Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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DALTON

La connexion de DALTON

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DALTON serait-il l’un des secrets les mieux gardés du rock indé français ? L’un des plus étonnants, les plus originaux ? Ce trio parisien de garage pop (mais on pourrait aussi parler de pop bizarre ou de rock arty à son sujet) propose en ce mois de mai son deuxième album, “Soleil Orange”.

Et le moins que l’on puisse dire est que ce soleil s’avère rafraichissant. Un paradoxe de plus pour ce combo qui en est friand. On y retrouve, comme dans son précédent opus, un mélange de guitares abrasives venues du punk et des débuts de la new wave et des paroles en français à l’humour absurde et poétique. Mais le tout avec un son plus puissant, plus tranchant et qui s’aventure parfois judicieusement dans les sonorités électroniques (“Laure”, “160”).

On retrouve dans cet elpee une poignée de pépites, mi-pop, mi-hargneuses, qui sont autant de mini-hits en puissance. Fétichiste du détail qui cloche (“Pull sans Manches”), sociologue de la lose (“Station Total”, “Abandonne”), obsédé par la route et les Audi A3 (“160”, “Des Eblouissements”), le chanteur-guitariste, Patrick Williams, promène son parler-chanté avec son habituelle élégance sur les rythmiques nerveuses et millimétrées de JB Kiwiboy (basse, synthé) et Constant Popot (batterie, machines). Il balance des textes inquiétants et pince sans rire, où la catastrophe n’est jamais loin, mais chantés avec un lyrisme sec. A moins qu’il n’épingle les tics de l’époque et fasse la nique à Civitas (“Cours de Poterie”). Un peu comme si Nino Ferrer croisait The Fall à Belleville. Ou comme si Patrick Coutin (“J’aime regarder les filles”) s’acoquinait avec Sonic Youth ou Television.

Échappant aux classifications, cassant les poncifs, DALTON verse dans nos oreilles fatiguées une fraîcheur jouissive, une liberté de ton juvénile…

DALTON fait mentir le vieil adage qui veut que, dans le domaine du rock’n’roll, la magie s’estompe avec les années. Ici, elle se fortifie. Et si vous vous laissiez happer ?

Pour découvrir le clip d’animation consacré à “Connexion”, c’est

King Dalton

Des musiciens particulièrement talentueux…

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King Dalton est un quintet issu du Nord de la Belgique réunissant des musiciens expérimentés. En l’occurrence les frangins De Meester, Jonas (Laïs) et Pieter (Stavroz, Tiger Horse, Meester Tanghe) ainsi que Tomas De Smet (A Brand), Jorunn Bauweraerts (Tiger Horse, Meester Tanghe, Laïs) et Frederik Heuvinck (Zita Swoon, Think Of One, Broken Circle Breakdown Bluegrass Band). La formation pratique une musique qui oscille du blues au folk, en passant par le jazz, le psychédélisme, le funk, et on en passe… Parmi ses influences majeures, on pourrait citer J.J. Cale, Jimi Hendrix et Daniel Norgren. Il vient de publier « The third », son troisième elpee…

La salle est comble pour accueillir King Dalton. Le groupe monte sur les planches à 20h30 précises, après la diffusion d’une bande préenregistrée. Pieter, le guitariste, a revêtu un manteau à capuche de couleur verte. Cette capuche dissimule une chevelure abondante. Devant lui trône un imposant saxophone baryton. Jorunn s’installe devant son micro et son synthé.

Lors des trois premiers titres, Jonas se sert d’un bouzouki irlandais. C’est lui et le guitariste qui mènent la danse durant la première moitié du folk traditionnel « Velvet Highway », un extrait du dernier elpee. D’abord paisible, la compo s’emballe quelque peu à mi-parcours. Pieter triture ses cordes et tel un pantin désarticulé (NDR : il ne tiendra pas en place, d’ailleurs, tout au long du show), gesticule dans tous les sens. Jolie, la combinaison des deux voix me fait penser à celle du duo Angus et Julia Stone.

Pour attaquer « Light On The Water », la chanteuse empoigne un tambourin (bendir) alors que le drummer tapote ses cymbales à l’aide de chaînes métalliques, un morceau exotique qui lorgne vers Robert Plant et son Sensational Space Shifters. Pieter a opté pour la sèche afin d’aborder « Secrets », un titre qui s’ouvre dans l’americana avant qu’il la troque pour son sax en se plaçant dos au public. Il jette un œil vers son frère, et la chanson nous propulse à la Nouvelle Orléans. Blues, « Dawn My Luck » nous entraîne dans le bayou du Delta. La foule reprend en chœur le refrain de « Walking Wounded », le single qui a précédé la sortie du long playing. Pieter se trompe de répertoire. Ses acolytes s’arrêtent et l’observent d’un air goguenard, avant qu’il ne se ravise. Place alors à « Medecine Man » et « Diligence », deux extraits de l’opus éponyme. Ce dernier concède des influences manifestement africaines. Tout en émargeant au psyché/rock, « Shuffle The Cards » lorgne vers dEUS voire Zita Swoon. Logique au vu des antécédents de certains membres du band.

La voix de Pieter devient chevrotante alors que celle de Jorunn grimpe dans les aigus pour « High Tide ». Après le plus pop/rock « Sudden Deafness », le set embraie par l’americana « Beach House », un morceau au cours duquel l’autoharpe et la mandoline vont s’imposer, puis s’achève par le tendre « 1600 », moment choisi par Jorunn pour souffler dans son mélodica. En rappel, le combo va nous réserver deux titres.

Eclectique, intense, souvent intimiste, mais fort agréable, ce concert a surtout mis en exergue des musiciens particulièrement talentueux.  

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dalton Telegramme

La Planque (Ep)

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Dalton Telegramme a décidé de graver une série de 3 Eps. Paru en 2013, « La Cavale » en était le premier. « La Planque » constitue le deuxième. Publié le 5 mai 2014, il a été mis en boîte, aux Studios 5 de Liège, sous la houlette de Lucas Chauvière. Il s’agit de la seconde collaboration entre le band et cet ingé-son/producteur français, qui a notamment bossé pour M, Saule, Winston McAnuff, De La Soul, Salif Keita, Java et R.Wan.

Cet Ep a été immortalisé en prise directe. Il recèle 6 plages exemptes de tout artifice.

« ...Cavale (In) » ouvre la plaque. Les images des grandes plaines qui peuplent l’Ouest américain sont à nouveau bien présentes. Au sein d’un climat sonore qui fait la part belle à l’americana, le roots et le bluegrass. Depuis la sortie de « La Cavale », il faut reconnaître que le band a pris de la bouteille. Expérience qui se ressent tout au long de cet Ep. En outre, concilier ce type de musique à des lyrics dans la langue de Molière est audacieux. Des textes qui tiennent vraiment la route. A l’instar de « Babyface Nelson », « Pas Besoin » ou encore  « J'ai laissé devant ta porte », piste balisée par un banjo.

Probablement autobiographique, « Ce que nous étions » épouse un format folk/rock plus paisible. « Cavale (Out)... » achève cet Ep comme il avait commencé. C’est-à-dire à la découverte des immenses étendues de l’Ouest. Mais de la Wallifornie. Banjo et cuivres y tirent leur épingle du jeu.

On attend impatiemment la sortie du 3ème Ep de Dalton Telegramme, « Dernier Raid », qui devrait achever cette trilogie en beauté…

 

Dalton Telegramme

La Cavale (Ep)

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Dalton Telegramme nous vient de la Wallifornie sauvage et profonde et plus précisément de la Cité Ardente. Le line up réunit le chanteur/guitariste/trompettiste Quentin Maquet, les multi-instrumentistes Oliver Cox (drums, percus, flûte à bec, accordéon, mélodica et chœurs) et Rémi Rotsaert (guitare, banjo, ukulélé et chœurs) ainsi que Bernard Thoorens à la basse et à la guimbarde. Lauréat du « Franc'Off » de Spa en 2010, il s’est tout naturellement produit à Montréal. Il a également gagné le concours ‘Talents Acoustics’ organisé par TV5 Monde, en 2013. Et haut la main !

Leurs influences oscillent de la nouvelle chanson française au country & western, en passant par le folk et la roots. Et leurs compos se distinguent par des textes soignés.

Le combo a décidé de publier une série de 3 Eps. Et « La Cavale » en est le premier de la série. Il a été enregistré dans le Jet Studio, le plus ancien studio en Belgique.

Dynamisé par un banjo allègre, « Réveil Matin » vous sort du lit. Un titre vraiment judicieux pour vous lever sur le bon pied. Et communiquer toute sa bonne humeur, toute la journée. Grâce également à sa dose d’humour destinée à vous ouvrir les zygomatiques. « Sally » est une plage fraîche et novatrice. Alain Souchon aurait pu l’interpréter. « Tequilla » est le fruit d’un cocktail de blues, ragtime et cajun. Serions nous en Louisiane ? Dans le delta ? Pas vraiment ! Plutôt au sein du New Brunswick canadien, mais sans l'accent. Les paroles de « Papillons » s’envolent et celles de « Simili Black » ne font pas semblant. Elles sont d’ailleurs savoureuses…