Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Fauve

Vieux Frères Partie 2

Écrit par

Comment expliquer ce magnétisme, cette addiction, ce besoin de se lover dans l’univers de Fauve ?

Doit-on vraiment l’expliquer ? Il est vrai que c’est à la fois simple et compliqué. Un instant perdu puis retrouvé, le fil d’Ariane de Fauve, c’est nous. Nous tous qui nous identifions au groupe.

Parce que l’on est humain. Sensible et fragile. Parce que les déclamations de Fauve sont capables de t’anéantir ou de te rendre heureux. Sournoisement. Parce qu’elles sont véridiques. Elles remuent en ton for intérieur, incertitudes et désirs. Sans porter de jugement. Elles te rentrent dedans, te donnent envie de danser ou de baiser.

Fauve est le reflet de notre quotidien. De nos habitudes. Quand le climat est humide et les rues crasseuses. Mais également lorsqu’un putain de soleil brille la nuit, et nous donne l’espoir que si tout est compromis pour les autres, nous, on y verra clair… plus tard…

En gravant ce deuxième opus les Français ont encore frappé fort.

On se demandait comment ils allaient s’en sortir. Le premier elpee était si authentique, qu’il devenait presque impossible d’en proposer une suite de meilleure facture. Tenter ce challenge, c’était comme se tirer une balle dans le pied. Et bien Fauve est parvenu à accomplir cette gageure…

Bien sûr, certains morceaux sont plus sucrés, plus accessibles. Un peu comme si le crew avait voulu s’adresser à d’autres générations. Les trentenaires et les quadras ne pouvaient plus rester les seuls à vivre cette forme d’humilité…

Quelques compos sont ainsi davantage acidulées (« Tallulah », « Les Hautes Lumières »). Mais il faut rester attentif et ne jamais baisser la garde. Car des balles traçantes, les Parisiens en ont encore plein le chargeur. Suffisant pour nous faire tourner en rond. Insouciant et sous la pluie. Ouvrir la bouche sans hurler, tomber à genoux. Puis se relever, continuer et emmerder le peuple (« Bermudes », « Paraffine », « Azulejos », « Révérence », …)

Fauve

N’est pas Fauve ` qui veut !

Écrit par

Je suis fan de rock. Je suis fan de rock. Je suis fan de rock. Je suis fan de Fauve ≠. Comment entamer la chronique d’un concert ? Quand passe-t-on de ‘la route pour y aller’ au ‘concert proprement dit’ ? Pour Fauve ≠, cette simple distinction devient une énigme : à quel moment précis l’état d’esprit du spectateur bascule-t-il dans les Nuits Fauves ? Parce que c’est de cet événement dont il était question ce jeudi soir, un soir de semaine comme un autre, un soir de Nuit Fauve plus qu’un simple soir de concert, chez nos voisins français, au Zénith Arena de Lille.

Les portes commencent à s’ouvrir peu après 18h, la foule s’engouffre entre les barrières, impatiente, fébrile… et quelconque. Pas de ‘bobos’, pas de ‘hipsters’ en tout genre, non. Des gens normaux. Des adolescents, oui, mais des trentenaires aussi. La presse, oh privilège, entre par une porte distincte. Moment choisi pour tailler une bavette avec le bassiste de Fauve ≠, à côté d’un public qui ne s’en rend pas compte. Oui, les membres de Fauve ≠ sont comme ‘Monsieur tout le monde’ ; et absolument, sans leur billet en main, ils seraient refusés à l’entrée, comme n’importe quel quidam…

La foule investit donc les lieux. Pas question de se masser devant les portes, tout est ouvert. Il est même mentionné ‘Ici tout est à vous’ sur le bracelet bleu que l’on nous a distribué à l’entrée. Quelques fans se pressent contre les crash-barrières (ne dites pas ‘frontstage’ chez nos voisins français, sinon ils vont imaginer qu’on leur parle d’un type de sandwich ou d’une marque de voiture), d’autres opèrent un détour via le stand ‘pop-corn’ ou le merchandising (où les préposés ne sont pas les moins impliqués dans Fauve ≠…). Ça discute, ça boit des coups, ça rit, ça s’amuse. Le concept augure que ‘Les Nuits Fauves sont aux concerts ce que le barbecue est à la gastronomie’. Mais perso, la gastronomie, ça m’emme*** profondément.

19h45 marque le début des premières parties. La longueur du paragraphe, que vous aurez peut-être envie de zapper d’ailleurs, vous permettra de confirmer ce que votre serviteur en a conclu : pas convaincu. C’est Bagarre qui ouvre le bal et sa tentative de poésie ésotérico-intelligente (‘Un cimetière. Un parterre de cuillères.’) me donne plutôt la nausée et l’envie subtilement impérieuse de fuir le plus loin possible. N’est pas Fauve ≠ qui veut. La musique et le tempo mettent par contre le public rapidement d’accord.

Le second supporting act, Les Gordon, n’a pas davantage mes faveurs. Question de goût : 30 minutes du même beat décliné en 10 versions, très peu pour moi. Je râle, je crache sur ces premières parties ; mais la question qui me traverse l’esprit finalement –et je n’ai aucune réponse à fournir– est : quel artiste serait capable d’ouvrir pour Fauve ≠ ? Somme toute, Barbare et Les Gordon ne sont pas un si mauvais choix : ils sont ‘jeunes’ et Fauve ≠ leur offre une magnifique opportunité de se produire au Zénith.

Et puis Fauve ≠.

20h45, entame des hostilités, début du combat des affects, des émotions en pagaille, du sang et des sanglots, des ongles arrachés sur le parquet granuleux, d’accès de colère, de violence, de sexe. Départ de deux heures physiques, puissantes, émouvantes, éprouvantes. Deux heures où Fauve ≠ compte bien gratter les croûtes encore un peu sanguinolentes de toutes nos âmes blessées. Deux heures viscérales, simplement viscérales.

Les fauves sont lâchés dans l’arène, « Sous les Arcades », extrait du nouvel album « Vieux Frères – Partie 2 » lance le bal ; le chanteur harangue la foule qui n’en n’a –et le concert commence à peine– pas vraiment besoin : ils sont tous fans de Fauve ≠, conquis d’avance, connaissent les paroles et tentent d’en suivre le débit infernal qui leur est imposé. Bref, ils sont venus pour ‘faire’ les Nuits Fauves. C’est ce public qui est le noyau de l’univers de Fauve ≠, ce sont les émotions de ce public précis, celui qui est venu ce soir, qui conditionne toute l’ambiance, toute la tension qui est libérée. Enchaînement par l’incontournable « Nuits Fauves », pourquoi bouder son plaisir ? Et « Voyou » avant de continuer l’exploration de ce « Vieux Frères – Partie 2 » avec T.R.W. pour mieux revenir sur « Infirmière » que l’auditoire reprend en chœur. Le moment de se poser, d’observer le cadre : une scène bardée d’écrans de télévisions, entourée d’écrans géants, une hémisphère éclairée par des centaines de lampions accrochés au plafond. Intime.

Fauve ≠ n’a peur de rien, pas même de convaincre un Zénith presque comble de chanter leur « 4 000 Iles » en canon à trois voix… et ça marche. Un peu de balbutiements, un peu de difficulté, mais la mayonnaise prend et le public s’en donne à cœur joie. Du nouvel opus, on épinglera le magnifique et presque joyeux « Tallulah » (‘Et si le ciel s’écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes’) et la puissance de « Paraffine ». On saluera une énergie rock puissante qui faisait (peut-être ?) défaut à « Vieux Frères – Partie 2 » version album. Guitare puissante, gros son de basse et chanteur courant partout à la fois. La formation prend également plaisir à revisiter « Haut Les Cœurs » dans une version dépouillée mais qui ne perd bien sûr rien de son énergie lorsqu’il s’agit de clamer « Va t’faire enculer » au Blizzard. Les rappels sont ‘convenus’, « De Ceux » et « Kané » sont incontournables, mais permettent aussi de découvrir une adaptation ‘live’ bouleversante de « Bermudes » et de terminer dans une communion impressionnante par « Les Hautes Lumières ».

Et de rejoindre mes pénates, un vendredi matin, très tôt, un peu hagard, après avoir bu ‘des coups’ en compagnie des membres du groupe ; parce qu’ils n’aiment pas : les autographes, les selfies, ce genre de trucs. Et d'égarer sur une feuille des phrases, des bribes de mots, des songes, des sentiments confus. De ne plus trop savoir si c’était ‘bien’ ou pas. De se rendre compte que j’étais salement con d’avoir pensé que ce n’était ‘vraiment pas génial’ avant d’avoir vu la famille Fauve ≠ en action.

Plus qu’un concert, plus qu’un simple exutoire à ‘choses négatives’, Fauve ≠ se veut profondément ancré dans son temps, dans son public, en proposant un concert ‘soirée avec les potes’ à taille zénithienne. À la sortie, le merchandising est plein à craquer. Les spectateurs se seraient-il rendu compte de l’identité de ceux qui vendent les t-shirts ? Ils parlent, rient, jouent, croisent les musicos. Peut-être sans le savoir. Sûrement sans le savoir.

Et votre serviteur retourne se noyer, après la nuit, avant le jour, dans les Nuits Fauves.

Set list

1. Sous les arcades
2. Nuits fauves
3. Voyou
4. T.R.W
5. Infirmière
6. 4.000 îles
7. Vieux frères
8. Tallulah
9. Haut les Cœurs
10. Azulejos
11. Loterie
12. Paraffine
13. Cock Music Smart Music

14. Blizzard

Rappel :

15. De ceux
16. Bermudes
17. Kané
18. Les Hautes Lumières

Organisation A Gauche de La Lune (Les Paradis Artificiels)

(Voir aussi notre section photos ici)

Fauve

Comment sortir des griffes d’un tel Fauve ?

Écrit par

Tu le sais, tu t’es préparé. Tu as travaillé, essayé de soigner tes blessures. Un travail qui t’a demandé du temps. Mais en 2 notes, Fauve décolle tes pansements.
Il n’est pas sadique. Il ne veut pas te faire mal. Simplement, il possède une telle puissance naturelle, une précision dans le domaine du ciblage des émotions, que tu baisses rapidement les bras. Mais les as-tu seulement levés pour manifester contre eux ? Tu acceptes ce qui va se produire. C’est le prix à payer.
Certains viennent pour danser. D’autres pour la musique. Bref, ce phénomène a quand même son ‘tour bus’ réservé devant la salle, qui affiche sold out.
Tu as une dent contre ce peuple. Il viole en quelque sorte ton intimité. Tu as connu Fauve à ses débuts. D’abord chez toi, via Youtube. Puis à la Rotonde du Bota. Ensuite au sein de son Orangerie. Tu as pu ressentir ces émotions. Les partager avec eux.
Vu l’affluence, tu sais que tu devras encore davantage les partager. Tu devras te contenter de quelques miettes. Mais tu vas quand même les dévorer…
Tu y consens.
Tu assumes.
Et ton rêve peut commencer…
Enfin, pas encore, car tu devras encore patienter un peu…

La casquette vissée sur la tête, Romeo Elvis (aka ‘Kiki van Laeken’) a la lourde tâche d’essayer de s’extirper des griffes de l’animal qui va grimper sur l’estrade, derrière lui. Même pas peur le gamin ! Et c’est d’une voix très pro, grave, dispensant un flow sans accroche, sans faiblesse, qu’il balance son set au public un tantinet distrait mais surtout impatient.

Les morceaux s’enchaînent (« Mon Cousin Dégeulasse », « Bruxelles c’est Devenu la Jungle », etc.) avec une rapidité qui ne trompe pas. On a envie de le revoir ce gars là. Trop court pour ce soir. On va le tenir à l’œil et tendre l’oreille à la suite de son parcours.

20h40

La salle replonge dans l’obscurité. Cris soutenus dans l’AB.

Quentin Postel est vêtu d’un t-shirt à l’effigie de Stupeflip, le bassiste à celle des Black Lips. Grand écart culturel, on affiche ses références. Ce qui ne peut qu’être que bénéfique…

« Paraffine » ouvre les hostilités, explose les bacchanales. « Bermudes » embraie. Premier pincement au cœur, et apparition de cette fameuse boule au ventre. Il n’a pas fallu très longtemps à ces satanés Français pour nous tordre l’intérieur du corps. A peine quelques mots…

Postel parle enfin. Depuis le temps que le public attendait qu’il s’exprime. Il le remercie d’être présent. Il précise que c’est la première date de la tournée du nouvel album. Qu’ils sont contents d’être en Belgique, même si à chaque fois, leur set rencontre des problèmes techniques. Pourtant, ce soir, il sera épargné par cette poisse…

Si « T.R.W. » passe assez difficilement l’exercice du live, il ne fait que précéder celui que tu redoutais, mais que paradoxalement, tu attendais également.

Ce morceau qui rompt tout. Celui qui te fais baisser la tête. Mais ce soir tu as décidé de l’affronter : « Nuits Fauves » sonne…

C’est le frisson ! C’est à ce moment que tout à commencé. Tu ne fléchis pas, mais tu en prends plein la gueule. Ton cœur est transpercé. Car cet instant te tombe dessus sans crier gare… Et merde !

A peine remis de tes émotions, le groupe assène ses coups, trace sa voie, fustige et encore électrise l’auditoire.

Il parvient même à te faire chanter, dans son intégralité, « 4 000 Iles ». Fallait oser ! Fauve ne souffre d’aucun complexe, ne dresse aucune barrière. Balance même une version musicale de « Azulejos », plage qui figure sur « Vieux Frères Partie II », a cappella.

Jusqu’à la fin du show, le public ne cessera de s’élever, toujours plus fort, toujours plus haut.

Et le délire atteint son paroxysme quand « Blizzard » vient donner le coup de grâce.

Il est 22h00. Les masochistes en réclament encore. Et se manifestent à travers les hurlements ou encore en sifflant. Le bonheur est tellement intense et la demande tellement soutenue, que si les musicos ne reviennent pas rapidement sur les lieux de leurs méfaits, on pourrait assister à une mutinerie.

« De Ceux » vient calmer quelque peu les esprits. En ‘live’ ce morceau est excellent. Il faut cependant admettre qu’hormis la présence de titres pas encore suffisamment rôdés sur les planches, et tout particulièrement issus du nouvel opus, la setlist était vraiment parfaite.

22h30

Fauve a vidé les lieux…

Tu remets tes pansements, tu fanfaronnes et tu cries à ceux qui veulent l’entendre ‘même pas mal…Tu sais toi ? Tu mens…

Set List :

1/ « Paraffine »
2/ « Bermudes »
3/ « Infirmiere »
4/ « Saint-Anne »
5/  « T.R.W. »
6/ « Nuits Fauves »
7/ « 4000 iles »
8/ « Zoé »
9/ « vieux freres »
10/ « Talluah »
11/ « Haut les Cœurs
12/ « Azulejos »
13/ « Cock Music Smart Music »
14/ « Voyou »

15/ « Blizzard »

Rappel :

1/ « De Ceux »
2/ « Sous les Arcades »
3/ « Kané »
4/ « Hautes Lumières »

 

(Organisation : Nada Booking)

Les Fauves

N.A.L.T 1 - A fast Introduction

Écrit par

“N.A.L.T 1 - A fast Introduction” constitue le tout premier album de ce quatuor italien. De la région de Bologne, très exactement. Fait plutôt rare chez les Transalpins, ils chantent dans la langue de Shakespeare. Leur inspiration principale ? Les eighties ! Aussi bien le post punk, la new wave que le funk blanc. Pas étonnant que les chroniqueurs contemporains leur trouvent des affinités avec le punk funk de Radio 4 ou encore les Yeah Yeah Yeahs. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais remettons un peu les pendules à l’heure, parce que Les Fauves ont creusé bien davantage dans le passé. Une quasi-constante : la basse groovy, ténébreuse et élastique. Pour le reste, c’est beaucoup plus subtil. D’abord, il y a la voix, dont le timbre campe un hybride entre Alex Turner (Arctic Monkeys), Pete Doherty (Libertines, Babyshambles), Dean Wareham (Galaxie 500, Luna) et Steve Allen (Original Mirrors). Mais pour la musique, les réminiscences oscillent entre Jesus & Mary Chain (« Please please please ») et les Buzzcocks (l’enlevé « Alright »), en passant par PIL (l’excellent « No spaghindie » et son tempo épileptique). Et les Virgin Prunes. A cause de cette incursion dans l’univers du cabaret, même si les traces de funk blanc sont toujours bien présentes. Tout d’abord sur « Freak riot ». Et ensuite tout au long de « Tom Ponzi’s boogie ». Mais sur le deuxième morceau, on y rencontre également du boogie et des accès de basse gothiques (Bauhaus ?). Sans quoi, certaines plages sont hydratées par du clavier vintage ou rogné, comme à la belle époque des eighties. Et en finale (« The heroin melody »), le synthé est imprimé sur le tempo d’une valse. Il y a même un vibraphone qui flotte tout au long du curieux et déstructuré « Bombs on the Siae ».