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Debbie Davies

Love spin

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Debbie Davies est chanteuse, mais avant tout guitariste. Agée de 62 ans, elle roule sa bosse, sur les routes du blues, depuis bien longtemps. Fin des années 80, elle militait chez les Icebeakers, le backing band du célèbre bluesman texan, Albert Collins ; une expérience inoubliable pour cette artiste. Ensuite, elle a embrassé une carrière personnelle. Elle grave son premier opus solo en 1993, "Picture this". Depuis, elle en a publié une bonne douzaine. "Love spin", le tourbillon de l'amour, tente de poser un regard sur sa propre existence. A travers ses compositions, Debbie essaie de trouver la vérité dans chacune des situations qu'elle a vécues. Don Castagno est son fidèle partenaire musical ; plus de 15 années qu'il l’accompagne aux drums. C’est également un compositeur prolifique ; il signe d’ailleurs ici pas moins de cinq titres. 

"Life of the party" est dédié à un ami musicien disparu en 2013, le chanteur/harmoniciste John Juke Logan. Paul Opalach (NDR : il assure également la coproduction de l’elpee) siège derrière l’orgue pour cette plage très funky, destinée à la danse. Et il se réserve également la pedal steel sur le titre maître, une piste qui ne manque pas de charme et au cours de laquelle Debbie s’autorise un envol original et vertigineux sur les cordes, en alignant de courtes phrases. Excellent ! "Let the heartaches bebin" est issu de la plume de Don Castagno, un morceau qui remonte à une vingtaine d'années. Debbie en avait déjà réalisé sa propre version pour le long playing "I got that feeling", paru en 1996. Elle et Terry Hanck le reprennent en duo vocal. Ce dernier a aussi ramené son saxophone ténor ; il en profite pour communiquer un climat de fin de soirée à cet exercice style dans le blues lent. R&B à coloration Stax, "Don't change it up" déménage littéralement. Miss Davies excelle sur ses cordes en adoptant le jeu d'Albert King. Elle et Jay Stollman chantent en duo. Ce dernier possède vraiment la voix qui correspond au genre ; requin de studio, il est d’ailleurs souvent invité à participer aux sessions d’enregistrement. Aux vocaux, bien sûr. Debbie se réserve le micro pour "It's all blues", bien soutenue par sa section rythmique constituée de Wilbo Wright à basse et Don Castagno à la batterie que renforce le saxophoniste Dana Robbins (NDR : issu de Nashville, il sévit au sein du Delbert McClinton Band). Debbie écrase sa pédale wah wah afin de favoriser son envol alors qu’Opalach est retourné à la lap steel pour le superbe "Talk real slow", une compo signée Lenny McDaniel. "I'm not cheatin' yet" accélère le tempo, un divertissant swing boogie woogie. Dave Keyes se consacre au piano et Dana Robbins au saxophone, alors que Debbie fait rocker ses cordes. Dave Keyes siège toujours derrière son piano boogie pour "Two twenty-five year olds", un blues de toute bonne facture qui remue pas mal. Lady DD chante de manière cool le plus jazzyfiant "A darker side of me", une cover de Sven Zetterberg, un bluesmen notoire suédois. Debbie en revient au funk pour le dansant "I get the blues so easy", une piste marquée par le come-back de Terry Hanck au honky saxophone. Les échanges opérés entre le saxo hurleur et les cordes empreintes de délicatesse sont remarquables. La finale est plus classique. Debbie se consacre à la slide pour célébrer son retour à la maison. Et son intervention est lumineuse tout au long de ce "Way back home" ; d’ailleurs on aurait espéré qu’elle s’y colle plus souvent, même si cette galette est vraiment de choix!

 

Debbie Davies

After the fall

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Debbie Davies est une véritable blueswoman. Elle chante, mais c’est surtout une guitariste talentueuse qui a été formée, dans le passé par le génial Albert Collins. D’ailleurs, elle a milité au sein de ses Icebreakers de 1988 à 91! Depuis, elle tourne inlassablement sous son nom et s'est régulièrement produite dans nos contrées. En 2010, elle a remporté le Prix de ‘Meilleure artiste féminine de blues contemporain’. Très tôt, la jeune Debbie avait pris goût au blues à l'écoute des groupes issus du british blues boom. Elle est ainsi devenue la guitariste du groupe féminin, Maggie Mayall and the Cadillacs.

Maggie était bien entendu l'épouse du légendaire John Mayall! Sa carrière discographique, elle l'entame en 1993, par "Picture this", sorti chez Blind Pig. Depuis elle a publié plus de dix albums. Tous dignes d'intérêt! Le précédent, "Holdin' Court", paru en 2009, était uniquement instrumental. En décembre 2010, la disparition de son amie Robin Rogers, une chanteuse de blues âgée de 55 ans qui avait enfin acquis une certaine célébrité, l’a particulièrement affectée. Récemment, elle s’est fracturé le bras. Ce qui l’a forcée à s’éloigner un moment de la scène ; mais en même temps lui a permis de se concentrer sur la composition. Elle nous propose ainsi sur ce nouvel elpee, six plages issues de sa plume, les cinq autres relevant de son fidèle batteur/compositeur Don Castagno.

Lors des sessions, elle a reçu le concours du claviériste Bruce Katz, mais également de son backing band habituel. Sauf pour une plage, au cours de laquelle elle est soutenue par d’autres musicos ; en l’occurrence l'équipe de la Côte Est du jeune chanteur guitariste, Dave Gross (NDR : ce dernier assure également la production). Il s’agit du titre d'ouverture, "Don't blame on me". Inspirée par son maître, Albert Collins, sa sortie aux cordes est caustique sur le subtilement funky "The fall". Excellent ! Superbe ballade mélancolique, "True blue fool" est traversé par un solo empreint de légèreté et de sensibilité. Une sonorité très Fender émane de sa gratte pour introduire en picking "Done sold everything". Bien maîtrisée, l’évasion monte en puissance et atteint son point culminant, lorsqu’elle est rejointe par le talentueux Dave Gross. Les compos sont de bonne facture. L'accent est toujours posé sur une ligne mélodique irradiant de douceur et de sérénité. Au sein d’une semblable atmosphère, l'orgue Hammond de Mr Katz prend toute son importance. Les ballades trempées dans le blues défilent : "Little broken wing", "All of my forgiveness". Honneur au piano sur "Goin' to a gaggle", une plage qui nous entraîne dans les rues festives de la Nouvelle Orléans. Blues classique, "I'll feel much better when you cry" est imprimé sur un mid tempo. Debbie met toute son expérience au service de cette compo, en y dispensant des notes bouleversantes. "R.R Boogie" (NDR : R.R pour sa copine Robin Rogers) est un instrumental qui déménage. L’elpee s’achève par "Google me baby", une piste légère, cool et jazzyfiante. Un parcours sans faute!

 

Debbie Davies

Holdin' Court

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Après avoir sillonné les routes du blues pendant 22 longues années et aligné pas moins de douze albums, on peut considérer Debbie Davies comme une ‘vétéran’ du style. Ses nombreux fans la suppliaient, depuis de nombreuses années, de sortir un album uniquement instrumental, afin qu'elle puisse se concentrer sur son jeu personnel, résultat de l'interaction entre ses principales influences (NDR : qui oscillent d’Albert Collins à Freddie King, en passant par Kenny Burrell)

Debbie entame les hostilités par le "Fishnet" de Duke Robillard. Une reprise bien saignante, libérant un maximum de groove. Elle démontre une fois de plus sa parfaite assimilation de l'approche technique forgée par son maître, Albert Collins. Elle embraie par l’excellent "Down at the honky shack", une compo inspirée par sa vision du "Back at the Chicken Shack" de Jimmy Smith et surtout du "Honky tonk" de Bill Dogett. Son style est très fluide et l’adaptation particulièrement personnelle. Sur l’album "All I found", "Tryin' to keep it real" proposait une version chantée. Ici, elle nous entraîne dans un univers funky, très clean, esthétique. Partagée entre la basse de Casandra Faulconer et les percus du fidèle Don Castagno, la section rythmique préserve la ligne de conduite, pendant que l'orgue Hammond de Paul Opalach filtre la solution sonore. Sur la cover du notoire "Okie Dokie stromp" de Clarence Gatemouth Brown, la Californienne se permet de swinguer. Les cordes de sa Fender vibrent subtilement, naturellement… "Percolatin'" est un morceau instrumental par excellence. Bref, concis, il fait instantanément mouche. Dans un style très proche de Freddie King. Elle retourne aux sources funky sur "So what", tout en gardant ce bon vieux Collins, à l'esprit. La vision atmosphérique, jazzyfiante d’"Atras de tus ojos" est empreinte de douceur et d'exotisme. Séduisant et intense, le titre maître est parsemé de grappes de notes vivaces et graciles. Baignant au sein d’un climat hispanique, il rend surtout un vibrant hommage à Kenny Burrell. Un véritable régal pour les oreilles ! Debbie assure une parfaite lecture du blues basique sur "I wonder why (Blues  in D Natural)", une compo qui baigne dans le Chicago blues, inspiré par l'Otis Rush de la grande époque. Elle appuie sur ses pédales afin d’exhiber une autre facette de son style, sur la reprise du "If you love me like you say" de Little Johnny Taylor. Elle y adopte un profil R&B, dansant, proche de Memphis (NDR : cet orgue !) D’excellente facture, cette collection s’achève par l’allègre "Zoom-in". Et pour cause, son ami Opalach (NDR : également responsable de la coproduction) a empoigné la deuxième gratte. Pour nous entraîner au sein d’un univers à la fois surf et métallique…  

 

Debbie Davies

Blues blast

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Debbie est devenue une blueswoman notoire. Une réputation qu’elle s’est forgée au fil du temps. Agée aujourd’hui de 55 balais, cette ancienne gratteuse d'Albert Collins a été (ou est encore !?!?!) la compagne de Coco Montoya, longtemps un Bluesbreaker de John Mayall. Elle a débuté chez les Cadillacs de Maggie Mayall, l'épouse du vieux John ; une aventure qu’elle a vécue avant de rejoindre Collins, en 1988. En 1993, elle embrasse une carrière solo et sort la même année, "Picture this". Son opus précédent remonte à 2005 : "All I found". Il inaugurait sa toute nouvelle signature chez Telarc.

"Blues blast" constitue déjà son neuvième elpee. Pour l’enregistrer, elle a reçu le soutien de musiciens renommés ; et en particulier issus de la scène de Boston : le drummer Per Hanson, le bassiste Rod Carey et le claviériste Bruce Katz, trois anciens membres des Broadcasters de Ronnie Earl. Et suivant sa bonne habitude, elle a invité quelques invités prestigieux.

La plaque s’ouvre "A.C Strut". Cet instrumental rend un vibrant hommage à l'inoubliable maître de la Telecaster. On y assiste à une lutte farouche entre les guitares de Debbie et Coco Montoya. Possédées elles émargent au même style. Dans le passé, Coco a été le drummer d'Albert Collins ; et il faut croire que derrière ses fûts, il a bien assimilé toutes les facettes du style de Collins. Debbie apprécie également le Chicago blues urbain. Elle reprend le "My time after a while" de Buddy Guy. Son timbre vocal n’est guère spectaculaire, mais il est empreint de passion. De feeling et de décontraction, aussi. Tout au long de cette plage, Coco s'applique à la rythmique. Charlie Musselwhite opère son entrée en studio. Le sourire aux lèvres et la bouteille d'eau à la main, il participe à l’interprétation de deux titres. En y apportant sa flamme. Le vieux Charlie illumine tout d'abord de sa verve "Sittin' and cryin'". Ses petites phrases concédées à l'harmo semblent, à premier abord, insignifiantes ; mais leur impact est immédiat. Musselwhite offre également une version pétillante de son "Movin' & groovin'" (NDR : issu de son album "In my time") à sa jeune copine Debbie. Son chant est convaincant et fait plaisir à entendre. Le tempo est très vif. La rythmique est chargée de swing. Il en profite pour signer un solo bouleversant sur son harmonica. Musselwhite est au sommet de son art. Sa créativité est impressionnante. Et il est d’ailleurs très difficile de l’arrêter. Tab Benoit figure également parmi les guests. Cet excellent chanteur/guitariste de blues louisianais relève aussi du label Telarc. Il avait déjà collaboré, en 1999, à l’opus "Homesick for the road" en compagnie de Debbie et Kenny Neal. L'occasion était donc belle pour l’inviter à ces sessions. Il est impliqué pour deux grands classiques. Tout d’abord le "Crawling King snake" de John Lee Hooker. Une version passionnelle et dépouillée. Le morceau macère dans un climat poisseux et menaçant : celui du Delta du Mississippi. La voix chaude et généreuse de Tab en rajoute une couche. Le traitement sur les cordes s’opère sur le fil du rasoir. Et le message passe à la perfection. Debbie chante le "Howlin' for my darlin'" de Howlin' Wolf d’une voix sans grande nuance. Heureusement, sa guitare compense largement cette insuffisance. Toujours proche de l’esprit de Collins, son intervention autoritaire ne fait aucune concession. "Like you was gone" constitue, à mon humble avis, une des meilleures plages de ce disque. La rythmique est manifestement inspirée par Jimmy Reed. Le tempo est indolent. Dans un style proche de la Louisiane ; et de Baton Rouge, très exactement. Coco Montoya seconde Debbie au chant. Les sonorités écorchées du talentueux Musselwhite font merveille au sein de cet univers sonore désespéré. Cette situation donne des ailes à Miss Davies. Ses cordes métalliques collent parfaitement à cette ambiance savoureuse. De bonne facture, "When the blues come to die" évolue dans un registre qu'aurait apprécié John Mayall. Tout comme chez les Bluesbreakers, les guitaristes s'échangent de fort intéressantes phrases personnelles. En y ajoutant le panache ! Tab, Coco et Debbie sont toujours au poste lors de la finale instrumentale, "Sonoma sunset". Un titre bouleversant. De plus de dix minutes ! Le climat est ténébreux. Le tempo lent. La tristesse et la douleur sont surtout accentuées par les interventions à l'harmonica de Musselwhite, et entretenues par celles, successives, de Tab, Coco et enfin Debbie…

Debbie Davies

Key to love

Écrit par

Issue de Los Angeles, cette chanteuse/guitariste a dépassé le cap du demi-siècle, l'année dernière. Elle a fait ses armes au sein du groupe d'Albert Collins. Le père Albert lui aura tout appris, et même présenté son batteur d'alors, un certain Coco Montoya. Qui deviendra célèbre plus tard, en troquant ses deux baguettes contre une six cordes. Chez les Bluesbreakers de John Mayall. L'idée n'était donc pas banale de sous-titrer son nouvel opus, "A celebration of the Music of John Mayall". D'ailleurs, tout émoustillé, le vieux John est venu rédiger quelques notes sur la pochette. Il est vrai que Miss Debbie a débuté sa carrière en 86. Au sein de la formation féminine de Maggie Mayall et les Cadillacs!! A cette époque, John lui demande de participer à l'enregistrement de son elpee "A sense of place", un disque qui paraîtra en 1990. Sa présence est créditée sur "Without her".

Elle a entamé son aventure en solo, il y a plus de dix ans. Et commis pas moins de trois albums pour Blind Pig et trois autres pour Shanachie. Sans compter "Grand Union" en 98, pour Blueside. En compagnie d'Otis Grand et Anson Funderburgh. Et "Homesick for the road" en 99, pour Telarc. En compagnie de Kenny Neal et de Tab Benoit. Elle est ici épaulée par sa section rythmique : Don Castagno (un ancien de Popa Chubby) à la batterie, et Alan J Hager à la basse. Et puis, pour célébrer le vieux loup, visez l'entrée des artistes.

L'album s'ouvre par "Light the fuse", une plage peu connue issue de "Wake up call", un disque paru en 93. La plage démarre sur un tempo élevé. Bruce Katz, le claviériste, est le premier à tirer son épingle du jeu. L'ancien musicien des Broadcasters de Ronnie Earl se réserve successivement un solo de piano boogie et d'orgue Hammond. Une bonne entrée en matière. "Chicago line" avait été enregistré par Mayall dès son tout premier elpee. Intitulé "John Mayall plays John Mayall", il était sorti en 65. John avait écrit ce titre en pensant à l'un de ses harmonicistes favoris : James Cotton. Et c'est bien ce dernier qui est revenu pour souffler sur un rythme du chemin de fer. En outre, Le vieux Jimmy est à son top ! Debbie réalise là une superbe version de ce titre qui salue le beat de Bo Diddley. "Hard road" est la chanson générique de l'album du même nom. Sorti en 67, il avait bénéficié du concours de Peter Green à la guitare. Un superbe blues écrit par Mayall. Le guitariste au sens mélodique appuyé, capable de faire chanter paresseusement ses cordes dans un registre assez unique, ne pouvait être que Mick Taylor. Il baigne dans son élément, l'ami Mick! "Room to move" constitue, sans doute, la composition la plus célèbre de John. Sa première mouture était d'abord apparue sur l'album "Turning point". En 69. Proche de l'originale et traversée par l'harmo de luxe de James Cotton, cette nouvelle version est tout à fait réussie ! "Takin' it all to Vegas" est issu de la plume de Debbie. Un blues au tempo enlevé, caractérisé par le piano roulant et la guitare largement inspirée par Albert Collins. "Dream about the blues" est un blues typique, signé John Mayall. Debbie le chante avec passion, comme elle le respire. Les deux guitares sont bien présentes. Celle de Debbie, bien sûr, et puis de Paul Opalach, à la slide. Manifestement, le style Mick Taylor est mis ici en exergue. Ce sens de la mélodie et cette sensibilité exacerbée sont toujours d'actualité sur un autre fragment peu connu : le très doux "I should know better". Debbie y joue superbement de la guitare acoustique, très hispanisante, nonobstant une délicieuse finale électrique. Dynamique et nerveuse, la plage titulaire relève bien entendu du fameux album "Bluesbreakers". Paru en 1966, il impliquait Eric Clapton à la guitare. "I'm a sucker for love" est en effet, un blues rocker très Mayall. Le piano boogie de Katz se paie un nouveau super solo. La guitare est nerveuse comme pouvait l'être celle de Clapton, à ses débuts. Elle soutient aussitôt la comparaison, tout au long d'un autre titre emprunté à "Bluesbreakers" : le fabuleux instrumental signé L.C Frazier : "Steppin' out". Miss Davies reproduit la prouesse de Clapton avec une facilité déconcertante. Un ban pour Debbie! "Nature's disappearing" constitue une nouvelle page d'émotion. Debbie avoue avoir tiré ce morceau de "Wake up call" ; mais cette compo figurait déjà sur "USA Union", en 70. Tout au long de cette plage un peu funky, Peter Green souffle dans l'harmo. Il libère les soli de guitare. Nonobstant sa réserve, Peter demeure toujours aussi inspiré et intéressant! Debbie referme son album par "I just came to play" : 'je suis juste venue jouer, ne sois pas si modeste!' Elle joue ici à la manière d'Albert King avec toujours autant de facilité. Tiens, l'aviez-vous remarqué ? Elle a enfin dévissé son éternel béret du sommet de son crâne. Et ma foi, malgré ses 50 balais, elle est encore bien mignonne. Excellent !