Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

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Extreme

Généreux…

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C’est le magazine Rolling Stone qui l’écrit : ‘Les ancêtres du rock'n'roll sont sortis de leur retraite californienne dorée pour entamer une dernière tournée mondiale’. Les places du concert se sont d’ailleurs écoulées en quelques minutes. Et ils reviennent fin juin à Werchter. J’ignore cependant si c’est par passion ou pour regonfler leur portefeuille. Une chose est sûre, groupe-phare des années 80, Extreme vient donc de se reformer. Et il se produisait donc ce mercredi 18 juin, à l’AB de Bruxelles.

Fondé à Boston en 1985, Extreme s’est séparé en 1996, reformé en 2007, en profitant pour publier un nouvel elpee intitulé « Saudades de Rock », l’année suivante, et pour partir en tournée mondiale. Après une longue traversée du désert, alimentée par de fréquentes rumeurs de reformation, le combo s’est enfin décidé, début 2014, à refaire surface. Et de se lancer dans une nouvelle tournée mondiale. Un périple qui se focalisera sur l’interprétation de leur album incontournable « Pornograffitti », publié en 1990. Un elpee sur lequel figure la ballade « More Than Words », c'est-à-dire leur plus gros hit.

Après avoir visité le Japon à guichets fermés, le quatuor débarquait donc à Bruxelles pour leur  deuxième date européenne baptisée ‘Extreme Pornograffitti Live Tour 2014’.

La salle est en configuration Box, donc réduite à une capacité de 800 personnes. Grumpf est chargé de chauffer l’ambiance. Le public est alors clairsemé. La concurrence du Mondial explique certainement cette faible fréquentation. Les Anversois sont quand parvenus à faire grimper la température de quelques degrés, grâce à leur hard rock puissant et surtout de leur vocaliste, véritablement monté sur ressorts.

Extreme déboule sur les planches à 20h30. Tous muscles dehors, Garry Cherone arpente le podium de long en large. Il court, bondit et surtout chante. Il possède un jeu de scène comparable à celui de Steven Tyler, vocaliste d’un autre dinosaure du hard rock, Aerosmith. Les interventions de Nuno Bettencourt sont magistrales (NDR : officiellement, c’est toujours le guitariste officiel de Rihanna). Plus discret, mais efficace, Pat Badger est préposé à la basse. Et enfin, Kevin Figueiredo se révèle très appliqué pour marteler ses fûts. Le quatuor va interpréter « Pornograffitti », dans son intégralité et l’ordre des plages de l’elpee. On peut estimer l’auditoire à plus ou moins à 600 âmes. Le set s’ouvre inévitablement par « Decadence Dance ». Le rock pratiqué par Extreme est métallique, puissant et mélodique. Jusqu’au moment où deux roadies viennent installer deux sièges à l’avant du podium. Garry et Nuño attaquent alors en acoustique « More Than Words », le titre le plus notoire de la formation. Ce sera aussi le meilleur moment du concert. Tout au long de cette ‘fucking song’ (dixit Nuño) le duo entre en communion avec l’ensemble du public. Qui reprend en chœur les paroles de ce p***** de morceau. La prestation s’achève par « Hole Hearted », la dernière piste de « Pornograffitti ». Et bonne surprise, le combo nous réserve « Crazy Little Thing Called Love », une cover d'un autre monument qui a marqué l'histoire du rock, Queen.

 

Le concert est fini. Mais le public n’est pas rassasié et en redemande. Le band revient pour un rappel généreux, épinglant une plage de tous ses autres albums. Soit « Play With Me », « Am I Ever Gonna Change » et « Take Us Alive ». Avant que Nuño ne reprenne sa gratte acoustique lors d’un remarquable « Midnight Express ». Et enfin « Rest In Peace » et « Cupid's Dead » pour achever ce long set chargé d’intensité. Bref, un concert comme votre serviteur les aime. Manifestement, on avait administré l’Extreme onction un peu tôt au quatuor bostonien, alors qu’il n’était pas encore tout à fait mort…

(Organisation Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Extreme

Le plus beau jour de notre vie…

Écrit par

A peu près 154 fois au cours de cette interview, Pat, le bassiste d’Extreme, un tatoué à la gueule d’ange nous répètera ‘You know’ ! Ce qui ne doit pas être loin d’un record. Le groupe hard de Boston qui nous a rendu visite au Torhout/Werchter, va publier un nouvel album qui inclut un morceau long de 20 minutes. Aux abris?

Est-ce que le succès planétaire de « More Than Words » a eu une répercussion négative sur votre réputation de groupe de scène ?

Non, parce que ce genre de ballades appartient à notre univers musical. Certains s'imaginent peut-être que nous ne sommes qu'un groupe acoustique, d'autres de hard. Ces deux tendances se combinent pour former le concept Extreme.

Quelles sont tes impressions après votre passage au Freddy Mercury Tribute ?

C'était le plus beau jour de notre vie! Si on m'avait dit qu'un jour, on jouerait avec les mecs de Queen –dont on est de grands fans– on ne l'aurait pas cru. C’était d’autant plus impressionnant que c'était à l'occasion de la mort de Freddy et qu'il fallait faire prendre conscience aux gens des dangers du SIDA. C'était donc à la fois émouvant et excitant.

Est-ce que cette opportunité vous a procuré davantage de crédibilité, notamment auprès de ceux qui ne voyaient en vous que le groupe d'un seul morceau?

On a interprété des compos de Queen, et on a ainsi prouvé qu'on avait suffisamment de planches pour y parvenir. Et c'est vrai que pour des ‘jeunots’ comme nous, être intégré à l'affiche au milieu de formations telles que Metallica et Gun’N’Roses apporte un supplément de crédit. Et en plus, être regardés par 500 millions de téléspectateurs! Mais personnellement, il était également terriblement palpitant de se retrouver au milieu de toutes ces stars du hard telles que Robert Plant et Roger Daltrey qui venaient vers nous pour nous saluer, nous féliciter et nous filer leur numéro de téléphone...

Vous êtes issus de Boston, où on y recense des grands noms comme Aerosmith et Boston (of course) ainsi que d'autres bands qui militent au sein d’univers musicaux différents tels que J.Geils Band, Pixies ou Throwing Muses. Comment expliques-tu ce foisonnement (what?), dans cette ville?

Boston est une ville universitaire, il y a une scène hard, une autre alternative, mais aussi du blues, de la dance et du rap... On y rencontre des tas de styles différents qui s'influencent l'un l'autre. C'est peut-être la raison pour laquelle les groupes de Boston ont un style bien à eux.

Quelles sont vos principales influences?

D'abord, les formations de hard issues des seventies : Led Zeppelin, Aerosmith, Van Halen, Queen. Et évidemment les Beatles...

Et pas de Boston comme le J.Geils Band ou Boston ?

Aerosmith est une référence pour notre musique mais en ce qui concerne le J. Geils Band, même si on les appréciait quand on était kids, je ne crois pas que ce soit le cas. Pour Boston, on a surtout été marqués par leurs harmonies vocales. Et les Cars, qui sont aussi de Boston, pour leur sens de la mélodie.

Votre nouvel elpee va sortir en septembre...

On y retrouvera toujours cet équilibre entre chansons heavy et ballades. La finale proposera un morceau épique de 20 minutes. Ce sera une surprise pour nos fans, car nous n’avons jamais osé tenter un tel projet dans le passé. En fait, ce sera un disque à trois faces ; la première inclura les morceaux heavy, la deuxième sera plus pop et la troisième reprendra ce long morceau enregistré à l’aide d’un orchestre...

Un peu comme Deep Purple au début des années 70 ?

Ah, bon? Je ne savais pas qu'ils avaient déjà réalisé cette expérience. Mais pour ce qui est de ce projet, on a plutôt pris exemple sur les Beatles.

Comptez-vous enregistrer un concept album dans le futur?

Je suis sûr que cette idée réapparaîtra ultérieurement, mais dire quand, je n'en sais rien.

(Article paru dans le n°5 du magazine Mofo de septembre 1992)