La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Doves

Kingdom Of Rust

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Quatre années se sont écoulées entre la sortie de « Some Cities », le troisième opus de Doves, et ce « Kingdom Of Rust ». Quatre longues années. Même s’il passe plutôt inaperçu de ce côté de la Manche, le trio a jusqu’ici toujours tapé dans le mille et ce nouvel elpee ne fait pas exception à la règle. Depuis « Lost Souls », une première œuvre parfaite publiée en 2000, les Mancuniens ont toujours exécuté un travail impeccable, si bien que la discrétion de leur succès en devient frustrante. Car Doves est l’une de ces formations qui transporte l’auditeur de la première à la dernière note et l’envoie délicatement virevolter au-delà de la grisaille.

Pour « Kingdom Of Rust », les Doves ont effectué un véritable travail d’orfèvre. S’en dégage des mélodies pures (ce « Spellbound »!), recherchées (« Jetstream », « House Of Mirrors ») et, parfois, surprenantes (« Compulsion », « 10:03 »). Une nouvelle fois, le trio exécute un sans faute. A l’heure où le « The Seldom Seen Kid » de Elbow fait un carton plein, il n’y a aucune raison que ce « Kingdom Of Rust », qui s’inscrit dans la même veine, ne suive pas le même chemin. Pour y parvenir, peut-être faudrait-il aux trois talentueux gaillards une approche marketing un peu plus agressive…

Doves

Some cities

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Après avoir commis l’excellent “Lost souls” en 2000, le remarquable “The last broadcast” en 2002 et un « Lost sides » réservé à des fonds de tiroirs, l’année suivante, les Doves nous reviennent avec un quatrième opus. Un disque enregistré entre Liverpool, Brixton et le Loch Ness, sous la houlette de Ben Hillier, un producteur responsable de la mise en forme d’elpees de Blur et d’Elbow. Le titre final, « Ambition », a même été enregistré dans un monastère bénédictin. Une plage dont la guitare réverbère des échos crépusculaires, comme chez Durutti Column. Les Doves sont issus de Manchester. Ils s’inquiètent de la déstructuration du tissu urbain. Et ils le clament haut et fort. A travers leurs lyrics. Une inquiétude qui est allée grandissante lors de leur tournée. Parce qu’ils ont remarqué qu’elle ne touchait pas seulement leur ville natale. Ailleurs aussi. En Angleterre, bien sûr. Mais également à travers le monde. Ce qui explique le titre de leur opus. Un disque beaucoup moins expérimental que les deux premiers. Plus pop. Britpop même. Légèrement teinté de psychédélisme et surtout plus atmosphérique. Hormis le titre maître (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître) et l’allègre et cinglant « Sky starts falling », les guitares sont un peu trop bridées à mon goût. Les traces de house ont totalement disparu. Et lorsque les drums montent en régime, on a l’impression d’entendre Will Champion, le batteur de Coldplay. Ce qui n’empêche pas la plaque de demeurer très agréable à l’écoute. Que ce soit à travers l’émouvant « Someday soon » ou le somptueux « Snowden ». L’hymne en crescendo « Walk in fire » ou le planant « One of these days », dont les harmonies vocales brumeuses évoquent curieusement un certain Pink Floyd. Du contagieux et allègre « Black and white town », imprimé par les claviers aux sonorités flottantes. Ou encore du ‘philspectoresque’« The storm », pour lequel le trio a eu recours à un sample de Ruyichi Sakamoto. Un fragment qui frôle le délire, mais le frôle… sans plus. C’est sans doute le reproche qu’on peut adresser à cette œuvre, au demeurant de bonne facture : l’absence de délire.

Doves

The last broadcast

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Voici deux ans, ce trio mancunien nous livrait un premier album remarquable, " Lost souls ". Nous nous demandions donc, comment il allait pouvoir confirmer toutes ces excellentes dispositions. Pas de souci à se faire, " The last broadcast " est aussi remarquable. Mais il est très différent. Tout d'abord, la sensibilité mélodique est aussi fragile et contagieuse que chez le défunt Ride. Paradoxe, ce combo était également issu de Manchester. Même la conjugaison des harmonies vocales est aussi limpide que chez la bande à Mark Gardener et à Andy Bell. Et il arrive même aux guitares de scintiller, de pétiller, de s'agiter, avec une intensité blanche. A l'instar de "N.Y," ou de " Caught by the river ". Mais en général, ces cordes épousent un format semi-acoustique. Abordé très souvent dans l'esprit des Smiths (NDR : encore un combo issu de Manchester !). Une trame sur laquelle, Doves tisse ses mélodies tantôt tendres, tantôt extravagantes, tantôt allègres, tantôt somptueuses. La ballade bringuebalante " There goes so far " glisse ainsi progressivement dans la samba alors que " Satellites " agrège les arrangements orchestraux majestueux d'un Spiritualized et les chœurs gospel de Mercury Rev. Et on est pas au bout de nos surprises. D'abord à travers la cover pastorale du " Moonchild " de King Crimson, rebaptisée pour la circonstance " M62 song ". Une adaptation dont l'atmosphère est aussi désolée que chez Nick Drake. Un King Crimson qui hante également le baroque et futuriste " Friday's dust ". Celui de " In the Court Of The Crimson King ", pour être plus précis. Pas pour rien que les lyrics soient aussi impénétrables chez les Doves que chez Pete Sinfield. Comme son titre l'indique, " Pounding " martèle ses rythmes de drums métronomiques ; mais sur une chanson pop euphorisante. Enfin, tant le titre maître que " The sulphur man " réalisent la parfaite la fusion entre l'expression mélancolique d'un Mark Eitzel et l'élégance électro acoustique de Badly Drawn Boy. " The last broadcast " constituera plus que probablement un des " must " de l'année, mais il nécessite plusieurs écoutes avant de pouvoir véritablement être apprécié à sa juste valeur.

 

Doves

La scène de Manchester n’a jamais existé…

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Issus de Handforth, dans le Cheshire, les Doves ne sont plus tout jeunes. Même s'ils n'en sont qu'à leur premier album. Ils ont vécu la scène new wave du début des 80's aux côtés des Smiths ou de New Order. A Manchester. Mais c’est en 1991 que leur carrière a vraiment débuté. A l'époque, ils répondaient au patronyme de Sub Sub et avaient même décroché un hit intitulé « Ain't no love, ain't no use ». Outre les frères jumeaux Jez (batterie et chant) et Andy Williams (guitare et chant), le groupe implique Jimi Goodwin. Et ce dernier, préposé au chant et à la basse, n'est sûrement pas un nostalgique de cette époque, car il ne verse même pas une larme sur la mythique ‘Hacienda’, l'endroit de ralliement à l'époque, qui a été transformé en appartements.

« C'est peut-être triste, mais tout a une fin. L'Hacienda n’était pas éternelle et en plus, il ne faut pas s'imaginer que c'était un paradis! Le club était confronté à des problèmes de violence et de drogue. On y a vécu de bons moments, mais aujourd'hui, il faut regarder vers le futur... » Les Doves n’aiment d'ailleurs pas trop les références à leur ville d'origine et encore moins l'évocation de la scène ‘Madchester’... « Ni les Happy Mondays, ni les Charlatans n'ont eu la moindre influence sur nous. On les a adorés, il y a dix ans, mais c'est tout. D'ailleurs, on n'a jamais cru à l'existence de cette scène baggy. Elle a était montée de toutes pièces par la presse. Il n'existe aucun groupe de chez nous qui passe son temps à regarder dans l'assiette de son voisin : New Order ne sonne pas comme les Smiths, les Smiths pas comme les Buzzcocks, les Buzzcocks pas comme The Fall et les Doves n'ont rien à voir avec Joy Division. La scène de Manchester n’a jamais existé… »

Pour en revenir au style du groupe, on dira qu'après avoir digéré des références house, les Doves en sont revenus à une instrumentation rock, influencée par la dance, mais qui va beaucoup plus loin... L'enregistrement de ‘Lost Souls’ a duré trois ans dans un studio... qui ne comportait aucune fenêtre! « Tout simplement pour éviter que les cambrioleurs ne viennent dérober le matériel… » De leurs contemporains, les Doves affirment apprécier Baldly Drawn Boy, avec lesquels ils sont partis en tournée. « On a participé à l'enregistrement de leur album et on est même devenus amis. » Ils estiment également Shack, mais davantage pour des raisons de sensibilité musicale. Enfin Embrace les a beaucoup impressionnés, en ‘live’. Mais Jimi respecte aussi une foule de groupes issus du passé. Il avoue ainsi un faible pour le King Crimson de l'époque ‘Discipline’ et ne s'en cache pas. « Je ne suis pas du style à brûler ce que j'ai adoré. Et tous ceux qui adoptent cette attitude sont des hypocrites… »

(Article paru dans le n° 89 du magazine Mofo de Février 2001)

 

Doves

Lost souls

Avant de fonder Doves, Jim Goodwin ainsi que les frères Jez et Andy Wiliams sévissaient au sein de Sub Sub. Un ensemble spécialisé dans la dance, qui avait décroché un énorme hit au cours des eighties, en Grande Bretagne, avec " Ain't no love (ain't no use) ". L'absence totale de succès de leur album, conjuguée à l'incendie accidentel de leur studio les inciteront à se tourner vers l'instrumentation basique tout en optant pour un nouveau patronyme : les Doves. " Lost souls " constitue leur premier album. Un opus dont l'expression atmosphérique, éthérée, épouse à la fois le psychédélisme semi-acoustique, en volutes, de The Verve, l'intimisme spectral de Matt Johnson (The The), la sensibilité mélodique, ouatée, toute en nuances de Talk Talk, la sophistication des arrangements de Tears For Fears et le spleen ténébreux, mélancolique, parfois électrifié d'American Music Club ; la voix de Jim Goodwin empruntant même parfois les inflexions de Mark Eitzel. Le trio mancunien n'a cependant pas aveuglément tourné le dos à la technologie moderne, mais y recourt avec parcimonie et judicieusement, à l'instar de nombreuses formations pop contemporaines. Un disque qui recèle, en outre, à travers " The cedar room ", une superbe chanson de plus de huit minutes, qui aurait pu naître de la plume d'un Noël Gallagher inspiré et en toute grande forme... Remarquable !