Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Dinosaur Jr.

Là-bas, près de Dinosaur Jr.

Écrit par

Dinosaur Jr. sortira son nouvel opus le 28 août via Jagjaguwar. Pour accompagner cette annonce, le trio a partagé ‘Several Got Away’, premier extrait doté d’un clip réalisé par Guy, sous la forme d’une fantaisie champêtre étrange, pince-sans-rire et fidèle à l’univers visuel décalé de la formation.

Ce disque constitue le sixième long playing publié depuis la reformation de Dinosaur Jr. il y a vingt ans, ainsi que son premier véritable recueil de nouveaux morceaux depuis Sweep It Into Space. Enregistré lors de sessions courtes et intenses au Bisquiteen Studio d’Amherst, There Near rassemble le noyau historique du combo : J Mascis à la guitare et au chant, Lou Barlow à la basse et au chant, puis Murph à la batterie. Ken Mauri y ajoute quelques touches de piano et d’orgue.

Selon J Mascis, le son de guitare rugueux du disque tient beaucoup à un ampli Mesa Boogie MK 1 des années 70, retenu pour renouer avec l’énergie brute des débuts du trio. Fidèle à sa méthode, le musicien conserve une part de mystère dans ses textes et privilégie les mots qui sonnent juste plutôt qu’une signification trop explicite.

Entre riffs massifs, énergie électrique et tension mélodique mêlée au fracas noise, There Near ouvre un nouveau chapitre dans la discographie de Dinosaur Jr. La formation défendra ce disque sur les planches lors d’une tournée nord-américaine prévue à l’automne. Le clip de ‘Several Got Away’ est à découvrir ici

Dinosaur Jr.

Sweep it into space

Écrit par

Le douzième album de Dinosaur Jr. (NDR : le cinquième depuis sa reformation en 2005), a bénéficié de la collaboration de Kurt Vile à la coproduction. Ce dernier apporte également son concours à la guitare sur deux plages, réalisant même de belles figures de style à la douze cordes sur « I ran away », outre sa participation aux chœurs. Des chœurs qui se révèlent carrément falsetto sur l’excellent « I ain’t », morceau qui ouvre l’opus et dont le final se charge d’intensité crazyhorsienne. Une belle intensité alimentée par des riffs saignants qui refait surface régulièrement tout au long du disque. 

Lou Barlow signe et chante deux pistes. Tout d’abord la valse romantique et lancinante « Garden », puis le jovial « Take it back », John Mascis se réservant l’écriture des 10 autres compos. Et bien sur le lead vocal, qu’il épanche d’un ton toujours aussi maussade et mélancolique.

Gémissant, le solo de gratte dispensé pendant « I met the Stones » rappelle ceux qu’Adrian Gurvitz réservait chez The Gun, fin des sixties (NDR : souvenez-vous de « Race with the devil »). Power pop, « And me » mêle judicieusement sonorités de six cordes acoustiques et électriques. Plus enlevé, « I expect it always » s’enfonce progressivement dans la noisy. Enfin, l’album s’achève par la ballade dévotionnelle, « You wonder ».

Bref, un elpee bien dinosaurien, mais aux mélodies qui accrochent instantanément. Ce qui n’est pas plus mal !


 

Dinosaur Jr.

Les voix sacrifiées sur l’autel de l’instrumentation…

Écrit par

En 1997, Dinosaur Jr. explose. Et le mot est faible ! Les musicos se quittent d’ailleurs en très mauvais termes. Mais, en 2005, le combo se reforme, sous le même line up. Et il rencontre autant de succès qu’au cours des 80’s et des 90’s. Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique ; et le public a répondu présent. Faut dire que le groupe devenu mythique peut toujours compter sur une ‘fan base’ conséquente. Et puis, le band ne s’est pas uniquement reformé pour des raisons financières ; il continue de publier des albums aussi inspirés que ceux gravés lors de sa première tranche d’existence. Le Dinosaur Jr. n’est pas du genre à se travestir. Intitulé « Give a Glimpse of What Yer Not », son onzième opus (quatrième depuis son come-back), ne déroge pas à la règle et s’inscrit clairement dans cette lignée.

La salle est presque pleine. Majoritairement masculin, le public est essentiellement constitué de trentenaires. Et plus que probablement des nostalgiques du grunge et de l’indie rock des nineties, vu le look qu’ils arborent : pour la plupart, cheveux longs et chemises à carreaux. Des murs d’amplis Marshall sont disposés des deux côtés du podium. De quoi rappeler de beaux souvenirs aux adeptes du genre.

A l’AB, les spectacles sont ponctuels. A 21h, les lumières s’éteignent. Le trio légendaire monte sur l’estrade. Murph s’installe derrière ses fûts au centre de la scène tandis que Jay Mascis prend place à sa droite et Lou Barlow, de l’autre côté. Un quatrième larron viendra circonstanciellement rejoindre le band, à la rythmique.

Dès le début, le ton est donné. Dinosaur Jr. est venu se produire un concert. Pas question de perdre du temps en palabres (NDR : si Mascis a prononcé trois phrases, c’est beaucoup !) La set list s’ouvre par des plages du nouvel elpee. Le light show privilégie les teintes vertes et violettes, à l’instar des couleurs affichées sur la pochette du long playing. Les sonorités de gratte et de basse sont grasses. Tranchantes, les distorsions sont légion. Cependant, les vocaux semblent un peu trop en retrait. Résultat des courses, ils sont trop souvent noyés dans l’ensemble. Sans doute pour mettre davantage en exergue le talent des trois instrumentistes. Impassible, Mascis enchaîne les solos sans manifester aucune excitation (NDR : il est considéré aujourd’hui comme un des meilleurs guitaristes contemporains). A contrario, Lou Barlow sautille et secoue constamment sa chevelure. Derrière ses fûts, Murph est aussi précis que puissant dans ces frappes.

Pendant une heure et demie, le groupe va enchaîner les titres de son répertoire. Particulièrement homogène, sans jamais baisser de régime, son set peut être qualifié d’excellent, même si on regrettera le manque de communication entre le groupe et le public. Sinon, musicalement, c’était parfait…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dinosaur Jr.

Bien au-delà des 90db…

Écrit par

La dernière fois que votre serviteur a assisté à un set de Dinosaur Jr, c’était en 1991, dans le cadre du festival Pukkelpop. A la même affiche, on y retrouvait notamment Nirvana, les Pogues, les Ramones, Sonic Youth, Frank Black et House of Love. En fait, la carrière de Lou Barlow m’avait davantage inspirée, notamment à travers ses différents projets, Sebadoh et The Folk Implosion tout particulièrement. En 1997, Lou avait d’ailleurs quitté Mascis, en très mauvais termes, avant de revenir au sein du line up, dès 2005. Faut dire que le leader a depuis mis de l’eau dans son vin et accepte que son acolyte participe à la composition ou se réserve le chant sur ses propres chansons.

En première partie, la formation allemande Camera prend possession des lieux vers 20h30. C’est le drummer qui canalise toute l’expression sonore Et pourtant, il ne se sert que d’une caisse claire, d’un tom basse, d’une cymbale et d’un tambourin, sur lequel il bat la cadence du pied. Dommage d’ailleurs qu’il ne dispose pas d’un kit complet, la musique de ce groupe pourrait alors prendre de l’amplitude. Elle est cosmique, atmosphérique, également alimentée par un claviériste ainsi qu’un guitariste et est très susceptible de rappeler le krautrock (NDR : ben tiens !), mais aussi Hawkwind. En fin de parcours, un bassiste vient les rejoindre, afin de donner plus de groove aux compos. Faudra peut-être organiser une tombola pour financer le matos du drummer…

Avant que Dinosaur Jr monte sur l’estrade, il est nécessaire de s’enfoncer des boules Quiès dans les oreilles. Ce qui ne les empêchera pas de bourdonner, plusieurs heures après la prestation du band. Murph, le drummer, a la boule à zéro. Il sied, légèrement en retrait, au milieu de la scène. Et ses interventions sont toujours aussi fédératrices et judicieuses. Lou se charge donc de la basse. Une basse un peu singulière, puisqu’elle possède des clefs démesurées formant une sorte de dentelure au bout du manche. Barbu, chevelu, il est chaussé d’épaisses lunettes. Ses interventions sont continuellement pulsantes. Et il s’agite généreusement, à la droite de l’estrade, tout au long du show. Jon se plante à gauche. La longue chevelure javellisée, la barbe grisonnante, il porte un tee-shirt des Wipers (NDR : chouette, un groupe que votre serviteur avait interviewé en 1993 ; enfin son leader Greg Sage). Pas tellement étonnant vu les caractères plutôt introvertis de l’artiste et de son idole. Devant lui, son pied de micro forme un angle à 45°. Mascis se déplace peu, parle peu, remercie parfois son public, et secoue de temps à autre la tête. Bref, il est toujours aussi hermétique. Mais à la gratte, c’est un virtuose. Le matériel est impressionnant : derrière le band, se dresse d’ailleurs un véritable mur de baffles et d’amplis Marshall.

On en vient donc à la prestation. Un peu puissante, mais on s’y attendait. La voix de Jon est plutôt monocorde, mais quand elle est soutenue par celle de Lou, les harmonies sont superbes. A l’instar de « Start choppin », un titre torturé, délicieusement noisy. Ou de « Raisin », caractérisé par les cordes gémissantes de la six cordes. De la setlist, j’épinglerai l’offensif, crazyhorsien, « Out there », la cover de Neil Young (?!?!?) « I’ve been witing for you », amorcée par une intro floydienne plutôt paradoxale et l’hymnique « Forget the swan » dont le sens mélodique lorgne manifestement vers Guided By Voices, malgré ses riffs ‘robertsmithiens’. Et justement en rappel, le combo va nous réserver une longue adaptation du « Just like heaven » de Cure, version qui permet à Mascis de se lancer dans quelques improvisations, tout en intégrant en medley, « Sludge ». Lou se réserve curieusement le chant sur les deux titres les plus punk. Soit « Crumble » et le bref « Training ground », une compo qui remonte à l’époque de Deep Wound, soit juste avant que le groupe décide de changer son patronyme en Dinosaur Jr.

Un bon petit concert ; mais je crains que demain, de nombreux spectateurs (le concert était sold out !) souffrent d’acouphènes. A mon avis, les 90db, Dinosaur Jr s’en tape…

(Organisation De Kreun)

Voir aussi notre section photos ici

 

Dinosaur Jr.

Dinosaur Jr

Écrit par

Fondé en 1985 par Jay Mascis et Lou Barlow (NDR : futur Sebadoh et Folk Implosion), Dinosaur Jr a laissé une trace indélébile dans le paysage alternatif du rock, influençant au passage des formations aussi illustres que Sonic Youth, Nirvana, les Lemonheads ou encore Buffalo Tom ; alors que le groupe reconnaissait lui-même pour influence majeure, le Crazy Horse de Neil Young. Les dix fragments qui composent cet elpee sont issus de sessions d'enregistrements accordées à la BBC entre 1988 et 1992. Ce qui explique pourquoi on retrouve encore, sur certaines compositions de cet opus, la basse aventureuse de Barlow. Ce sont également les plages les plus féroces, les plus urgentes, véritables brûlots d'électricité rugissante, chargés de distorsion et de feedback. A l'instar de " In a jar ", " Budge " ou encore de " Raisins ", rehaussé par la présence d'une voix féminine. Car la voix de Mascis était et est toujours aussi écorchée, gémissante. On a cependant droit, avec " Keeblin " et " Get me ", à deux versions acoustiques, démontrant par là que Dinosaur Jr était également capable d'évoluer dans un registre plus paisible ( ?!?!?). Un document !

 

Dinosaur Jr.

Hand it over

 

Vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre " Take a run at the sun ", sur l'une ou l'autre station radiophonique, en pensant peut-être que cette chanson émanait de la plume d'Evan Dando des Lemonheads. Non, non! Il s'agit bien d'une composition de John Mascis écrite pour le film d'Alison Anders, " Grace of my heart ". Tout comme " Don't you think it's time " et " The pickle song ". Ces trois titres figurent d'ailleurs sur le bonus CD de l'édition limitée du nouvel album, " Hand it over ". Mais, pas de panique! La musique dispensée tout au long de l'opus est toujours aussi savoureusement électrique. L'intensité blanche qui s'en dégage, fastueusement crazyhorsienne (NDR: par rapport au Crazy Horse de Neil Young, pas à la revue parisienne, bande de coquins!) ou alors capricieusement lo-fi, comme chez Pavement. Pas sur tous les morceaux. M'enfin, sur les meilleurs. Ce qui ne veut pas dire que le reste ne soit pas à la hauteur. Que du contraire! Notamment lorsque, à l'instar de Smashing Pumpkins, le mellotron s'infiltre au cœur même des mélodies, accentuant ainsi l'aspect torturé, dramatique, des compositions. Autoproduit, " Hand it over " a, en outre, reçu le concours de Kevin Shields, matière grise de My Bloody Valentine. Pas à la guitare, mais aux backing vocaux. Ce qui doit vous permettre de vous faire une petite idée de la qualité des harmonies vocales.