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Blues blast

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Debbie est devenue une blueswoman notoire. Une réputation qu’elle s’est forgée au fil du temps. Agée aujourd’hui de 55 balais, cette ancienne gratteuse d'Albert Collins a été (ou est encore !?!?!) la compagne de Coco Montoya, longtemps un Bluesbreaker de John Mayall. Elle a débuté chez les Cadillacs de Maggie Mayall, l'épouse du vieux John ; une aventure qu’elle a vécue avant de rejoindre Collins, en 1988. En 1993, elle embrasse une carrière solo et sort la même année, "Picture this". Son opus précédent remonte à 2005 : "All I found". Il inaugurait sa toute nouvelle signature chez Telarc.

"Blues blast" constitue déjà son neuvième elpee. Pour l’enregistrer, elle a reçu le soutien de musiciens renommés ; et en particulier issus de la scène de Boston : le drummer Per Hanson, le bassiste Rod Carey et le claviériste Bruce Katz, trois anciens membres des Broadcasters de Ronnie Earl. Et suivant sa bonne habitude, elle a invité quelques invités prestigieux.

La plaque s’ouvre "A.C Strut". Cet instrumental rend un vibrant hommage à l'inoubliable maître de la Telecaster. On y assiste à une lutte farouche entre les guitares de Debbie et Coco Montoya. Possédées elles émargent au même style. Dans le passé, Coco a été le drummer d'Albert Collins ; et il faut croire que derrière ses fûts, il a bien assimilé toutes les facettes du style de Collins. Debbie apprécie également le Chicago blues urbain. Elle reprend le "My time after a while" de Buddy Guy. Son timbre vocal n’est guère spectaculaire, mais il est empreint de passion. De feeling et de décontraction, aussi. Tout au long de cette plage, Coco s'applique à la rythmique. Charlie Musselwhite opère son entrée en studio. Le sourire aux lèvres et la bouteille d'eau à la main, il participe à l’interprétation de deux titres. En y apportant sa flamme. Le vieux Charlie illumine tout d'abord de sa verve "Sittin' and cryin'". Ses petites phrases concédées à l'harmo semblent, à premier abord, insignifiantes ; mais leur impact est immédiat. Musselwhite offre également une version pétillante de son "Movin' & groovin'" (NDR : issu de son album "In my time") à sa jeune copine Debbie. Son chant est convaincant et fait plaisir à entendre. Le tempo est très vif. La rythmique est chargée de swing. Il en profite pour signer un solo bouleversant sur son harmonica. Musselwhite est au sommet de son art. Sa créativité est impressionnante. Et il est d’ailleurs très difficile de l’arrêter. Tab Benoit figure également parmi les guests. Cet excellent chanteur/guitariste de blues louisianais relève aussi du label Telarc. Il avait déjà collaboré, en 1999, à l’opus "Homesick for the road" en compagnie de Debbie et Kenny Neal. L'occasion était donc belle pour l’inviter à ces sessions. Il est impliqué pour deux grands classiques. Tout d’abord le "Crawling King snake" de John Lee Hooker. Une version passionnelle et dépouillée. Le morceau macère dans un climat poisseux et menaçant : celui du Delta du Mississippi. La voix chaude et généreuse de Tab en rajoute une couche. Le traitement sur les cordes s’opère sur le fil du rasoir. Et le message passe à la perfection. Debbie chante le "Howlin' for my darlin'" de Howlin' Wolf d’une voix sans grande nuance. Heureusement, sa guitare compense largement cette insuffisance. Toujours proche de l’esprit de Collins, son intervention autoritaire ne fait aucune concession. "Like you was gone" constitue, à mon humble avis, une des meilleures plages de ce disque. La rythmique est manifestement inspirée par Jimmy Reed. Le tempo est indolent. Dans un style proche de la Louisiane ; et de Baton Rouge, très exactement. Coco Montoya seconde Debbie au chant. Les sonorités écorchées du talentueux Musselwhite font merveille au sein de cet univers sonore désespéré. Cette situation donne des ailes à Miss Davies. Ses cordes métalliques collent parfaitement à cette ambiance savoureuse. De bonne facture, "When the blues come to die" évolue dans un registre qu'aurait apprécié John Mayall. Tout comme chez les Bluesbreakers, les guitaristes s'échangent de fort intéressantes phrases personnelles. En y ajoutant le panache ! Tab, Coco et Debbie sont toujours au poste lors de la finale instrumentale, "Sonoma sunset". Un titre bouleversant. De plus de dix minutes ! Le climat est ténébreux. Le tempo lent. La tristesse et la douleur sont surtout accentuées par les interventions à l'harmonica de Musselwhite, et entretenues par celles, successives, de Tab, Coco et enfin Debbie…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Debbie Davies
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Telarc
  • Date: 2007-12-04
  • Rating: 4
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