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The Night Terrors

Monsters / Lasers For Eyes

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Indigestion nocturne n’est pas synonyme de terreur nocturne…

Salmigondis improbable de sonorités datées et surjouées, surmontées d’un theremin hanté par un fantôme de l’opéra tôt ou tard démasqué par Scoobidoo et sa bande, ce disque est simplement horrible.

« Monster » en plage d’ouverture, fruit d’une rencontre hasardeuse entre Kraftwerk et Jean Michel Jarre imbibé de naphtaline, se décline en trois versions, dont les Remixes de Ash Wednesday et d’Antoni Maiovvi’s  sont sans nul doute les seules exceptions positives à retirer de cette plaque.

Il y a pourtant matière à s’interroger quand les premières mesures de « Laser For Eyes » se dévoilent. Mais l’incurable Miles Brown et ses solos abjects autour de son antenne transformée en diva de pacotille finissent très tôt de nous convaincre de passer rapidement à la plage suivante.

Déjà passablement excédée par quelques mélodies synthétiques dignes d’un ascenseur galactique, notre attention finit par s’écrouler définitivement quand le virtuose du theremin s’attelle à donner voix à des compositions passablement bancales.

Comme si Nagui invitait simultanément sur son plateau la Castafiore et l’OMD dernière mouture.

Le final de « Meteor Shower » en gerbe magnifique d’auto-complaisance et l’insipidité d’un « Somnabulist » guidé du bout du doigt par cet horrible organe anal(ogique) finissent de m’achever ; ainsi que je salue mon courage d’avoir tenu bon tout au long de ces trente-huit minutes d’infamie.

 

Errors

Have Some Faith In magic

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Errors, les petits protégés de Rock Action, le label de Mogwai, sont de véritables métronomes. Quatre ans après avoir gravé « It’s Not Something, But It is Like Whatever » et deux après « Come Down With Me », les Écossais ont atteint l’âge d’or de leur carrière en publiant un troisième LP aussi trippant qu’exaltant. « Have Some Faith In Magic » ratisse large, du Post-Rock à l’Electronica en passant par le Krautrock et introduit, pour la première fois au sein d’une œuvre d’Errors, quelques vocalises aériennes. Des voix utilisées ici tel un instrument secondaire, jamais mises en avant. Et pour la bonne cause, tant l’atmosphère créée par le trio forme une espèce de bulle délicate, un microcosme qui aurait pu s’effondrer à la moindre fausse note, au moindre faux-pas. « Have Faith In Magic » est, sans conteste, le disque le plus abouti des trois gaillards de Glasgow. Errors file droit sur les traces de formations telles que Ratatat, Holy Fuck et 120 Days. C’est-à-dire dans la bonne direction!

En concert : première partie de Kiss The Anus Of A Black Cat à Courtrai (De Kreun), ce 15/05.

Errors

Come Down With Me

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Responsable d’un excellent premier opus, il y a deux ans, la formation écossaise propose donc une suite à « It’s Not Something But It Is Like Whatever ». Et franchement, le résultat est encore plus convaincant. Le combo est hébergé sur le label de Mogwai, Rock Action. Ses membres sont d’ailleurs devenus les petits protégés de la bande à Stuart Braithwaite. Vous vous doutez donc que leur musique trempe dans le post rock. Mais un post rock original, capable de rivaliser avec celui des épatants 65daysofstatics (NDR : pour lesquels ils ont d’ailleurs assuré la première partie). Et pour cause, tout au long de « Come Down With Me », le quartet glaswegien est parvenu à transcender les limites du genre. Tout d’abord en incorporant dans sa solution sonore un feeling new wave (NDR : ces claviers analogiques). Et puis surtout une bonne dose d’électronique puisée à la fois au sein du mouvement krautrock et de la scène new-yorkaise contemporaine (NDR : pensez à LCD Soundsystem ou encore The Battles). En outre, la structure de leurs compos est totalement différente des formations émargeant à ce style. Pas question ici de longs crescendos, mais plutôt une ambiance atmosphérique dont l’intensité est entretenue par des rythmiques frénétiques. Les mélodies sont contagieuses (NDR : « A Rumour In Africa », « Germany » ou encore « Beards » sont des tubes en puissance !) et le feeling susceptible d’enflammer les dancefloors. Les guitares sont tantôt placées en retrait, tantôt mises en exergue. Bien sûr les références basiques lorgnent vers le post-rock (NDR : de Mogwai et Tortoise en particulier), mais Errors a le bon goût de s’éloigner des schémas habituels, de la norme, si vous préférez. Une véritable bouffée d’air frais, que je vous invite à humer ce 9 mai, au Botanique de Bruxelles. Ils s’y produiront, dans le cadre des Nuits, à la même affiche que les artistes féminines Rox et Ellie Goulding (NDR : des Britanniques) ainsi que Selah Sue (NDR : c’est une Belge !)

 

Errors

How Clean Is Your Acid House ?

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Electro dance punk ? Indie rocktronic ? Autant d’interrogations soulevées par la musique de quatre férus de post-punk en manque de sensations électroniques. James Hamilton, Stephen Livingstone, Greg Paterson et Simon Ward ressemblent à des étudiants modèles d’une Art-School de Glasgow. Chemise cintrée, frange peignée, col en ‘V’, futal moulant. Plutôt élégant. Leur premier mini album s’intitule « How Clean Is Your Acid House? » La question est posée. Mais sous acide, la réponse se passe de commentaires. Le trip sera donc instrumental. A ce jeu là, nos petits smileys hésitent entre la chaleur des guitares et la rigueur des laptops. Erigée en mode d’action, cette hésitation apporte aux Errors un flux créatif récréatif : pédales fuzz et riffs de guitare nerveux anesthésiés par quelques touches electro sorties de l’esprit cybernétique d’un laptop déjanté. En sept titres et moins d’une demi-heure, ces rejetons de la pilule ne commettent aucune erreur (Errors ?) notable. Ça vaut bien un petit coup de 'Klaxons', non ?