La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Darcy

Machines De Guerre

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Darcy est une formation rennaise qui implique le chanteur/guitariste Irvin Tollemer, le bassiste Clément Tollemer, le second sixcordiste Vincent Cosson et le drummer Marc Corlett. Une vraie machine de guerre qui pratique un punk rock frénétique. La formule peut paraître incongrue, vu la situation géopolitique actuelle, mais ce quatuor breton mène un combat sonore permanent et écrase tout sur son passage.

Ce second opus fait suite à « Tigre », paru en 2016,

Darcy, c’est le chant de la colère, celui la solidarité face à l’extrême droite, mais aussi un manifeste contre la résignation. A l’instar de « Solution », le premier single sorti en juillet 2021.

« La Force » sonne la révolte. Véritable brûlot, « Notre Hymne » bénéficie du concours du chanteur de Mehrzin, Pierre Le Bourdonnec, le skud ultime « L’Etincelle Au Brasier », de Niko, celui de Tagada Jones, et « Vient Chercher Pogo », de Kemar, le chanteur de No One Is Innocent. « Rediaboliser » aurait ainsi pu figurer au répertoire du band parisien. A cause des textes, qui fustige les fachos, les indécis, les politiciens, les banquiers et les flics. Pourtant, « Police Partout », rappelle qu’elle est là pour maintenir l’ordre établi et garantir la démocratie. Elle faire preuve de discrétion lors des manifs, même s’il y a des cowboys et parfois des fachos qui crachent sur les forces de police.

Titre semi-acoustique, « Eva » achève le long playing en douceur.

Darcy c’est une force de frappe mise au service de combats sociaux aussi vieux que ceux défendus par Trust ou Bérurier Noir. Et qu’est-ce qui a changé depuis ces années de révolte ? Pas grand-chose en vérité. Tout est dit.

En espérant pouvoir les découvrir bientôt el ‘live’ !

Darcy

Tigre

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Après avoir poussé « Le chant de la colère », en première partie de divers groupes, dont Mass Hysteria, Darcy propose son premier album. Intitulé « Tigre », il aligne douze titres qui ne resteront certainement pas gravés dans l’histoire de la chanson. Tout commence par une « Armageddon ». Un morceau qui pourrait sortir des débuts de BB Brunes, mais en plus criard. Les hurlements sont très énervés, mais au final, ne racontent pas grand-chose. Aligner les vulgarités ne sert pas forcément un texte susceptible d’envoyer du lourd. Bien au contraire, Darcy prouve par ces déroutes langagières, sa faiblesse à coucher sur le papier ses idées révoltées. Il vomit presque parfois ses lyrics, en oubliant que chanter, c’est aussi communiquer de l’émotion à celui qui les écoute. Pour mettre des tripes dans une chanson, il ne suffit pas de se casser à la voix en braillant. On trouve parfois l’un ou l’autre rythme sympathique comme sur « Mitraillette ». Mais l’ensemble reste bien fade. La fin de parcours adoucit quelque peu la sévère note accordée à cet LP. Grâce à son aspect mélancolique et plus doux, « La Janais » fait du bien, permet de respirer dans ce disque où l’excès est roi. Mais pour l’écriture, on dirait presque un ersatz de Damien Saez. Reste encore potentiellement « Paris » qui mérite une écoute, bien que le sujet ne soit pas franchement capital…

 

Tim Darcy

Saturday Night

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Le leader du tumultueux quatuor montréalais Ought est de retour en solitaire. Une parenthèse solo temporaire au cours de laquelle, il a publié ce « Saturday Night »… Ce qui lui permet de dévoiler sa fascination pour le Velvet Underground et feu Lou Reed, tout particulièrement. A l’instar du morceau qui ouvre la plaque, le très rock’n’roll « Tall Glass of Water », une piste qui marche pourtant sur les pas des œuvres récentes de Parquet Courts. L’opus recèle d’autres morceaux manifestement influencés par le post punk new-yorkais. Des références, que l’artiste maîtrise parfaitement. Comme le très rock et fuzzy « You Felt Confort » ou le downtempo « Still Waking Up ». Malheureusement, Darcy s’égare, au fil de l’elpee, dans des expérimentations sonores claustrophobes. Et dans ce domaine, il est bien moins convainquant. N’est pas John Cale qui veut, même si l’ensemble ne recèle rien de fondamentalement honteux…

Car de toute évidence, en solo ou chez Ought, Tim Darcy est un fameux songwriter. Et sur sa plume, il va falloir compter…

 

Tim Darcy

45’ de concert ; il y a de quoi rester sur sa faim…

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Ce mercredi 22 février, la Rotonde accueillait Tim Darcy. Né au Texas, il a grandi dans le New Hampshire avant d'émigrer au Canada, à Montréal plus précisément ; et c’est là qu’il fonde Ought, un groupe post punk qui va publier plusieurs elpees sur le label Constellation. Ce combo s’était d’ailleurs produit au Botanique, en 2015 et 2016. « Saturday Night » constitue le premier album solo de cet artiste, un œuvre qui compile ses meilleures compos. Et ce disque a reçu un excellent écho auprès de la presse musicale. Elle est d’ailleurs unanime à ce sujet. On avait donc hâte de le revoir sur les planches ; d’autant plus que les spectacles ‘live’ dispensés par Ought ont toujours soulevé un même enthousiasme…

La Rotonde est loin d’être remplie ce soir. Le public est assis sur les marches en attendant que le show commence. Vers 21h, tout le monde se lève. Et pas pour Danette, mais Tim Darcy, qui s’installe au milieu du podium, armé de sa guitare. Grand et filiforme, il est flanqué de deux demoiselles. Tout d’abord, sa drummeuse, Charlotte Conrfield. Elle s’est plantée derrière lui. Et puis une violoniste/bassiste (NDR : sans doute engagée pour la tournée) qui prend place à gauche. Les deux filles assureront également les backing vocaux pour plusieurs morceaux.

Le trio attaque le set par « Tall Glass of Water », single du nouvel opus. On reconnaît instantanément le timbre de voix grave et nasillard de Darcy. Et puis sa manière un peu altière, charismatique mais classieuse d’interpréter son répertoire, tout en affichant des mimiques très caractéristiques. Comme au sein de son band, Ought. Déjà les spectres des Feelies, du Velvet Underground ainsi que de Television se mettent à rôder. Il embraie par « Still Waking Up », un titre plus paisible, qu’il chante à la manière de… Morrissey. Progressivement, les morceaux adoptent un profil davantage noise, alors que le vocal se fait plus déclamatoire. Avant d’aborder « Saturday by Night », la bassiste troque son instrument contre un violon. A la gratte, Tim étale tout son talent. Malheureusement, ses deux acolytes on beaucoup de mal à soutenir la comparaison. Notamment la préposée aux fûts. Mais comme les compos sont excellentes, le mélomane lambda n’y voir que du feu. Après 40 minutes de show, Tim Darcy annonce qu’il ne lui reste deux morceaux à jouer. Il en interprète alors un nouveau, plus rock, dont les lyrics relatent un événement qu’il a vécu à Toronto… mais le résultat ne convainc guère…  

Après trois quarts d’heure de set, le trio vide les lieux. Avant de revenir pour un dernier titre, en guise de rappel. Le public semble satisfait. De peu, il faut le reconnaître. 45’ de concert ; il y a de quoi rester sur sa faim…

(Organisation : Botanique)