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Donald Ray Johnson

Bluesin’ around

Écrit par

Agé de 68 balais, Donald Ray Johnson est un vétéran issu de la scène blues et R&B. Né à Bryan, au Texas, il est batteur et surtout chanteur. Il possède même une solide voix de baryton.

Après avoir accompli son service militaire dans la Marine, il s’installe à Los Angeles. Il y fait des rencontres déterminantes, comme celle de Philip Walker. Il obtient un certain succès au sein de A Taste of Honey, formation impliquant deux jeunes afro-américaines. Depuis la fin du siècle dernier, il s’est établi au Canada, à Calgary très exactement. En 2004, Johnson croise, pour la première fois, le guitariste arménien Gaspard ‘Gas’ Ossikian. Ils décident alors de tourner ensemble. Il y a cinq ans, Ossikian monte le Gas Blues Band, un combo impliquant des musiciens français, au sein duquel figurent le bassiste Philippe Scemama, le batteur Yannick Urbani et le guitariste Pierre Cayla. Et tout ce beau monde a donc enregistré "Bluesin’ around", en France, au cours du mois de mars 2016. Le tracklisting est majoritairement constitué de reprises.

Memphis Blues rythmé, "Bad Luck" ouvre les hostilités. Une excellente cover de BB King. Cuivrée, elle s’illustre par une bonne sortie de cordes opérée par Gas. Dans le style de BB, of course ! L’adaptation du "Bluesifyin’" est somptueuse ; un blues lent tapissé par l’orgue Hammond de Daniel Antoine. Un orgue qui domine –de la tête et des épaules– le "Ain’t superstitous" de Willie Dixon. Don Johnson reprend deux titres de son ami disparu, Philip Walker. Tout d’abord "Ninety proof", un superbe blues lent souligné par les cordes veloutées d’Ossikian et les interventions à la trompette de Nicolas Gardet. Puis le plus rythmé "Big bear window", une piste caractérisée par une sortie parcimonieuse de cordes. "Distant" est une plage funk écrite par Janice Marie Johnson. Elle date de l'époque où ils militaient ensemble chez A Taste of Honey. Johnson reprend affectueusement "She's dressing trashy", un titre qui rocke ferme. Il avait été écrit par l'un de ses premières rencontres musicales, le pianiste Nat Dove. Donald Ray chante deux compos issues de sa plume : "Watching you" et "Should’ve been gone". De bonne facture, elles baignent dans la soul contemporaine et sont guidées par le saxophone de Samuel Dumont. "You’re the one for me" clôt l’opus ; un blues nerveux signé Lucky Peterson.

 

Donald Ray Johnson

These blues

Écrit par

Agé de 66 ans, Donald Ray Johnson est un bluesman de couleur noire. Originaire du Texas, il a entamé son parcours musical en chantant dans l'église du quartier et lors des réunions de famille. Très jeune, il se consacre aux percussions, avant de se convertir au blues. Après avoir accompli ses obligations militaires, il s'installe à San Diego où il rencontre Lowell Fulsom, Bobby Womack et Pee Wee Crayton. Il joue ensuite en compagnie de Philip Walker et Joe Houston, à Los Angeles. Il croise alors le producteur Perry Kibble et deux jeunes Afro-américaines, Janice Marie Johnson et Carlita Durham. Ensemble, ils fondent A Taste of Honey. En 1989, il s’installe à Calgary, où il s'est forgé une solide réputation locale, comme chanteur de blues! Son dernier elpee, "It's time", date de 2010. Il faisait suite à "It ain't easy being blue", paru en 1995, "Donald Ray", en 1999, "Pure pleasure", en 2002 et "Travelin' man" en 2006. Cet LP est sous-titré "The Best of Donald Ray Johnson" et constitue donc un concentré de ses précédentes productions.

"Ain't no fun to me" ouvre la plaque. Imprimée sur un mid tempo, cette ballade soul/blues est issue de la plume d’un spécialiste du style, Al Green. La voix de Donald est chaleureuse et bien adaptée au genre, dont la coloration blues est procurée par un harmo parfaitement intégré. Des accords de gratte subtils illuminent, "Gone so long", un excellent blues. "These blues" est un extrait du dernier long playing, une piste qui évolue sur rythme enlevé. La guitare entre en effervescence, alors que la sortie du saxophone ténor est tout à fait judicieuse. Autre superbe ballade, "Always on my mind" trace une ligne mélodique intense, alimentée par une guitare électrique pourtant parcimonieusement dispensée. Plutôt contaminée par le style Memphis, "Slow down baby" est une compo qui passe bien la rampe. Orgue et cuivres se partagent la part du lion. La rythmique adoptée sur "Me and Jack" est enlevée et solide. "Last two dollars" est sculpté dans une soul de bonne facture. La voix est impeccable. Donald Ray Johnson est un excellent chanteur. Le saxophone, un délice pour les tympans. Nonobstant son titre, "No guitar blues" est un blues lent classique. La six cordes s’implique généreusement. Le saxophone est omniprésent. Le piano et de l'orgue tapissent l’ensemble. Sans doute la meilleure piste de cette collection. "It ain't easy being blue" et "Thrilling you killing me" figurent sur le premier opus gravé en 1995. Un disque qui privilégiait la quintessence du blues, philosophie rappelant l'Electric Flag de la fin des sixties, un combo alors fréquenté par l'excellent guitariste Mike Bloomfield. Le remarquable phrasé sur la gratte nous le rappelle. Ce "Best of" s’achève par deux pistes gravées sur leur dernier long playing, publié en 2010, dont la finale, "It's time", évoque Santana. Surtout à cause des percus, de l’orgue et des cordes de guitare éruptives. Excellent !