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Deep Show

The Spleen King

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Deep Show est une formation belge qui écume les planches, depuis 2011. Côté discographie, elle a gravé un Ep éponyme de 5 titres avant de publier son premier album studio, intitulé « The Spleen King ». Les membres de ce band ne sont pas tout à fait des inconnus ; et pour cause, son chanteur, Sergeï Kraven, milite également dans le groupe de grindcore Leng Tch’e tandis que le guitariste, Rudy Dumont, est un ancien membre de Stereo Chrome. Jason C. quant à lui frappe les fûts chez le combo de hardcore, T.C.M.F.H.. Le décor est planté, ce ne sont pas des néophytes.

Cet elpee démarre par une introduction jouant sur les fibres d’une ambiance angoissante, à l’image de la cover affichant le portrait dessiné d’un homme qu’on imagine au bout de sa vie, rongé par un passé trop lourd à porter. Quelques ‘distros’ lentes de guitare ouvrent le morceau, rejointes rapidement par la batterie, un peu comme si chaque instrument cherchait à entrer en harmonie l’un par rapport à l’autre. La tension monte jusqu’à ce que le premier riff naisse, accrocheur à souhait. La sauce prend, « The Spleen King » peut débuter. La voix riche et chaude de Sergeï vient se poser sur l’ensemble, alternant entre chant clair et hurlement, accompagné de quelques passages chuchotés. L’ambiance est lourde, planante, on se sent transportés en leur compagnie. Du bon Stoner, à n’en point douter.

« Dr Hoovy » embraie. Tiens, mon PC a dû bugger et zapper vers une autre setlist. Bizarre ! Ah… ben non, ce n’est finalement pas un morceau de Down qui passe. La ressemblance est flagrante (pour ne pas dire bluffante), tant au niveau musical que vocal. Qu’on s’inspire d’un ou plusieurs groupes n’a rien de dérangeant, au contraire. C’est même logique et naturel. Mais ici, la similitude frôle le dérangeant. C’est bon, c’est très bon… mais cette plage, ainsi que la plupart des autres de l’opus, pourrait figurer au répertoire d’un tribute band du groupe de Phil Anselmo. Une similitude marquée une fois de plus lors de la dernière piste de l’opus, où comme dans « Nola », premier long playing de Down, la fin de « Bury Me in Smoke » ne cesse d’être répété. Et on constate une même analogie sur « Seek Some Action », clôturant le présent LP des Montois…

Mais il n’empêche que ce premier album nous réserve beaucoup de bons moments, transpirant, en outre, une maîtrise certaine. Un décollage plus que probable leur est promis, si le quatuor parvient à forger son identité propre, comme sur le titre d’ouverture, « The Spleen King » ou encore « River O’River », compo bénéficiant d’une très belle montée en puissance. La présence des lyrics dans le livret joint au CD aurait permis de comprendre un peu plus l’ambiance que le band a voulu insuffler, tout en parvenant à mieux cerner le contexte de certains morceaux. Mais gardez simplement ce qualificatif en tête : ‘Hoovy’. Où, comme l’explique le combo, le Heavy rencontre le Groovy. Un adjectif qui ne pourrait mieux coller à la musique de Deep Show, une valeur sûre en devenir de la scène belge, qui profitera très certainement de cet été pour, petit à petit, caresser les oreilles et hanter les esprits de plus d’un mélomane. Il ne manque plus grand-chose pour y parvenir…