, d’autant plus qu’il est hébergé chez Drag City, le label de Segall. La boucle est bouclée.