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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Feeling Figures

Everything Around You

Il y a une dizaine d’années, Zakary Slax et Kay Moon se sont rencontrés sur la côte atlantique et ont entamé une collaboration. Le duo d'auteurs-compositeurs s’est alors installé à Montréal, où il a réalisé une poignée de cassettes autoéditées, collaboré avec un groupe de joyeux lurons et contribué à une variété de projets locaux, avant de sortir un premier elpee, « Migration Magic », sous le patronyme Feeling Figures, en 2023.

Son second opus, « Everything Around You », paru en septembre dernier a, en fait, été enregistré avant le premier. A cette époque, le combo s’était déjà enrichi d’une section rythmique se transformant ainsi en quatuor.

Tout au long de ce long playing, la musique est riche d’influences, oscillant du punk au garage (Simply Saucer ?) en passant par l’art rock, le psychédélisme, la pop lo-fi et le Paisley Underground (The Dream Syndicate, Green on Red…) On a même parfois l’impression qu’elle est née d’une rencontre hypothétique entre Velvet Underground et Jefferson Airplane.

Aigre-doux, sauvages, les pistes s’ébrouent souvent lentement, mais sont régulièrement perturbées par des bourrasques sonores imprévisibles, libérant des éclats de guitare et se signalant par des changements de tempo déconcertants, mais judicieux, ainsi que des vocaux directs qui ne deviennent expressifs que lorsque la situation l'exige.

Extrait de cet album, « Co-operator » est en écoute ici

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Feel

Feel (Ep)

Écrit par

Feel est né en septembre 2012. Il est le fruit de la rencontre entre trois musiciens issus de la région d’Ath : Kevin Cools (chant/guitare), Martin Moreau (batterie/percussions) et François Hantson (basse).

Le trio a remporté le concours ‘L’envol des Cités’ en 2014. Et si sur scène, il envoie du lourd, les musicos affichent une excellente technique. La formation est actuellement coachée par Mario Guccio, le chanteur de Machiavel. Pas étonnant que cet Ep ait été produit par un autre ex-membre de ce combo, Roland De Greef.

« Getting'Old City » est sculpté dans un rock nerveux et métallique, tout en lorgnant de l'autre côté de l'Atlantique. « Kill Em All » également, mais oscille entre moments paisibles et poussées de fièvre énergiques. Malgré son excitation éphémère, « Bubble » baigne dans un climat plus paisible, presque empreint de douceur. Une plage infiltrée par un filet de percussions. Excellent ! Feel adopte un tempo funky/reggae tout au long de « Vavedoo De Top ». Une petite invitation au dancefloor, tout en feeling. Et enfin, « Will I Be Experienced ? » est sculpté dans un rock old school sans concession, même si la voix de Kevin est haut perchée mais mélodieuse… Faut croire que leurs influences majeures oscillent de Led Zeppelin à Jimi Hendrix en passant par Jeff Buckley.

 

The Feeling Of Love

En différé de Manhattan-sur-Meuse

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Ce lieu nouveau fleure bon l’underground. Une petite salle qui se cache à l’entrée d’un garage. Tiens, justement, c’est le nom de cet endroit. Le Garage. Mais plus qu’une simple allusion à l’endroit qui l’héberge, c’est la relation au véritable esprit qu’il faut souligner ici. Pour nouveau qu’il est, ce refuge à décibels jouit déjà d’une belle identité. Liège a peut-être trouvé son CBGB.

Et pour l’occasion, c’est à un concert de belles fripouilles auquel nous sommes conviés.

Crade et tonitruant, le son du Prince Harry envahit l’espace clos et s’agrippe illico à nos tympans impatients de saigner à blanc, blanc comme le bruit dispensé par ce combo liégeois.

Sous ses allures foutraques, les trois valeureux Principautaires assènent et matraquent leurs compositions aux forts relents Post Punk et aux accents New Wave.

Bien loin des bienséances de la cour de sa gracieuse Majesté, c’est un conglomérat de saturations et de basses écrasantes qui est jeté à la marre et aux oreilles des spectateurs amassés dans l’espace confiné.

Bien que confronté à de petits soucis d’ordre technique, le trio local ne s’économise pas. Haletant, vociférant, transpirant à pleines gouttes l’essence même du genre, il nous livre du Rock hargneux et déglingué comme on l’aime. Il y manque sans doute un peu de finesse ; mais il demeure, somme toute, fort plaisant.

A trois, on peut faire beaucoup de bruit. Ce que cherche à prouver The Feeling Of Love.

Après avoir éprouvé la version du ‘One Man Band’, G. Maretta a transformé son projet solo en trio.

Leur Rock Psyché s’habille de couleurs No Wave ou l’inverse ; mais bien plus encore. Les larsens suintent par tous les pores et jettent l’encre sur des tatouages encore frais. La rythmique fiévreuse secoue l’épiderme et lacère le marteau et l’enclume de nos pavillons endommagés. L’ouïe, l’ouïe (oh baby I gotta go). Frénétiquement, chaque vague se fracasse sur le devant de la scène et éclabousse de son écume un parterre captivé.

Livrant sans temps mort son implacable vérité : le Rock n’est pas fait pour se réinventer. Il est fait pour perdurer.

Et dans ce cadre qui lui sied à ravir, il ne pouvait que s’exécuter.

(Organisation : Jaune Orange) 

 

The Feelies

Here before

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Vingt années plus tard, les Feelies publient un nouvel opus. Glenn Mercer et Bill Million les deux chanteurs/guitaristes sont les derniers survivants du line up original. Ce sont aussi les deux piliers du groupe. Dave Weckerman, Brenda Sauter et Stan Demeski les avaient rejoints en 1986, avant que la formation ne sépare en 1991, et pour un bon bout de temps.

Responsable de deux albums culte (« Crazy Rhythms » en 1980 et « The good earth » en 1986 »), The Feelies a influencé une multitude de groupes, parmi lesquels, on épinglera surtout REM (NDR : c’est d’ailleurs Peter Buck qui a produit leur deuxième elpee) et Yo La Tengo. Le combo du New Jersey, de son côté, reconnaissait pour références majeures, le Velvet Underground et les Modern Lovers.

Alors que leur musique reposait sur des textures en boucles et en arpèges de guitares électriques et acoustiques, sur des rythmiques fluides et mouvantes, un peu comme chez les Pastels en Grande-Bretagne, la formation américaine va être assimilée au mouvement new wave. Malgré les excellentes critiques, le groupe ne récoltera qu’un succès confidentiel.

Les Feelies nous proposent donc un nouvel LP en 2011. Mais qu’est ce qui a changé en près de deux décennies ? Pas grand-chose. L’aisance mélodique est toujours aussi évidente. Le ton est sans doute moins ténébreux. Les harmonies sont, en général, davantage ensoleillées, même si l’ombre du Velvet plane toujours ; « Again today » est même carrément hanté par Lou Reed. Résultat des courses, l’opus baigne dans un climat de sérénité qu’on ne leur connaissait pas. En 13 compositions, le quintet nous offre des morceaux entraînants, nerveux, raffinés, mais également downtempo (« Blue skies »), à la beauté mélancolique (« Morning comes »), presque ‘pixiesque’ (« Time is right »), aux guitares claires (« Here before ») et scintillantes (NDR : digne d’Orange Juice, « Change your mind » nous réserve une belle envolée en fin de parcours). Imprimé sur un tempo obsessionnel, « On an on » aurait pu figurer au répertoire des Dandy Warhols. Un album tout simplement intemporel !

 

Seefeel

Seefeel

Écrit par

Ces pionniers d'un son unique sortent de leur tanière après dix-sept années d'absence. Le pari est audacieux ; car que reste-t-il au final de la pertinence des débuts, de cette époque dorée où Seefeel défrichait les à-priori musicaux et osait plus qu'aucun autre groupe le brassage des genres? Première signature de Warp tolérant la présence de guitares, le groupe faisait alors référence en matière d'innovation. Trois albums épatants plus tard (« Quique » en 1993, « Succour » en 1995 et « CH-VOX » en 1996), le groupe décide de poser ses balises. S'engouffrant alors dans la brèche, pléiade de formations ont alors emprunté ces chemins sis entre Rock Indie et Techno minimaliste, pour le meilleur et parfois le pire.

A l'occasion du vingtième anniversaire du label devenu légende, Mark Clifford et Sarah Peacock, les membres fondateurs, se sont laisser convaincre de procéder à une éphémère réunion. S'adjoignant les services d'Iida Kazuhisa et de Shigeru Ishihara, respectivement batteur et bassiste au sein des ex-fêlés de Boredoms, Seefeel renaissait de ses cendres. L'alchimie se révélant et l'engouement lui emboîtant le pas, l'idée de reprendre les choses là où elles s'étaient arrêtées a donc germé dans l'esprit de ce petit monde. Ce qui explique la sortie de « Faults », un Ep dont le titre générique a été incorporé dans cette dernière production éponyme. Alors, si les choses n'ont pas fondamentalement changé au sein de Seefeel, si on navigue en paysages connus (ces loops de guitares qui se fondent sur des beats hoquetant, la voix éthérée de Miss Peacock, les vagues successives de parasites ondulatoires), s'ils n'ont peut être plus l'avantage du terrain, ces architectes sonores ont encore le génie nécessaire pour élaborer une plaque d'excellente facture. Du bruit industriel maté par les fragmentations synthétisées de « O-One One » au déboîté entêtant du beat hypnotique de « Dead Guitars », de l'intrigant « Faults » au fantasmagorique « Making », du faussement linéaire « Stepdown » aux larsens sous traitement distillés sur « Aug30 », Seefeel (s') offre un voyage onirique déconcertant qui se termine en boucle sur « Sway », morceau cyclique qui résume à lui seul le travail entrepris à l'aube des années nonante.

Prisme aux multiples facettes et renvoyant chacune le reflet d'un monde différent, cet opus est à l'image de cette musique inclassable et contradictoire. Avatar (au sens premier du terme, qui signifie changement) d'un style hybride qu'il aura lui-même contribué à engendrer. Mais nul besoin d'être un alien pour saisir toute l'étendue d'un Art majeur décliné sur un monde meilleur.

 

The Feelies

Crazy rhythms

Écrit par

“Crazy rhythms” constitue le tout premier album de cette formation issue d’Hoboken, dans le New Jersey. Il est paru en 1980 et fait l’objet aujourd’hui d’une réédition. Revendiquant ouvertement l’influence du Velvet Underground et des Modern Lovers, le quatuor avait puisé son patronyme dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. Anti-groupe absolu affichant un look de nerds, The Feelies privilégiait avant tout la musique. Son mélange de psychédélisme, de pop et de punk est unique en son genre. Balisé sur un tempo krautrock, souvent enlevé, enrichi par de multiples percussions, il met en exergue des mélodies hymniques créées par des guitares duales, hypnotiques, répétitives, obsessionnelles même, tout en privilégiant la ligne claire, alors que les vocaux ne dépassent jamais le volume de l’instrumentation. Ce qui explique pourquoi cet opus deviendra une référence pour des groupes comme Yo La Tengo ou encore Galaxie 500. L’elpee recèle, en outre, une version insolite, mais particulièrement réussie du « Everybody’s got something to hide except me and my monkey » des Beatles. Séparée en 1992, la formation a décidé de se réunir en 2008, pour accorder quelques prestations ‘live’, aux States…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

The Feelies

The good earth

Écrit par

Il a fallu six longues années avant de voir sortir le deuxième elpee des Feelies. Si bien que du line up initial, il ne reste plus que Glenn Mercer et Bill Million. C’est-à-dire les chanteurs/guitaristes. Mais le quatuor est passé à un quintet, suite à l’engagement d’un percussionniste. Produit par Peter Buck, le guitariste de REM, cet opus met davantage l’accent sur l’aspect acoustique. Et puis le son est moins brouillon et les compos moins expérimentales. Quoique toujours aussi complexes. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de tenir la route. La frénésie semble en apparence moins présente. Mais ce n’est qu’une impression consécutive au soin des arrangements. D’ailleurs, les envolées de rythmes sont toujours aussi tribales. Et on retrouve ce style très caractéristique des échanges de cordes opérés entre Glenn et Bill. Simplement l’acoustique a pris le pas sur l’électrique. Les sèches sont, en outre, tantôt grattées, tantôt jouées en fingerpicking. Et les voix murmurées confèrent à l’ensemble un intimisme presque lo-fi. Pas difficile de comprendre pourquoi tous les artistes néo-folk se sont toujours réclamés des Feelies. Aussi bien Belle & Sebastian que The Dodos…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

Doctor Feelgood

Down At The Doctors

Atteint d'un mal incurable, Lee Brillaux vient donc de nous quitter. Par son dynamisme, son énergie et son contact direct avec le public, cet artiste majeur aura été un des détonateurs du futur mouvement punk. Pourtant, Dr Feelgood ne s'est jamais tellement illustré en studio, préférant forger sa réputation sur les planches. Album posthume, "Down At The Doctor" ne pouvait donc être que live, un évènement qui immortalise la toute dernière prestation du groupe. Un véritable document enregistré chez lui, à Canvey Island, au Dr Feelgood Music Bar. Malheureusement, avec la disparition de Lee, il est à craindre que l'histoire de cet ensemble légendaire connaisse son épilogue...

 

Doctor Feelgood

The Feelgood Factor

Si Lee Brillaux s'était encore montré à la hauteur de sa réputation début 93, à l'occasion de la sortie de son précédent album "Primo", il faut reconnaître que son nouveau disque manque cruellement de mordant. En fait, Lee est malade et manifestement ses cordes vocales en ont pris un sale coup. Son rhythm’n’blues ne manque pourtant pas d'allure, mais il y manque ce petit quelque chose, cette rage et cette ferveur qui constituait la marque de fabrique du combo. N'oubliez surtout pas que Brillaux a été une des figures de proue du punk britannique de la fin des seventies. Et à ce titre, il mérite tout notre respect. Sans quoi c'est surtout le guitariste Steve Walwyn qui tire ici son épingle du jeu. D'ailleurs depuis que Feelgood est en convalescence, il partage son temps avec Eddie & The Hot Rods, autre formation légendaire issue du même patelin. Ce qui n'est peut-être pas le meilleur remède pour rendre la santé au Doctor. Mais seul l'avenir nous l'apprendra...