La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Dimi Dero

Sisyphus, window cleaning

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Dimi Dero est français. Parisien, très exactement. Mais sa musique plaît surtout aux Australiens. Pas parce qu’il chante dans la langue de Shakespeare, mais parce qu’il pratique une forme de garage largement inspiré par les Scientists et Birthday Party. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été signé par le label antipodal Off The Hip. Et puis tourne régulièrement au pays des kangourous. En outre, ses collaborations auprès d’artistes aussies sont régulières : depuis Kim Salmon à The Dirty Three, en passant par Mick Harvey, Penny Ikinger ou encore les Drones. Enfin, non seulement Dero drive son propre groupe, mais ce multi-instrumentiste compose et assure la production de ses œuvres.

Pour enregistrer “Sisyphus, window cleaning”, il a reçu le concours d’Ash Wednesday, préposé aux claviers lors des tournées d’Einsturzende Neubauten et des Sacred Cowboys. La musique de Dimi Dero Inc. est tour à tour sauvage, menaçante, lugubre, ténébreuse, marécageuse, fébrile, aride, intense, malsaine et parfois même brutale. Dero y épanche ses ressentiments d’un timbre âpre, mais sophistiqué, dont les inflexions sont susceptibles de rappeler celles de Peter Murphy (Bauhaus) voire d’Alex Harvey, surtout en fin de parcours. Et notamment sur les deux meilleures plages de l’opus. En l’occurrence « I washed your windows clean », morceau construit en crescendo qui s’achève par un final apocalyptique et le bonus track, « Sleep alone », caractérisé par cette ‘lead guitar’ à la fois mélodique, gémissante et chatoyante qui baigne dans ce magma d’électricité blanche en fusion…

Dimi Dero

Greetings from Trauma

Écrit par
Ancien journaliste pour Rock’n Folk, Dimi Dero a sévi successivement chez les Grooves, Ghost Train, Chatterbox ou encore les New Bones, avant de fonder Dimi Dero Inc. Une formation au sein de laquelle figurent des vétérans de la scène toulousaine. Pour enregistrer son deuxième opus, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord Miss Tallulah X (de Lady Godiva), dont la voix est empreinte de douceur ou de frénésie, suivant les circonstances. Apportant ainsi davantage de contraste au timbre de Dimi, dont les inflexions peuvent osciller d’Iggy Pop à Stan Ridgway, en passant par Peter Murphy. De Sébastien Moly, également. Sur « Dandy’s daughter », sa trompette aux accents mariachi suggère une rencontre hypothétique entre Wall of Voodoo et Calexico. Découpé en 11 fragments, « Greetings from Trauma » carbure le plus souvent au punk rock énergique, urgent, torturé, menaçant, réminiscent des Stooges et des New York Dolls. Il est alors assez facile d’imaginer que les vocaux de Dero, à l’instar de James Osterberg, se font rageurs, possédés ou féroces. Mais certains fragments paraissent plus complexes ou encore semblent véhiculer des énergies malsaines, comme hantées par un rite vaudou. Et je pense tout particulièrement à « You shallow grave », tramé sur un piano délicat et énigmatique (Nick Cave ?). A « Deep sleep », dont l’intensité électrique fiévreuse, rappelle les Scientists. Au sauvage et métallique, mais aux accents orientalistes « Koursk » (Tea Party ?). Et puis au tribal « Down in hell », que balaie des cuivres jazzyfiants. L’opus recèle deux morceaux relativement plus calmes. Tout d’abord « The good things that I’ve done » et la valse britpop « Two sentences a day ». Ce n’est plus une surprise, mais une confirmation !

Dimi Dero

Good Morning Monsieur Edvard

Ancien journaliste à Rock & Folk, producteur à ses heures, guitariste et batteur au sein des Groovers, de Ghost Train et de Nikki Sudden, Dimi Dero s'est décidé à franchir le cap de l'album solo. Sans doute influencé par Violent Femmes, Jeffrey Lee Pierce, Birthday Party et Neil Young, DD chante en anglais (et sans accent !) de violentes complaintes folk-blues-rock, toujours sur le fil du rasoir. D'habitude, on reste perplexe avec ces Français qui se prennent pour des Amerloques prêchant leur rock dans le Grand Canyon (Louise Attaque…) : n'est pas 16 Horsepower qui veut. Pas de ça avec DD : lui sait vraiment y faire. On croirait presque qu'il nous vient du Texas. Le Texas, ses groupes qui beuglent (d'At The Drive In à Nashville Pussy) : DD, lui aussi, aime bien pousser dans les aigus, jusqu'à se péter les cordes vocales. A l'écoute de " Rumbling et Mutism " par exemple, on se croirait en plein " Rapaces " de Von Stroheim, ce film ou deux types se retrouvent enchaînés en plein désert, à gueuler à la mort (même si c'est un film muet). Parfois, ça vire presque gothique, à la Baptists Generals (" Curtain Raiser On A Masterpiece ", le climax du disque) : DD est un écorché vif, pas de doute. Après, ça se gâte un peu, DD hurlant à la lune comme s'il était chez le dentiste. Mais la musique, elle, reste sacrement pêchue (" Cheers ! ", " Coal Factory "). A la fin (la chanson-titre), DD, en clône parfait de Peter Murphy et de Lux Interior, répète " You are on the bridge " comme si sa vie en dépendait, puis rigole, machiavélique. Ce type a un grain, c'est certain.