La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Deep Blue Something

Byzantium

En 1991, trois étudiants qui fréquentent l’université du Texas nord décident de mettre sur pied un projet musical. Initialement appelé Leper Mesiah, le trio se découvre très vite des talents cachés et de nouvelles ambitions. Une demo est enregistrée, un second guitariste embauché, et un nom choisi : Deep Blue Something. Deux ans après sa création, le groupe commet son premier album : " 11th song ". Il faudra cependant attendre 1995 pour voir la formation texane décrocher son principal succès commercial, " Breakfast at Tiffany’s ", un single qui atteint la cinquième place des charts européens. Restait à attendre la confirmation, déjà bien amorcée l’an dernier avec un superbe cds, " If you want my love, you got it ". Et c’est chose faite avec " Byzantium ", un nouvel album qui fera assurément partie des plus belles réalisations de l’année. Un disque trempé dans une sorte de pop électrique habituellement dispensée au pays des kangourous, par des groupes comme Died Pretty, Chevelles, et surtout Midnight Oil. On pense également à d’autres influences. A Cake, lorsque viennent s’incruster quelques accords de mariachi. A Big Country lorsque Toby dessine, de sa guitare, de superbes et fragiles envolées mélodiques ou alors les taille dans des riffs glacés qui vous flanquent la chair de poule. Aux Chameleons, pour ne pas dire Echo & the Bunnymen, lorsque le son se fait plus âpre, plus rude, plus froid. A Jet Black Joe dans ses moments les plus agressifs. Enfin, aux Silencers pour ce côté tendre, mélancolique, cette fraîcheur qui se dégage sur chacune des quinze compositions. En un mot, splendide !

 

Deep Blue Something

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Un quatuor texan qui ne joue ni de la country, ni du blues, c'est plutôt rare. Pourtant, la formation possède toutes les aptitudes utiles et nécessaires pour briller au sein de ces deux styles musicaux. Mais les frangins Pipes n'en ont rien à cirer de cette tradition. Ils préfèrent s'exprimer à travers un style personnel. Pop rock, qui correspond finalement beaucoup mieux à l'Australie qu'au Far West. Bien sûr, la ligne de basse glacée épouse parfois un profil curiste, presque cold (NDR: presque froid quoi!), alors que les accords de guitare reverb, bringuebalants, rallument épisodiquement la flamme de Durutti Column, voire d'Indochine. Mais en général, Deep Blue Something manifeste un sens mélodique aussi subtil que celui de Go-Betweens et aussi ténébreux, fiévreux du Died Pretty. Les frères Todd et Toby Pipes partagent en outre le chant. Deux superbes voix, dont l'une d'entre elles semble avoir hérité des inflexions conjuguées de Mike Pinder (Moody Blues), de Marc Hollis (Talk Talk) et de Tom Haran (The Expression)...