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Echo & The Bunnymen

Flowers

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Echo & The Bunnymen vient de sortir deux albums en quelques semaines. Nous n'avions pas eu le loisir d'écouter le mini cd " Avalanches ". Et au vu du peu de (bonnes) critiques recueillies par cet elpee, il était sans doute préférable de ne pas en rajouter. On comprend aussi mieux ainsi pourquoi la promo est parfois inexistante… Mais venons-en à ce " Flowers " qui constitue le huitième opus de l'ensemble ou le troisième depuis sa reformation. Encore qu'aujourd'hui, du line up initial, il ne reste plus que Ian Mc Culloch et Will Sergeant.

" Flowers " m'a agréablement surpris. Pas seulement parce que la voix de Ian affiche toujours ce même charisme, manifeste toujours autant de charge émotionnelle. Ni parce que la guitare de Will continue d'aiguiser à la perfection les mélodies contagieuses, de ses riffs tantôt fluides, chatoyants, carillonnants, reverb ou torturés. Mais parce que la symbiose entre le sens mélodique et les mots qui manifestent un spleen, une inquiétude face à la vulnérabilité de l'être humain, à fuite inexorable du temps ou des rêves qui s'évanouissent, est irréprochable. On a même droit à deux compositions découpées dans une new wave bien enlevée. " Everybody knows " tout d'abord. Réminiscent de "Lips like sugar". " An eternity turns " ensuite. Où Echo & the Bunnymen explore sa propre version du psychédélisme. Et le reste ne manque pas d'allure. A l'instar du ‘reedien’ " Buried alive ", des contagieux " It's all right " et " Super mellow man ", que vous avez peut-être déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique ; ou encore de " King of kings ", dont le climat est tellement proche du " Riders on the storm " des Doors. Une bonne surprise !

 

Echo & The Bunnymen

What are you going to do with yourself

Lorsque Pete de Freitas décède en 1989, à la suite d’un accident de moto, il n’y a plus grand monde pour oser parier un penny sur une éventuelle reformation d’Echo & The Bunnymen, alors séparé depuis deux ans. Pourtant, début 97, Ian Mc Culloch, Will Sergeant et Les Pattinson décident de remonter le groupe. Qui dans l’enthousiasme, sort le très prometteur " Evergreen ". Faut dire que les trois comparses ont connu la traversée du désert. Ian surtout. Lui qui n’est jamais parvenu, aussi bien chez Electrafixion que lors de son aventure en solitaire, à retrouver la magie d’un illustre passé. Les Pattinson, de son côté, n’aura fait qu’une apparition fugitive, puisqu’il s’est éclipsé peu de temps avant l’enregistrement de ce " What are you going to do with yourself ". Réduit à un duo, la formation s’est entourée d’une multitude de musiciens. Notamment ceux de Fun Lovin’ Criminals. Sur " When it all blows over " et " Get in the car ". Deux titres qui privilégient le groove, plutôt que le funk. Car, c’est surtout le concours du London Metropolitan Orchestra qui insuffle, aux neuf fragments de l’opus, sa coloration romantique, mélancolique, réminiscence d’ " Ocean rain ". Ian y confesse, de sa voix intense, frémissante, ses visons de l’amour et de la vie, participant ainsi à merveille à une véritable symbiose entre les mots et la musique…

 

Echo & The Bunnymen

Evergreen

Toutes celles et tout ceux qui ont connu et surtout aimé Echo & the Bunnymen doivent se demander s'ils ne sont pas occupés de rêver. Ian McCulloch, Les Pattinson et Will Sergeant, à nouveau réunis ! Bien sûr, Pete de Freitas, victime d'un accident mortel en 1989, a été remplacé par Michael Lee, drummer qui avait participé à la dernière tournée mondiale de Page et de Plant. Mais l'âme du groupe liverpuldien, le plus important du début des eighties, est demeurée intacte. Question d'exorciser le passé, le combo a d'ailleurs décidé de dédier " Altamont " à feu leur ancien camarade. Parce qu' " Evergreen " se conjugue au temps de la new wave intemporelle. Celui de " Crocodiles ", " Heaven up here " et de " Porcupine ". La magie du romantisme attachant et la mélancolie unique de leurs mélodies portent toujours leurs effets. Et on ne peut que succomber sous le charme des douze fragments de cet " Evergreen ", qui a bénéficié, en outre, des studios Abbey Road à Londres. Question d'enrichir la texture sonore de multiples arrangements de cuivres, de cordes et même vocaux. Liam Gallagher (Oasis) est également venu donner de la voix sur " Nothing lasts forever ", rappelant ainsi qu'il était demeuré un grand fan d'Echo & the Bunnymen. Après avoir écouté un tel album, nous nous étonnerions que vous ne partagiez pas notre avis...